Landing Savane
Landing Savane
La dédicace « à Thomas Sankara et à tous les martyrs de la cause africaine », donne le ton de ce recueil de poèmes, une poésie lyrique, nostalgique et engagée dans son temps. Vingt-cinq textes courts, lapidaires, inscrits dans le temps et dans l'espace, le Burkina Faso; et plus largement la terre africaine. Un espace nourri d'influences et de souvenirs, un temps qui se dépasse dans l'instant, se hissant aux dimensions de l'éternité. Le souvenir de l'être aimé, perdu, qui se fige dans la conscience douloureuse du manque. Une poésie libre, qui évoque les forces de l'amour et de la vie, la profonde tristesse aussi, de l'humain confronté au deuil, à l'abandon, à l'accablement. Une poésie puissante qui insuffle de nouveau l'espoir, malgré les trahisons et les découragements de l'histoire: évoquer les héros porteurs d'espérance et se tourner vers demain, « les manches retroussées ».
Un livre d'apparition, peut-être. Mais la nouveauté de l'aujourd'hui entend toujours une très ancienne mémoire. Voyages, légendes du site, êtres familiers ou célèbres, suite des heures, les versants et versions du temps coïncident, tandis que brille le présent sans prix. Chaque fois le poème apporte un flot qui se retire. J.-L.S.
Écrits en prison entre 1975 et 1976, les poèmes de Luttes et Lueurs portent la voix puissante de Landing Savané, figure majeure de la lutte pour la justice sociale au Sénégal.
Noël, New York, 1905. Jim et Della, jeunes mariés sans le sou, sont prêts à tout pour s’offrir un cadeau digne de leur amour. Mais à quel prix ?
Un sexe masculin décrit ses exploits, dialogue avec son « maître » et tous les orifices qu'il investit avec délices. « Entré dans ce premier ventre de femme, je n'aspirai qu'à y retourner. Je n'eus pas à me plaindre de ce début. La belle Mariette, satisfaite de mon service, ne perdit aucune occasion de me témoigner tout son contentement. Dès que le plus petit isolement se produisait autour de nous, elle fourrait la main dans la culotte de Julien, me prenait dans ses doigts, me sortait hors de ma cachette, et me caressait, en disant : Comment va mon gentil mignon ? Sera-t-il bien dur cette nuit ? Il ne se fatiguera pas de sa Mariette ! Veux-il que je l'embrasse bien tendrement ? » Alphonse Momas au sommet de son art licencieux. Parmi tous les artifices des confessions amoureuses, voici celles d'un « colosse », d'un pilier de dix-huit centimètres. La licence du siècle dernier dans toute son élégante gouaille.