Louise Ferté
Louise Ferté
Au cours des deux cent cinquante dernières années, l'histoire de l'Isère a été marquée par la rébellion de ses habitants et leur goût pour l'indépendance et la république. C'est ainsi que Grenoble a connu la Journée des Tuiles et que Vizille a abrité une assemblée de députés vantant les valeurs républicaines, et ce dès 1788. C'est ainsi que des Isérois ont allumé les premiers foyers d'un incendie qui allait ravager l'autorité royale et embraser toute l'Europe. C'est ainsi que Napoléon a choisi de passer par Grenoble, sachant qu'il trouverait là le bras de levier qui permettrait de renverser à nouveau le trône sur lequel étaient revenus les Bourbons. Et c'est ainsi que l'on verra Grenoble revêtir les atours de capitale au gré des événements qui bouleverseront l'histoire. Ne sera-t-elle pas désignée successivement comme capitale du Dauphiné, capitale de la Houille blanche, capitale des maquis et enfin capitale olympique.
A partir de leurs travaux respectifs en philosophie et en histoire de l'éducation, les contributeurs de cet ouvrage explorent les multiples facettes que revêt au XIXe siècle l'intérêt pour les questions éducatives. En lien avec le développement de l'instruction populaire et la généralisation de la forme scolaire, le champ de la réflexion pédagogique se réinventente sous le signe d'une modernité éducative qui se définit par rupture avec des traditions plus ou moins idéalisées, mais aussi en exhibant sa dette à l'égard de glorieux prédécesseurs selon des logiques d'appropriation multiples.