Laurence Aubry
Laurence Aubry
Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons, sous la supervision de la dragonne Tintaglia, pour en émerger, transformés à leur tour en dragons, et assurer la pérennité de leur race. Mais, trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, inachevées, incapables de survivre seules sans l'aide des humains, qu'ils mettent tant à contribution pour les nourrir que les Marchands du Désert des Pluies décident de s'en débarrasser... Autour d'eux gravitent Thymara, jeune fille aux mains et aux pieds griffus et palmés, que ses parents n'auraient jamais dû laisser vivre ; Alise, prise entre un époux, riche Marchand qui la délaisse et la méprise, et sa passion des dragons ; et Leftrin, capitaine de vivenef à l'honnêteté élastique qui tombe sur une bille de bois-sorcier et choisit de la vendre au plus offrant malgré l'interdiction formelle qui pèse sur ce genre de commerce. À travers des aventures où se côtoient êtres humains et créatures fantastiques, nul écrivain ne maîtrise comme Robin Hobb, aujourd'hui, une palette aussi large et dense d'émotions.
Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons, sous la supervision de la dragonne Tintaglia, pour en émerger, transformés à leur tour en dragons, et assurer la pérennité de leur race. Mais, trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, inachevées, incapables de survivre seules sans l'aide des humains, qu'ils mettent tant à contribution pour les nourrir que les Marchands du Désert des Pluies décident de s'en débarrasser... Autour d'eux gravitent Thymara, jeune fille aux mains et aux pieds griffus et palmés, que ses parents n'auraient jamais dû laisser vivre ; Alise, prise entre un époux, riche Marchand qui la délaisse et la méprise, et sa passion des dragons ; et Leftrin, capitaine de vivenef à l'honnêteté élastique qui tombe sur une bille de bois-sorcier et choisit de la vendre au plus offrant malgré l'interdiction formelle qui pèse sur ce genre de commerce. À travers des aventures où se côtoient êtres humains et créatures fantastiques, nul écrivain ne maîtrise comme Robin Hobb, aujourd'hui, une palette aussi large et dense d'émotions.
L'écrivain et philologue Victor Klemperer (1881-1960) a le premier recensé au quotidien dans son journal les manipulations opérées sur la langue allemande par le régime nazi : abondance d'abréviations donnant le sentiment d'appartenir à un groupe d'initiés, profusion de termes techniques mécanisant l'homme, tendance à décrire la société en termes organiques. Alors que certains régimes continuent à tordre le langage pour les besoins de leur idéologie, il devenait urgent de redécouvrir l'oeuvre de Klemperer. C'est à cette entreprise que s'est consacré le colloque de Cerisy. Linguistes, sociologues, psychanalystes, anthropologues, confrontent ici l'oeuvre de Klemperer à d'autres pensées politiques et explorent, de l'Italie de Mussolini aux dictatures d'Amérique du Sud en passant par les régimes de la Corée du Nord, les caractéristiques de cette langue qui appelle au meurtre et à l'anéantissement de toute altérité. C'est un langage mort, figé, altéré dans sa capacité de signifier, de dire le différent que découvrent ces enquêtes sur divers types de régimes de coercition et de terreur, ainsi que sur les manifestations discursives de leur violence inouïe. Une relecture de l'histoire des régimes totalitaires dans le sillage de l'auteur de la Langue du IIIe Reich.