Marcel Calvez
Marcel Calvez
Adoptant une perspective pluridisciplinaire, cet ouvrage aborde les relations entre la santé et les territoires à partir d'une double entrée relative à l'organisation des soins de proximité et à la qualité de l'environnement de vie. De façon récente, le territoire est devenu une composante des politiques publiques de santé. Mais sa prise en compte dans la fabrication de la santé n'a pas affecté de façon sensible les cadres de pensée dominants centrés sur la responsabilité des individus pour maintenir leur santé.
Les installations industrielles peuvent-elles provoquer des cancers ? C'est en tout cas la perception de certains acteurs locaux : ils signalent aux autorités publiques que leur environnement recèle des risques pour la santé. Les épidémiologistes ont tendance à récuser les hypothèses relatives à une origine environnementale de ces pathologies, surtout lorsque l'on en fait la cause unique, et ils assurent que ces craintes ne sont pas fondées. Pour faire reconnaître l'existence de risques et en obtenir le contrôle ou la suppression, les acteurs locaux en viennent à se mobiliser et à médiatiser leur cause. L'ouvrage présente et discute trois de ces signalements : Saint-Cyr l'École et ses relais de téléphonie mobile, Vincennes et la pollution d'une ancienne usine chimique, Nivillac et son incinérateur. L'approche comparative permet de développer une analyse de ces signalements par les populations concernées et ouvre sur la question de l'ancrage culturel des risques.
200 tonnes de plutonium sont produites par les 58 réacteurs français. Qu'en fait-on ? Une partie est stockée, l'autre fait des MOX, c'est-à-dire utilisée dans la production de combustibles mixtes. Malgré une gestion des stocks plus que correcte, notamment dans valorisation à des fins utiles, le plutonium a mauvaise réputation : il reste lié au domaine militaire, à Nagasaki, à Tchernobyl et à son effet négatif sur l'Homme. Pourtant, si le plutonium a une utilisation négative avérée, il convient également de lui reconnaître l'autre côté de sa pièce, des utilisations positives. Il peut, en effet, devenir pour les réacteurs de nouvelle génération, une source d'énergie pendant plusieurs siècles, et permettre d'améliorer le potentiel énergétique de l'uranium. C'est dans cette perspective que plusieurs pays estiment le plutonium comme une source de réserve énergétique pour l'avenir. On aurait également tendance à oublier que l'un de ses isotopes, le 238, est considéré comme une source d'énergie irremplaçable dans le domaine spatial. Ce livre présente en dix-sept chapitres toutes les facettes du plutonium. Il traite successivement des domaines suivants : la découverte aux utilisations tant civiles que militaires ; les dangers pour l'homme et l'environnement ; la façon de traiter les contaminations ; la question de la surveillance, afin d'éviter l'utilisation malveillante ; les façons de le manipuler sans dangers, dans les usines et réacteurs.