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Marie-Magdeleine De Rasky

Marie-Magdeleine De Rasky

3 livres
Couverture ebook de Les Chroniques de Zadlande - Tome 3, de Emmanuel Hemery
Atramenta | 23 mai 2023

Ce que notre monde pourrait devenir si nous n'y prenions pas garde ! Cette fois, une guerre impitoyable est bien enclenchée entre la Nov et la Zadlande. Nous suivons dans ce dernier volume de la trilogie plusieurs parcours qui s'entrecroisent, se mêlent et finissent par fusionner en apothéose. Aurel part vers de lointains pays chercher sa fille enlevée il y a plus de trente ans et qui n'a jamais quitté ses pensées. Accompagné de quelques amis, il tentera de mettre fin à cette guerre absurde, avec l'espoir d'une victoire décisive du sens commun emprunté à la sagesse de la nature, sur la folie de ceux qui se font appeler les « Immortels ». Les peuples de Saharr, le mystérieux calife d'Alex, sont-ils amis ou ennemis ? Que miroitent ces dômes de verre en plein désert qu'Aurel découvre avec stupeur ? Un nouveau paradis ou bien les portes des enfers ? Pendant ce temps, les Zadlandais luttent pour leur survie. L'exode entrepris suffira-t-il à éviter le pire ? En achevant cette trilogie romanesque, Emmanuel Hemery nous aura emmené, au-delà des péripéties haletantes, dans une méditation profonde sur la vie de l'humanité et son sens, laissant toutefois le lecteur libre de ses interprétations et réflexions.

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Couverture ebook de La Révolution française : une affaire de famille (2). Madame Royale, de Marie-Magdeleine De Rasky
FeniXX réédition numérique (Scriptoplan) | 16 janvier 2022

Deux événements ont décidé de l'orientation de la vie de Madame de Rasky. Dans son enfance, elle allait, chaque jeudi, avec sa mère, chez la Baronne Donop de Monchy, amie de sa grand-mère. Les Monchy possédaient une éblouissante collection d'impressionistes. Ils avaient consacré à ces toiles, dans leur appartement, une longue galerie semblable à une salle de musée, dont les fenêtres donnaient sur l'église de Saint-Germain-des-Prés. Après avoir pris une tasse de chocolat, assise sur un pouf de satin cerise, accompagnée du maître de maison, elle allait se réfugier dans cet émouvant sanctuaire de l'art. Elle pouvait rester indéfiniment à regarder une toile qui la bouleversait : c'était "Le train dans la neige", connu également sous le titre "La locomotive" de Claude Monet. Devant ces couleurs irisées et ce climat angoissant, elle ne pensait plus à jouer. Cette merveilleuse collection fut offerte - avec une volumineuse correspondance de Monet - au Musée Marmotan, par la Baronne Donop de Monchy, de son vivant. Madame de Rasky va souvent revoir cette toile, qui fit d'elle un peintre. Le deuxième événement qui lui donna le goût de l'Histoire fut le portrait de son aïeul, le Marquis de Bellecourt qui, avec celui de sa femme, ornait le boudoir de sa mère, Bellecourt, perruque poudrée, jabot de dentelle, tient un écrin de décoration à la main. Il fut guillotiné le 3 Thermidor, et jeté dans le charnier de Picpus avec beaucoup d'autres victimes. Sa mère se plaisait à lui raconter des souvenirs émouvants sur ce parent, dont la mort, malgré le temps, avait laissé au coeur de la famille des larmes inapaisées. Ce souvenir sanglant hantait son imagination enfantine, et le culte que lui rendait sa mère la bouleversait. C'est ainsi qu'elle apprit que la reine Marie-Antoinette veillait avec tendresse sur ses enfants, et que c'est elle qui choisit les Bellecourt, pieux ménage exemplaire, pour leur confier sa fille Madame Royale. Très vite, sa Majesté fit attribuer une charge au Marquis : "coiffeur de la fille de Louis XVI". En ce temps-là, chaque matin, au petit lever, un long instant était consacré à la coiffure. Venaient y assister nombre de courtisans, qui s'entretenaient de multiples sujets. Bellecourt surveillait ces conversations parfois légères. Elle décidait de vouer, à ce lointain aïeul, une longue étude. Il lui fallait savoir quels étaient ces liens qui le rattachaient aux enfants de France. Pourquoi avait-il été guillotiné ? Après de nombreuses recherches, elle découvrit - grâce à l'amabilité et à l'érudition de son ami Monsieur Mathieu - conservateur aux Archives nationales, l'important dossier de la donation. Dans ce dossier fabuleux pour un historien, se trouve la signature de Bellecourt. Cette signature figure sur une note relative aux dépenses de coiffure de Madame Royale et d'Ernestine Lambriquet ! Ainsi, une preuve irréfutable venait de surgir : Madame Royale, Marie-Thérèse de France et Ernestine Lambriquet avaient leurs noms unis de la manière la plus probante et la plus inattendue ! Charles de Bellecourt avait légué à Madame de Rasky le goût de l'Histoire !

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Couverture ebook de La Révolution française : une histoire de famille (1). Louis XVII, de Marie-Magdeleine De Rasky
FeniXX réédition numérique (Denys Pierron - Scriptoplan) | 16 janvier 2022

Tout enfant, je fus bercée par les chansons de Théodore Botrel : "Les chansons de la Fleur de Lys", que ma mère me chantait d'une voix émue. À Héricy - où nous avions une maison couverte de roses - dès le mois de juin, arrivait ma vieille tante de Coëtlogon. Le soir, aux chandelles, dans un grand salon où, sur la cheminée, était posé un buste de la reine Marie-Antoinette toujours encadré de fleurs, tante Renée, très grave, racontait les batailles sanglantes de la Chouannerie. L'enfant du Temple était l'objet de toutes ses conversations. La déchirante séparation de la reine avec son fils - qu'on lui avait arraché malgré ses supplications et ses larmes - était évoquée avec tant d'émotion, que je pleurais en silence dans le petit coin d'ombre où je m'étais réfugiée pour l'écouter. Tante Renée affirmait que Louis XVII avait été remis à Charette après son évasion, que le Prince avait survécu à son martyre. Elle possédait des preuves indiscutables qu'elle m'a léguées. Ma mère était, à cette époque, en relations très amicales avec le prince Jean de Bourbon et sa femme, qui lui avait confié leur petit garçon. Le prince Henri de Bourbon ressemblait étrangement au Dauphin. Ma mère et ma tante adoraient le prince Henri. Il était charmant et très intelligent. Je ne m'expliquais pas très bien cet étrange drame de l'évasion. Le Dauphin, prisonnier de Simon, enfermé dans la forteresse qu'était le Temple, restait une énigme pour mon imagination surchauffée par ces récits. J'aimais beaucoup Henri de Bourbon, et je lui fis le serment que, plus tard, lorsque je serai grande, moi aussi j'écrirai l'histoire de son aïeul Louis XVII et que je n'oublierai point de citer toutes les preuves que donnait tante Renée. Ma mère, qui descendait des illustres marins bretons Mourgues, avait, elle aussi, des preuves de la survivance de Louis XVII, de sa famille bretonne. Mon père lui-même, assurait qu'en Europe Centrale on n'avait aucun doute sur l'évasion du Temple, et que Louis XVII n'était autre que Naundorff. Ainsi, avec tous ces souvenirs de mon enfance, j'ai travaillé cette question avec probité. J'ai mis neuf années de ma vie avant de sortir cet ouvrage, car je souhaitais ardemment que mes recherches aient la couleur de la vérité, et qu'elles puissent apporter à l'Histoire une page nouvelle.

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