Laurence Biberfeld
Laurence Biberfeld
Cet ouvrage explore les formes de luttes initiées au sein de l'école au cours des 150 dernières années. Les auteurs s'interrogent d'abord sur l'ambivalence du statut de fonctionnaire d'Etat: les enseignants sont-ils voués à l'institution qui les paie ou aux enfants dont ils ont la charge? L'école est-elle une structure de contrôle ou d'émancipation? Ils abordent deux formes de résistance: pédagogique (l'éducateur refuse de transmettre un contenu ou une méthode, à l'instar du mouvement des «désobéisseurs»); puis politique (les personnels protègent les enfants, juifs hier, sans papiers aujourd'hui; s'engagent aux côtés des maquisards, des indépendantistes, etc.). Ils questionnent finalement l'«effroyable échec de l'école publique à corriger l'injustice sociale». Professeur de français en collège depuis 1995, Grégory Chambat est l'auteur de plusieurs ouvrages chez Libertalia (L'École des barricades; L'École des réac-publicains; Pédagogie et Révolution). Il anime le site Questions de classe(s) et la revue trimestrielle pédagogique N'Autre École. Il est un spécialiste reconnu des questions d'éducation.
Au coeur de la forêt, entre effroi et fantasmagorie, un enfant sera initié à l'horreur... Les pères ! Les vrais, les faux, les beaux, les laids, celui qui est aux cieux et celui qui vous tombe dessus... Tous plus tarés les uns que les autres. Il en passe, du monde, dans cette forêt. Le petit garçon que personne ne cherche, un « glandeur » qui a plus peur des hommes que des chiens. Les chiens, des bloodhounds, sympathiques pisteurs d'esclaves en fuite, un berger du seigneur à la recherche d'agneaux égarés. Un horrible méchant qui n'est pas fou, une horrible folle pas vraiment méchante, juste à l'Ouest (mais ne perdant pas le Nord). Et Saint-Michel, chef des milices de Dieu, pour surveiller tout ça de haut. Oui, il s'en passe, des choses, dans cette forêt. Laurence Biberfeld nous donne ici le quatrième opus de la série Noir de suiTe. Une plongée dans l'enfance d'un tueur, décrite la plume au poing par l'une des auteures la plus talentueuse de sa génération.
Le champion Davey Moore gagne ses matchs en se dopant à l'odeur de sa femme Géraldine. Les premières années, il l'avait gentiment harcelée pour qu'elle assiste aux matchs. Mais depuis qu'il était devenu champion du monde, il avait renoncé à la persuader. Je n'aime pas la violence, lui opposait-elle pour tout argument. J'ai besoin que tu sois avec moi, répondait-il.Et il avait trouvé un moyen de l'emmener avec lui. Il emmenait son odeur. Il emmenait son goût. Pendant le combat, il avait sa chatte sur la figure, elle flottait autour de lui, elle embaumait le ring. L'alcool, la coke, les amphètes... tout ce qu'on peut imaginer a été utilisé pour vaincre la peur et la douleur du combat de boxe. Mais l'odor di femina... ? Il n'y a que Laurence Biberfeld pour nous offrir ce bijou sensuel.
Vendre sa jeunesse pour se nourrir et apaiser le furet affamé de son ventre ou bien... le laisser crier de faim et se souler de la beauté de la misère, le sexe comme une échappatoire flamboyante et une ode à la liberté.