Marguerite Bastard-Fretillet
Marguerite Bastard-Fretillet
Une femme immobile sur une plage du Pacifique, entre soleil éclatant et silence lourd de sens. Les rongeurs explore la solitude, l’attente et l’illusion du bonheur, dans une prose à la fois poétique et troublante.
Servane, héroïne indomptable, défie son passé mythique et part en quête d’une vérité intérieure qui la mènera vers un destin inéluctable.
Combat de deux entités : Lune veut vaincre l'autre. Les personnages de ce roman sont tributaires d'elles et d'elles seules. Ces deux entités - sacrées pour eux - ont créé en leur être une perpétuelle et angoissante souffrance. L'une exalte l'âme ; l'autre jouit de leur dépendance à vouloir la séduire... L'Encens des Errances Divines s'avère le poème du « bonheur de la désespérance ».
Marguerite Bastard-Frétillet est native de Nantes. Après avoir publié Les rongeurs, Voyage à l'intérieur de l'être, Le mur de la félicité et, actuellement en préparation, L'encens des errances divines, Marguerite Bastard-Frétillet nous fait vivre, avec Dies irae pour un homme perdu, l'actualité - avec les couleurs inquiétantes qu'elle revêt. Dies irae pour un homme perdu possède la rigueur classique d'une tragédie des temps modernes, où le corps et l'âme demeurent indifférents aux tumultes du coeur, que le passé rattrape pour mieux l'écarteler. Dualité de l'amour et de la haine, que tempère parfois l'esprit de tolérance. Deux êtres se croisent dans les dédales de l'Histoire, à l'ombre de Berlin, Janus aux deux visages, ville mythique, démiurge d'une époque teintée du rouge de toutes les passions.
Janus aux deux visages, Berlin l'attire irrésistiblement. Le nom de cette ville n'est-il pas synonyme d'une angoisse incrustée au plus profond de soi-même : un coeur fraternel dont les branchies ont été séparées ? Le sang rédempteur d'un peuple a permis la résurrection de l'espérance endormie au fond de chaque être. La venue d'Emmanuelle, en cette partie de la ville qui fut jadis évocatrice de terrifiantes peurs, devient le symbole de la liberté recouvrée dans son universalité, celle d'un pays, celle aussi d'une moitié de l'humanité que des traditions obsolètes corsetaient. Timidement, l'ère de la tolérance se dessine à l'horizon du nouveau millénaire encore en gestation... Marguerite Bastard-Frétillet