Marceline Loridan-Ivens
Marceline Loridan-Ivens
Et tu n'es pas revenu, de Marceline Loridan-Ivens, est un témoignage essentiel pour la mémoire de la Shoah et l'histoire de la déportation. Paru chez Grasset en 2015, ce livre, écrit avec Judith Perrignon, retrace le périple de Marceline Loridan-Ivens dans l'enfer concentrationnaire d'Auschwitz-Birkenau, Bergen-Belsen et Theresienstadt. Quatre-vingts ans après leur libération, les 27 janvier, 15 avril et 8 mai 1945, ces symboles des monstruosités du XXe siècle ne peuvent tomber dans l'oubli. Le récit de Marceline Loridan-Ivens est construit comme une lettre d'amour à son père, Shloïme Rozenberg, déporté avec elle en 1944 et disparu peu après l'évacuation du camp. Elle lui raconte ce qui lui est arrivé depuis leur séparation devant Auschwitz : la survie quotidienne dans le camp, la faim, le froid, la brutalité, la déshumanisation, la crainte des chambres à gaz, les traitements monstrueux de Mengele et des SS ; puis le terrible voyage de camp en camp, au rythme de la déroute allemande, les convois traversant le Reich sous les bombardements, les nazis ensauvagés par la défaite ; et enfin, à la capitulation de l'Allemagne, les épidémies fauchant les rescapés, les marches interminables à travers l'Europe en ruine puis l'impossible retour à une vie normale. Cette autobiographie d'une survivante, lauréate du Grand Prix des lectrices Elle et du prix Jean-Jacques Rousseau, s'ouvre sur le récit d'une tentative de reconstruction après l'indicible. La souffrance de l'après, le deuil et la culpabilité, l'insurmontable traumatisme, le corps marqué à vie et l'âme pour toujours prisonnière ont rarement été racontés de manière aussi poignante. La vie a repris, avec l'émancipation par la lutte politique, l'art et par l'amour.
A l'entrée d'un petit immeuble blanc de Washington D.C., une plaque anodine annonce: « Société Américaine de Littérature Historique ». Le bâtiment abrite en fait des bureaux de la CIA. Un matin, l'agent Ronald Malcolm, alias le condor, y découvre ses collègues baignant dans leur sang. Il comprend qu'il n'a échappé au massacre que par miracle et que désormais sa vie ne vaut pas cher. La réédition de ce roman, immortalisé par le film de Sydney Pollack avec Robert Redford et Faye Dunaway, permettra de redécouvrir - ou de découvrir - le best-seller de James Grady, plus que jamais d'actualité. Ce volume comprend également une nouvelle intitulée Condor.net, dans laquelle l'auteur reprend le personnage du condor, emporté dans une tourmente tout à fait contemporaine.
"Oui, nous avons souffert collectivement. Oui, nous avons vécu des choses horribles collectivement. Mais chaque homme est une personne unique, chaque femme a ses propres souvenirs. C'est l'ensemble de tous ces souvenirs qui fait l'Histoire." Elle était une adolescente rebelle, frondeuse. Un soir de février 1944, elle est arrêtée avec son père, dans leur maison du Vaucluse, puis déportée à Birkenau. Arrivée par le même convoi que Simone Veil, dont elle devient l'amie, elle connaît la barbarie, la faim, l'angoisse et les travaux forcés. Dans ce témoignage nécessaire, recueilli à l'initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de l'INA, Marceline Loridan-Ivens raconte son quotidien dans les camps, où chaque jour passé est volé au destin. Pour exprimer l'indicible, elle entraîne son lecteur au coeur de cette nuit noire qui s'éclaire, par endroits, de son étonnante force de vie. « [Ce récit] confirme la nécessité de faire entendre et réentendre la parole de celle qui était connue à Auschwitz pour sa formidable capacité à raconter des histoires. » LES INROCKS « Ce témoignage est à mettre entre toutes les mains... » LA VOIX DU NORD « Ce livre nécessaire saisit et bouleverse, et poursuit longtemps le lecteur une fois refermé. » ELLE « Un témoignage intense et incisif du quotidien dans les camps. » TELERAMA « Ce témoignage est à mettre entre toutes les mains... » L'UNION « 300 pages pour se souvenir de ceux qui sont revenus de l'enfer des camps. » LA DÉPÊCHE DU MIDI « Avec un récit aussi vif que précis, Marceline Loridan-Yvens fait entrer les auditeurs dans les camps. » TELERAMA « Une espérance contagieuse se lit entre les lignes de « On arrive dans la nuit », ce récit de l'indicible. » LIRE « Avec ses mots crus et son style cash, [Marceline Loridan-Ivens] nous plonge dans l'horreur insondable de la déportation. » LES ECHOS « Aussi poignant que lumineux. » BIBA MAGAZINE « C'est ce qui fait la force prodigieuse du récit : l'oralité, ses mots crus, ses silences, ses hésitations, ses rires. » LE CANARD ENCHAÎNÉ « Dans son récit « On arrive dans la nuit », la réalisatrice rescapée des camps de la mort offre un magnifique témoignage d'espérance. » OUEST FRANCE
"Oui, nous avons souffert collectivement. Oui, nous avons vécu des choses horribles collectivement. Mais chaque homme est une personne unique, chaque femme a ses propres souvenirs. C'est l'ensemble de tous ces souvenirs qui fait l'Histoire." Elle était une adolescente rebelle, frondeuse. Un soir de février 1944, elle est arrêtée avec son père, dans leur maison du Vaucluse, puis déportée à Birkenau. Arrivée par le même convoi que Simone Veil, dont elle devient l'amie, elle connaît la barbarie, la faim, l'angoisse et les travaux forcés. Dans ce témoignage nécessaire, recueilli à l'initiative de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et de l'INA, Marceline Loridan-Ivens raconte son quotidien dans les camps, où chaque jour passé est volé au destin. Pour exprimer l'indicible, elle entraîne son lecteur au coeur de cette nuit noire qui s'éclaire, par endroits, de son étonnante force de vie. « [Ce récit] confirme la nécessité de faire entendre et réentendre la parole de celle qui était connue à Auschwitz pour sa formidable capacité à raconter des histoires. » LES INROCKS « Ce témoignage est à mettre entre toutes les mains... » LA VOIX DU NORD « Ce livre nécessaire saisit et bouleverse, et poursuit longtemps le lecteur une fois refermé. » ELLE « Un témoignage intense et incisif du quotidien dans les camps. » TELERAMA « Ce témoignage est à mettre entre toutes les mains... » L'UNION « 300 pages pour se souvenir de ceux qui sont revenus de l'enfer des camps. » LA DÉPÊCHE DU MIDI « Avec un récit aussi vif que précis, Marceline Loridan-Yvens fait entrer les auditeurs dans les camps. » TELERAMA « Une espérance contagieuse se lit entre les lignes de « On arrive dans la nuit », ce récit de l'indicible. » LIRE « Avec ses mots crus et son style cash, [Marceline Loridan-Ivens] nous plonge dans l'horreur insondable de la déportation. » LES ECHOS « Aussi poignant que lumineux. » BIBA MAGAZINE « C'est ce qui fait la force prodigieuse du récit : l'oralité, ses mots crus, ses silences, ses hésitations, ses rires. » LE CANARD ENCHAÎNÉ « Dans son récit « On arrive dans la nuit », la réalisatrice rescapée des camps de la mort offre un magnifique témoignage d'espérance. » OUEST FRANCE
« Le téléphone sonne. C'est Charlotte qui m'appelle d'Israël. Nous étions dans la même classe à Montélimar. Elle a été arrêtée après moi, mais je ne l'ai pas croisée à Birkenau. - Qu'est-ce que tu fais en ce moment ? demande-t-elle. - Je travaille sur l'amour. Un silence alors, comme si le mot amour s'égarait, se cognait dans sa tête. Elle ne sait qu'en faire. - L'amour au camp ou quoi ? - Après les camps. - Ah, c'est mieux. L'amour au camp, j'en ai pas vu beaucoup. » Comment aimer, s'abandonner, désirer, jouir, quand on a été déportée à quinze ans ? Retrouvant à quatre-vingt-neuf ans sa « valise d'amour », trésor vivant des lettres échangées avec les hommes de sa vie, Marceline Loridan-Ivens se souvient... Un récit merveilleusement libre sur l'amour et la sensualité.
« J'ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l'ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T'écrire m'a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m'enserre le coeur. Je voudrais fuir l'histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. »M.L.-I.
" Dans les camps, il y a ceux qui survivent et ceux qui ne survivent pas. Il y a ceux qui reviennent et ceux qui ne reviennent pas. Personne ne sait pourquoi. C'est quelque chose qui vient du ciel. Il y a des anges, forcément. Je le crois. J'ai toujours eu deux anges avec moi. Je les ai toujours. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Peut-être parce qu'il fallait que je revienne. Il fallait que je dise ce que d'autres ne diraient pas, que j'écrive ce que personne n'écrirait. Je ne sais pas. Je n'y suis pour rien. " Quelques semaines avant de mourir, Marceline Loridan-Ivens, déportée à Auschwitz-Birkenau à quinze ans dans le même convoi que Simone Veil, s'est confiée à David Teboul et Isabelle Wekstein-Steg. Ceci est son dernier récit.
« J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur. Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille. » M.L.-I. Durée : 01H50
.
Boris Akounine, maître incontesté de la littérature russe contemporaine et traducteur du japonais, signe une oeuvre foisonnante et complexe entre la Russie impériale et le Japon de l'ère Meiji. Mai 1905. Tandis que la flotte russe vient d'essuyer une cinglante défaite à Tsushima face au Japon, le Transsibérien est la cible d'un attentat. On soupçonne les services secrets japonais d'être à l'origine de cette opération de sabotage qui menace le ravitaillement en armes des troupes du tsar en Extrême-Orient. L'enquête, dont dépend la survie de l'empire en guerre, est confiée à Eraste Pétrovitch Fandorine, ex-gloire de la police secrète devenu ingénieur spécialisé dans les chemins de fer. Une trentaine d'années auparavant, en plein coeur de l'ère Meiji, Fandorine a en effet occupé le poste de vice-consul à Yokohama et sa connaissance intime du Japon pourrait se révéler un atout des plus précieux... Roman d'espionnage mais aussi historique, d'aventures et d'amour, ce livre est assurément l'un des meilleurs de Boris Akounine.