Louis Pergaud
Louis Pergaud
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Louis Pergaud. D'origine paysanne franc-comtoise, Louis Pergaud s'est inspiré de son enfance pour composer ce recueil de huit nouvelles animalières qui raconte avec une lucidité parfois cruelle les gens et les bêtes de la campagne, la lutte pour la vie des animaux et le sadisme des humains. L'auteur de "La Guerre des Boutons" y fait preuve d'un don unique d'observation, d'une passion pour les sciences naturelles et d'un sens très sûr de la psychologie animale, qu'il humanise sans pour autant la caricaturer. On retiendra entre autres "La tragique aventure de Goupil" - histoire d'un renard qu'un braconnier a affublé d'un grelot, et qui nous fait suivre d'une façon poignante le sort pitoyable de l'animal accablé de ridicule jusqu'à sa mort -; "L'horrible délivrance" où l'on voit une petite fouine s'amputer elle-même de la patte qui la retient prisonnière dans un piège -; ou encore "La captivité de Margot", qui relate le calvaire d'une pie tombée entre les mains d'un homme qui la met en cage, lui rogne les ailes et lui donne à boire de l'eau-de-vie pour la rendre ivre folle. Sous-titré "Histoires de Bêtes", "De Goupil à Margot" a été récompensé par le Prix Goncourt 1910.
1912, Franche-Comté : deux bandes d’enfants s’affrontent sans merci pour des boutons arrachés, des insultes cinglantes et l’honneur du village.
Tout destine le chien de chasse Miraut au bonheur d'une famille. Tous les jours, Lisée, l'agriculteur amoureux de chasse, le dorlote tout contre lui et jamais ne le quitte. Mais Guélotte, la femme de Lisée, compte bien se débarrasser du cabot. Maltraité et menacé d'être expulsé par son ignoble maîtresse, Miraut tue les poules et fugue dans les bois... L'auteur de « La Guerre des boutons », grand conteur d'histoires d'animaux, dénonce la maltraitance animale, et érige ainsi un chef-d'oeuvre du roman d'apprentissage. Louis Pergaud (1882-1915) est un écrivain français connu pour ses roman «De Goupil à Margot », prix Goncourt 1910, et de « La Guerre des boutons », paru en 1912. D'abord clerc, enseignant, puis amoureux de littérature, il rédige ses ouvrages avant d'être mobilisé à la guerre où il meurt pour la France.
Louis Pergaud (1882-1915) "C'était à la Côte de Longeverne, chez Lisée le braconnier. Dans la chambre du poêle donnant sur le revers du coteau dominant le village que la route neuve de Rocfontaine enlace de ses contours, la Guélotte, la ménagère, venait d'allumer sa vieille lampe. La nuit était déjà tombée, mais, afin de ménager un peu sa provision d'huile, elle avait attendu la pleine obscurité, se contentant, pour vaquer aux menus soins du ménage, de la clarté brasillante qui sortait par les soupiraux du poêle et laissait flotter par toute la pièce un grand mystère paisible et calme où les choses semblaient sommeiller. Dans le brûleur de cuivre, se balançant sur ses charnières, la mèche de coton rougeoya, s'enflamma doucement ; une lumière jaune, faible, comme hésitante, imprécisa les arêtes des meubles, et la femme, brandissant son flambeau devant la caisse historiée de la grande horloge comtoise, qui battait dans un coin son tic-tac régulier, ne put s'empêcher de dire tout haut, bien qu'elle fût seule : - Huit heures ! grand Dieu ! et il n'est pas là ! Le "goûilland" !... Je gagerais qu'il s'est saoulé ! Pourvu qu'il ne soit pas arrivé malheur au petit cochon !" Dans un petit village du Doubs, Lisée, un agriculteur, ne vit que pour sa passion : la chasse qu'il a dû néanmoins abandonner suite à ses nombreux problèmes avec la loi. Un jour, parti acheter un cochon, il revient avec un chien et un fusil, mais sans le cochon, au grand désespoir de son épouse, la Guélotte ! Ainsi fait son entrée, Miraut, chien de chasse...
BnF collection ebooks - "C'était à la Côte de Longeverne, chez Lisée le braconnier. Dans la chambre du poêle donnant sur le revers du coteau dominant le village que la route neuve de Rocfontaine enlace de ses contours, la Guélotte, la ménagère, venait d'allumer sa vieille lampe. La nuit était déjà tombée, mais afin de ménager un peu sa provision d'huile, elle avait attendu la pleine obscurité, se contenant, pour vaquer aux menus soins du ménage..." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
1912, Franche-Comté. Deux bandes d’enfants s’affrontent sans merci : les gamins de Longeverne contre ceux de Velrans. Leur butin ? Les boutons, lacets et bretelles arrachés aux vaincus, condamnés à rentrer dépenaillés face à la colère des parents.
Longeverne, 1912 : deux bandes d’enfants s’affrontent sans merci pour un trésor de boutons arrachés. Entre ruses, trahisons et amitiés indéfectibles, La guerre des boutons de Louis Pergaud capture l’énergie sauvage et la poésie brutale de.
Plongez dans l’épopée enfantine la plus célèbre de la littérature française : La guerre des boutons de Louis Pergaud.
Muezzin bigarré des minarets de l'heure, Debout sous la coupole ardente de l'été, Il a mêlé son hymne aux hymnes de clarté Que le jour éclatant chante aux vieilles demeures.Parmi l'aiguail perlant les frondaisons qui pleurent Il a dressé l'orgueil de son cimier denté ; Et ses ergots sanglants épiquement plantés Sont deux mortels défis aux rivaux qui demeurent.Ses poules vont franchir le seuil de la chaumière ; Prêtre du culte ardent et clair de la lumière Il songe un temps, muet, d'aurores notalgiques,Puis, cambré sur le socle étroit d'un tronc rustique, Du chant vermeil et pur de son gosier d'airain, Salue la mort pourprée des étalons divins.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Franche-Comté, début du XXe siècle. Lebrac et sa bande de Longeverne affrontent les enfants de Velrans dans une guerre sans merci : le butin ? Les boutons arrachés aux vaincus, symbole d’honneur et de domination.
Goupil le renard se fait poser un grelot qui l'empêche de chasser et le fait souffrir de faim... (« La Tragique Aventure de Goupil ») Nyctalette la taupe se fait poursuivre par un mâle insistant qui veut sa mort et abuser d'elle...(« Le Viol souterrain ») Prix Goncourt en 1910, ce recueil de huit contes d'animaux dresse une plaidoyer enflammé contre les activités immorales des hommes. Louis Pergaud, toujours en défendant la cause animale et une position anti-militariste, prête à l'homme les vices des animaux, et dénonce le sadisme gratuit. Louis Pergaud (1882-1915) est un écrivain français connu pour ses roman «De Goupil à Margot », prix Goncourt 1910, et de « La Guerre des boutons », paru en 1912. D'abord clerc, enseignant, puis amoureux de littérature, il rédige ses ouvrages avant d'être mobilisé à la guerre où il meurt pour la France.
Découvrez l’épopée intemporelle de Lebrac et de sa bande, où deux villages rivaux s’affrontent dans une guerre sans merci pour un butin insolite : les boutons de leurs adversaires.
Deux bandes d'enfants de villages rivaux, Longeverne et Velrans, dans la campagne française à la fin du XIXe siècle, s'affrontent à coups de pieds et de poings, jets de cailloux et de bâtons, dans le but de couper les boutons qui retiennent leurs vêtements. L'humiliation est inévitable pour ceux qui tombent entre les mains de l'ennemi. En outre, ils risquent une correction des parents s'ils reviennent dépenaillés. Louis Pergaud est un écrivain français. Il est notamment l'auteur de De Goupil à Margot, prix Goncourt 1910, et de La Guerre des boutons, paru en 1912.
Les enfants de Longeverne, Lebrac et son armée, et ceux de Velrans, la troupe de l'Aztec des Gués, se livrent une guerre sans merci, à coups de bâtons, de cailloux et surtout de coups de pieds et de poings. L'humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l'ennemi : ils sont en fait dépouillés de leurs boutons, agrafes, lacets, etc., afin de les obliger à rentrer dépenaillés chez eux et de risquer une engueulade parentale, qui se termine généralement par une correction. Au fil des défaites et des revanches, des différentes idées de Lebrac pour éviter les désagréments de la défaite, les tactiques pour emporter la victoire, des scènes cocasses se succèdent. L'on voit notamment les enfants faire la guerre nus, pour éviter d'abimer leurs vêtements, puis se faire recoudre par les filles du village, sans oublier de jouer des tours pendables à leurs ennemis en dehors des batailles...
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Louis Pergaud. "Tel qui s'esjouit à lire Rabelais, ce grand et vrai génie français, accueillera, je crois, avec plaisir, ce livre qui, malgré son titre, ne s'adresse ni aux petits enfants, ni aux jeunes pucelles. Foin des pudeurs (toutes verbales) d'un temps châtré qui, sous leur hypocrite manteau, ne fleurent trop souvent que la névrose et le poison ! Et foin aussi des purs latins: je suis un Celte. C'est pourquoi j'ai voulu faire un livre sain, qui fût à la fois gaulois, épique et rabelaisien, un livre où coulât la sève, la vie, l'enthousiasme, et ce rire, ce grand rire joyeux qui devait secouer les tripes de nos pères: beuveurs très illustres ou goutteux très précieux. Aussi n'ai-je point craint l'expression crue, à condition qu'elle fût savoureuse, ni le geste leste, pourvu qu'il fût épique. J'ai voulu restituer un instant de ma vie d'enfant, de notre vie enthousiaste et brutale de vigoureux sauvageons dans ce qu'elle eut de franc et d'héroïque, c'est-à-dire libérée des hypocrisies de la famille et de l'école. On conçoit qu'il eût été impossible, pour un tel sujet, de s'en tenir au seul vocabulaire de Racine. Le souci de la sincérité serait mon prétexte, si je voulais me faire pardonner les mots hardis et les expressions violemment colorées de mes héros. Mais personne n'est obligé de me lire. Et après cette préface et l'épigraphe de Rabelais adornant la couverture, je ne reconnais à nul caïman, laïque ou religieux, en mal de morales plus ou moins dégoûtantes, le droit de se plaindre. Au demeurant, et c'est ma meilleure excuse, j'ai conçu ce livre dans la joie, je l'ai écrit avec volupté, il a amusé quelques amis et fait rire mon éditeur: j'ai le droit d'espérer qu'il plaira aux "hommes de bonne volonté" selon l'évangile de Jésus et pour ce qui est du reste, comme dit Lebrac, un de mes héros, je m'en fous." - Louis Pergaud.
A chaque rentrée scolaire, deux bandes rivales menées respectivement par Lebrac et L'Aztec des Gués se livrent une guerre sans merci. Une guerre où les vainqueurs dépouillent les vaincus de leurs boutons, sans lesquels ces derniers ne peuvent que s'enfuir, rentrer chez eux et subir la réprimande parentale.
"Texte intégral + dossier général Louis Pergaud"Ceusses de Velrans ont traité ceusses de Longeverne (Tigibus, son frère Grangibus, Lebrac, la Crique, Tintin, Gambette et Tétard) de " c... molles " : la guerre est déclarée. Embuscades, attaques à la fronde, capture de prisonniers, boutons de culotte coupés net en guise de représailles, et " pour ne pas abîmer ses habits en se battant, il n'y a qu'à se battre tout nu "... La Guerre des boutons n'est pas seulement un film ; c'est aussi et d'abord un roman que l'on savoure comme une tartine de goûter, l'évocation d'un monde disparu où les enfants vivent à l'écart des adultes, traquant les nids d'oiseaux, construisant des cabanes, grandissant " en plein vent comme de robustes sauvageons ". Trois textes complètent cet ouvrage : "Les petits gars des champs", conférence donnée par Louis Pergaud, "La vie de Louis Pergaud", par Emile Pradel, et "Louis Pergaud écrivain", par Roger Denux.
Ce roman culte de Louis Pergaud écrit en 1912 a accompagné des générations denfants, dont celle dune certaine Florence Cestac, cofondatrice de Futuropolis. Cest lhistoire dune guerre. Celle que se font les gosses de deux villages. Les uns sont de Longeverne, les autres de Velrans. Pour humilier ladversaire, ils lui piquent ses boutons pour que son falzar dégringole. La honte Alors, ils décident de se battre à poil pour éviter lhumiliation. Cette épopée truculente de Louis Pergaud, devenue un classique, évoque lamitié, parfois mêlée de cruauté avec une verve réjouissante. Un petit bijou de la littérature, au texte drôle et vivant qui nous replonge délicieusement dans le passé. À ce classique ' pour enfants ', les dessins de Florence Cestac donnent un sacré coup de jeune. Paru en 1990, ce livre est présenté sous une nouvelle maquette à loccasion des 50 ans de Futuropolis.
Ce roman culte de Louis Pergaud écrit en 1912 a accompagné des générations denfants, dont celle dune certaine Florence Cestac, cofondatrice de Futuropolis. Cest lhistoire dune guerre. Celle que se font les gosses de deux villages. Les uns sont de Longeverne, les autres de Velrans. Pour humilier ladversaire, ils lui piquent ses boutons pour que son falzar dégringole. La honte Alors, ils décident de se battre à poil pour éviter lhumiliation. Cette épopée truculente de Louis Pergaud, devenue un classique, évoque lamitié, parfois mêlée de cruauté avec une verve réjouissante. Un petit bijou de la littérature, au texte drôle et vivant qui nous replonge délicieusement dans le passé. À ce classique ' pour enfants ', les dessins de Florence Cestac donnent un sacré coup de jeune. Paru en 1990, ce livre est présenté sous une nouvelle maquette à loccasion des 50 ans de Futuropolis.
« L'aube du onzième jour épanchait une clarté laiteuse au haut des futaies voisines. Il fallait en finir. Brusquement, Goupil fut décidé, et, sans regarder autour de lui, affermissant dans une énergie sombre ses pauvres pattes amaigries, il prit un élan désespéré et s'élança dans l'inconnu !... »
« L'aube du onzième jour épanchait une clarté laiteuse au haut des futaies voisines. Il fallait en finir. Brusquement, Goupil fut décidé, et, sans regarder autour de lui, affermissant dans une énergie sombre ses pauvres pattes amaigries, il prit un élan désespéré et s'élança dans l'inconnu !... »
Ce volume réunit l'intégralité des textes animaliers de Louis Pergaud. De Goupil à Margot, publié dans cette anthologie, lui valut le prix Goncourt en 1910. « Les Histoires de bêtes de Pergaud seraient une sorte d'Iliade des bois, des prés, des champs, des taillis, des nids, des terriers, une Iliade de la piétaille, à ras de terre, sans Achille ni Hector, sans Olympe ni cheval de Troie, mais une Iliade tout de même dont les héros minuscules accomplissent leur destin sans barguigner et s'appliquent inlassablement à mourir dans un impeccable apparat lexical et syntaxique qui leur fait linceul et honneur. » Marie-Hélène Lafon
Ce volume réunit l'intégralité des textes animaliers de Louis Pergaud. De Goupil à Margot, publié dans cette anthologie, lui valut le prix Goncourt en 1910. « Les Histoires de bêtes de Pergaud seraient une sorte d'Iliade des bois, des prés, des champs, des taillis, des nids, des terriers, une Iliade de la piétaille, à ras de terre, sans Achille ni Hector, sans Olympe ni cheval de Troie, mais une Iliade tout de même dont les héros minuscules accomplissent leur destin sans barguigner et s'appliquent inlassablement à mourir dans un impeccable apparat lexical et syntaxique qui leur fait linceul et honneur. » Marie-Hélène Lafon
Les enfants de Longeverne, Lebrac et son armée, et ceux de Velrans, la troupe de l'Aztec des Gués, s'affrontent en une guerre sans merci où l'humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l'ennemi : ils se font dépouiller de leurs boutons, agrafes, lacets, etc... ; sans ces accessoires, ils n'ont plus qu'à détaler... nus comme des vers ! Mille péripéties cocasses s'enchaînent.
Avant d'écrire sa célèbre Guerre des boutons, Louis Pergaud écrivit ces « Histoires de bêtes », qui lui valurent le prix Goncourt en 1910. « À leur vérité physiologique et psychologique s'ajoute l'art de choisir les situations, de ménager les péripéties, de nous mettre en présence d'aventures surprenantes, d'utiliser l'observation, l'intuition, le raisonnement, en conteur excellant à évoquer les luttes clandestines des terriers, les drames des sous-bois et des nids, à tisser le réseau de ruses, de feintes et de pièges qu'exigent [...] la poursuite de la proie et la lutte contre l'homme et son chien. » Roger Denux.
En août 1914, lorsqu'il est mobilisé, Louis Pergaud est un auteur reconnu. Il a déjà publié au Mercure de France De Goupil à Margot (prix Goncourt en 1910), La Guerre des boutons (1912) et Le roman de Miraut (1913). Il entretient aussi depuis longtemps une abondante correspondance. Avec la mobilisation, les lettres sont désormais envoyées du front, des tranchées ou des postes de repos quelques kilomètres en arrière. Pergaud écrit beaucoup, tous les jours, à quelques amis et membres de sa famille mais surtout à Delphine, son épouse. Les mots qu'il lui adresse sont empreints d'une grande sensualité : le désir et le manque s'y lisent à chaque ligne. À celle qu'il appelle affectueusement "ma petite gosse chérie", Pergaud raconte la réalité de cette guerre, dit crûment le froid, la faim, la vermine. Sans rien lui cacher des problèmes de la vie quotidienne, qu'il continue ainsi de partager avec elle par le pouvoir de l'écriture épistolaire, il veille cependant toujours à rassurer celle qui s'inquiète à l'arrière... La correspondance de Pergaud est un document historique et littéraire exceptionnel duquel émerge Delphine, figure lumineuse, belle et vaillante.
Mémorables tirades du petit Gibus dans ce cultissime roman de Louis Pergaud. On sent les blouses, les bérets, les encriers, les doigts tachés, l'enchainement des bêtises et « gros mots » de ces enfants des années 1900. Toute une époque ! Lire cet ouvrage, c'est s'immerger dans l'innocence et retrouver un peu la nôtre ; celle des cours d'école de notre enfance (pour ceux qui ont eu la chance de la vivre à la campagne). Nouv. éd. entièrement revue et corrigée. Format professionnel © Ink Book édition.
Louis Pergaud (1882-1915) "Il y avait trois jours que Le Mousse, flanqué de Finaud, était parti, le fusil à l'épaule, pour la foire de Rocfontaine. Le chien, qui faisait vieux et n'aimait point à découcher, était, comme d'habitude, rentré dès le premier soir et gardait le coin du feu, car on était en hiver. La Moussotte n'avait pas été le moins du monde émue de l'absence prolongée de « son homme » ; il y avait beau temps qu'elle était habituée à ces bordées si régulières qu'elles en étaient presque devenues réglementaires, et comme c'était une paysanne au coeur fruste, dépourvue de toute sentimentalité, sinon de sentiment, elle attendait, avec la confiance des simples, mêlée à je ne sais quelle sorte de joie perverse, le soir de ce troisième jour pour accueillir le retour présumé de son époux de la rafale de reproches et du torrent d'injures par lesquels elle soulageait son coeur de ménagère et se vengeait un peu, elle et son sexe, de la tenue ou de la retenue, injuste à son sens, que son costume de femme l'obligeait à garder. L'hiver était rude. Sur les routes que le court dégel de midi amollissait vaguement, la boue se ridait, se hérissait en lilliputiennes murailles et les sillons durcis qui bordaient les ornières ne s'affaissaient point. Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s'enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise." Recueil de 19 nouvelles. Avec humour, l'auteur de "La guerre des boutons" nous offre quelques portraits de villageois de son Doubs natal.
Louis Pergaud (1882-1915) "C'était un soir de printemps, un soir tiède de mars que rien ne distinguait des autres, un soir de pleine lune et de grand vent qui maintenait dans leur prison de gomme, sous la menace d'une gelée possible, les bourgeons hésitants. Ce n'était pas pour Goupil un soir comme les autres. Déjà l'heure grise qui tend ses crêpes d'ombre sur la campagne, surhaussant les cimes, approfondissant les vallons, avait fait sortir de leur demeure les bêtes des bois. Mais lui, insensible en apparence à la vie mystérieuse qui s'agitait dans cette ombre familière, terré dans le trou du rocher des Moraies où, serré de près par le chien du braconnier Lisée, il s'était venu réfugier le matin, ne se préparait point à s'y mêler comme il le faisait chaque soir. Ce n'était pourtant pas le pressentiment d'une tournée infructueuse dans la coupe prochaine au long des ramées, car Renard n'ignore pas que, les soirs de pleine lune et de grand vent, les lièvres craintifs, trompés par la clarté lunaire et apeurés du bruit des branches, ne quittent leur gîte que fort tard dans la nuit ; ce n'était pas non plus le froissement des rameaux agités par le vent, car le vieux forestier à l'oreille exercée sait fort bien discerner les bruits humains des rumeurs sylvestres. La fatigue non plus ne pouvait expliquer cette longue rêverie, cette étrange inaction, puisque tout le jour il avait reposé, d'abord allongé comme un cadavre dans la grande lassitude consécutive aux poursuites enragées dont il était l'objet, puis enroulé sur lui-même, le fin museau noir appuyé sur ses pattes de derrière pour le protéger d'un contact ennuyeux ou gênant." Recueil de 8 nouvelles dont les personnages principaux sont des animaux au destin tragique. Louis Pergaud les humanisent en leur donnant des pensées, des sentiments, des impressions.
Lecture en français langue étrangère (FLE) au format ebook dans la collection Lecture CLE en français facile destinée aux grands adolescents et adultes niveau A1. La guerre des boutons Les héros de cette histoire sont des adolescents. Deux bandes rivales s'affrontent et se livrent à une "guerre des boutons" : cette guerre consiste à s'emparer des camarades adversaires, à les fesser, à les dévêtir et à couper les boutons qui retiennent leurs vêtements...
De Goupil à Margot (sous-titré Histoires de bêtes) est un recueil de nouvelles de Louis Pergaud publié en 1910. Il fut récompensé la même année par le prix Goncourt. Recueil de huit nouvelles, dont le personnage principal est toujours un animal. Ces nouvelles s'intitulent : La Tragique Aventure de Goupil Le Viol souterrain L'Horrible Délivrance La Fin de Fuseline La Conspiration du Murger Le Fatal Étonnement de Guerriot L'Évasion de la mort La Captivité de Margot |Source Wikipédia|
BnF collection ebooks - "Le coucher du coq. Muezzin bigarré des minarets de l'heure, Debout sous la coupole ardente de l'été, Il a mêlé son hymne aux hymnes de clarté Que le jour éclatant chante aux vieilles demeures. Parmi l'aiguail perlant les frondaisons qui pleurent Il a dressé l'orgueil de son cimier denté ; Et ses ergots sanglants épiquement plantés Sont deux mortels défis aux rivaux qui demeurent."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.