Marc Crapez
Marc Crapez
Leurs ennemis sont célèbres : Staline, Hitler, Mussolini, Mao. Elles n'avaient qu'un objectif : dénoncer le totalitarisme. Elles n'avaient qu'une arme : leur stylo. Qui sont-elles ? Des femmes soldats, héroïnes de la liberté.Résistantes au communisme, au fascisme, au nazisme, elles étaient intellectuelles, témoins ou victimes. Ces héroïnes de la liberté ont combattu la propagande, l'idéologie, les camps. On les trouvera ici réunies, mais on découvrira surtout un florilège de leurs témoignages, mémoires, articles, carnets secrets ou brochures clandestines. Parmi elles : l'étudiante allemande Sophie Scholl, guillotinée à vingt-deux ans la pianiste Zhu Xiao-Mei, emprisonnée dans un camp de travail l'essayiste Victoria Ocampo qui a sauvé Gisèle Freund durégime nazi en 1941 Dorothy Thompson qui appelait, sur la BBC, les Américains et les Anglais à soutenir la cause de Churchill la philosophe Simone Weil, gaulliste de la première heure.Parce que le monde libre leur doit sa victoire, il leur fallait un livre hommage.Un document d'histoire exceptionnel.Avec la participation de Biljana Vucetic (Institut historique de Belgrade), Verónica Vives (Université de Barcelone), Delphine Denuit (journaliste)Politologue et chercheur à l'université Paris X, Marc Crapez est l'auteur, aux Éditions du Cerf, d'Antagonismesfrançais.
Depuis la fin du XIXe siècle en France, l'immobilisme est paradoxalement le grand vainqueur des luttes vives qui ont marqué l'histoire de notre pays. Entre opposition de doctrines, combats de personnes mais aussi subversion des mots et captation d'influences, les dérives historiographiques s'avèrent à tel point impertinentes qu'il est urgent de les dénoncer. Car ce n'est rien de moins que la mutilation de l'histoire qui est ici en jeu.Redessinant le tableau des guerres idéologiques fratricides, de l'héritage de la Terreur au récent débat sur l'identité nationale, Marc Crapez honore autant la vérité historique que la conscience politique des Français si longtemps mise à mal. Du boulangisme à la construction européenne, de Voltaire à Bourdieu en passant parProudhon, Tocqueville, Maurras, Aron, Bachelard et bien d'autres encore, cet essai jubilatoire nous invite à redécouvrir une pensée antitotalitaire libérale conservatrice.Une incitation à la curiosité intellectuelle, au respect des Anciens et à la reconnaissance des faits.Politologue (Sophiapol, Paris-X), Marc Crapez est l'auteur, entre autres, de Je suis un contrariant. Petit précis d'un chercheur à contrecourant Défense du bon sens ou la controverse du sens commun et La Gauche réactionnaire. Mythes de la plèbe et de la race dans le sillage des Lumières.
« Oui, je suis un contrariant. Je prends le contre-pied des idées reçues. Par principe. Tel un coléoptère critique. Toujours a contrario. » M.C. Qui c'est celui-là ? Pour qui se prend-il ? Pour qui roule-t-il ? Pourquoi s'obstine-t-il à ne pas rentrer dans le rang ? Jeune auteur remarqué, Marc Crapez a rencontré tout le monde sans jamais être le poulain de personne. N'ayant su faire acte d'allégeance, il n'est soutenu par aucune institution, défendu par aucun journal, protégé par aucun parti. Avec audace et non sans humour, il se jette à l'eau et livre un essai décapant où il tente d'utiliser sa subjectivité à bon escient. De ses premiers travaux - l'antisémitisme de gauche ou la controverse autour du bon sens - à ses nouvelles découvertes - la littérature antitotalitaire ou la critique des intellectuels -, il dresse un authentique portrait du chercheur en Contrariant. Lui qui avait annoncé un terrorisme islamiste qui « ne disparaîtra pas » décrypte aujourd'hui ce qu'il nomme le Terrorism Next Door, ce nouveau « terrorisme de proximité ». Surnagera-t-il dans le microcosme parisien avec un tel esprit de contradiction ?
Cette petite anthologie, qui restitue dans leur contexte les écrits des propagandistes antijuifs s'inscrivant à gauche, bouscule les idées reçues en démontrant que les grands ancêtres du socialisme, de Fourier à Tridon, en passant par Proudhon, ont largement contribué à la naissance de l'antisémitisme moderne.
Athéisme, communisme et racisme réunis dans une même doctrine? cela peut surprendre. Il existe bien pourtant une tradition antichrétienne et antisémite révolutionnaire dont Louis-Ferdinand Céline fut l'illustre, mais non le dernier, épigone. Dès 1864 se précisait cette nouvelle configuration idéologique s'articulant autour de deux tendances : d'une part un social-chauvinisme porté par les héritiers des sans-culottes de 1793, d'autre part un communisme d'ultra-droite initié par de singuliers disciples de Voltaire. La devise des premiers - en écho direct à l'un des mythes fondateurs de la gauche affirmant que "la plèbe porte dans ses entrailles comme un dépôt sacré" - pourrait se résumer en un Patrie-Egalité-Travail; celle des seconds, nourris d'une athéisme intégral, d'une répudiation violente du monothéisme et d'une théorie "scientifique" de l'hérédité raciale, serait assimilable à un Race-Egalité-Science. Un siècle après la Révolution française, l'essence du boulangisme parisien est à rechercher dans une dérive du sans-cullotisme qui s'obstinait à voir des "fripouilles" partout. Lors de l'affaire Dreyfus finalement, la propagande antisémite mobilisera - outre la droite cléricale - ces deux mouvances de la "gauche réactionnaire". Cet ouvrage repose sur une vaste documentation inédite. Après l'avoir réexaminée, l'auteur repense la famille de "droite révolutionnaire" issue du social chauvinisme de gauche. Cette catégorie politique serait conséquente à un processus de corruption du matérialisme scientiste. Une dérive qui ne serait pas intervenue en dépit d'un ancrage égalitariste, mais en raison de ce détonateur étroitement chevillé alors à l'athéisme et au racisme.