Ludovic Villard
Ludovic Villard
Dans cet ouvrage, Ludovic Villard entend balayer les quatre décennies durant lesquelles le rap du Sud des États-Unis ou dirty south, qui a pris ses sources dans les particularismes culturels méridionaux, s'est imposé face aux deux côtes Est et Ouest, et cela par le truchement de labels locaux et indépendants et de personnalités originales. Nous traverserons ainsi le Miami de la bass music du milieu des années 1980, le Houston de J. Prince puis de DJ Screw et de UGK. Après Memphis et sa révolution crunk, nous irons du côté de la Nouvelle Orléans et des empires constitués par No Limit et Cash Money. Depuis l'Atlanta de Laface Records et après l'émergence d'Outkast, nous vivrons la grande prise de pouvoir de la trap dès le début des années 2000. Né à Villeurbanne en 1983, Ludovic Villard enregistre une soixantaine de projets musicaux entre 2007 et 2023 sous le nom de Lucio Bukowski et est l'auteur de recueils poétiques, dont le dernier est paru au Castor Astral, Il faut toujours se préparer à perdre (2022). Récemment il a publié Bandes originales et cinéma de genre (Le mot et le reste, 2023) et Cartilages (Castor Astral, 2024).
Entre 1960 et 1982, le cinéma dit « de genre » vit un âge de prospérité et de liberté au cours duquel la musique va acquérir un rôle essentiel. Pendant deux décennies, réalisateurs et compositeurs vont travailler de concert à des oeuvres sans concessions, dont les partitions souligneront le caractère inventif et bien souvent contestataire, parfois avec les moyens du bord, parfois aussi avec des budgets démesurés, mais toujours dans le but d'offrir une expérience forte et singulière. Dans cet ouvrage, Ludovic Villard explore ainsi 100 bandes originales parmi lesquelles celles composées par Ennio Morricone pour Le Bon, la brute et le truand (Sergio Leone, 1966), par John Williams pour Star Wars (George Lucas,1977) ou encore par John Carpenter pour The Thing (John Carpenter, 1982). Né à Villeurbanne en 1983, Ludovic Villard enregistre une soixantaine de projets musicaux entre 2007 et 2023 sous le nom de Lucio Bukowski puis publie deux recueils poétiques en 2017 (Je Demeure paisible en travers de leurs gorges) et 2019 (La Lune boit tout ce qu'elle peut mais laisse de généreux pourboires). En 2020 il publie un essai sur Louis Calaferte aux éditions du Feu Sacré puis un nouveau recueil augmenté d'une anthologie en 2022 : Il faut toujours se préparer à perdre (Castor Astral).
Embauché sans expérience comme intérimaire dans une entreprise de déménagement, le narrateur découvre la violence d’un travail qui use le corps et l’esprit.
Il faut toujours se préparer à perdre est la première anthologie personnelle de Ludovic Villard. Elle réunit ici ses poèmes les plus marquants ainsi que de nombreux inédits. Sa poésie sensible et incisive oscille entre lumière et noirceur. Au fil des poèmes, Ludovic Villard convoque ses souvenirs et les figures des personnes qui l'inspirent et le nourrissent. Il révèle ses doutes, ses angoisses et les fantômes qui le hantent : « Ni le temps ni personne n'a tenu promesse / nous avions l'âge ne de pas douter / Puis le wagon s'éloigna, nous saluant d'un jet de fumée noire / Depuis nos pieds n'ont pas bougé. » Il dépeint ainsi avec lucidité, sagacité et une pointe d'ironie nos vies et surtout celles des oubliés, des invisibles de notre société.