Kang Han
Kang Han
Une nuit, Yonghye se réveille et va au réfrigérateur, qu'elle vide de toute la viande qu'il contient. Guidée par son rêve, elle a désormais un but : devenir végétale, se perdre dans l'existence calme et inaccessible des arbres et des plantes. Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral de sa nudité vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l'absolu. Han Kang, une écrivaine vertigineuse à découvrir d'urgence. Alexandre Fillon, Les Échos. La Végétarienne rappelle certains des premiers romans de Haruki Murakami, par la manière progressive dont on quitte la satire sociale pour entrer dans un conte fantastique, mais aussi le cinéma coréen d'un Bong Joon-ho (Parasite) ou d'un Park Chan-wook (Mademoiselle), tant ses personnages semblent emportés par leurs passions inexorables. Alexandre Lacroix, Philosophie magazine. PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE 2024. MAN BOOKER INTERNATIONAL PRIZE 2016.
« Nous avançons ainsi sur la surface tranchante du temps - au bord d'une falaise transparente qui se renouvelle de seconde en seconde. Nous posons un pied sur l'extrémité dangereuse de la durée vécue et avançons machinalement l'autre pied dans le vide. Non que nous soyons particulièrement courageux, mais nous n'avons pas le choix. En ce moment même, je ressens cette menace. Je me hasarde dans un livre que je n'ai pas encore écrit, dans un temps que je n'ai pas encore vécu. » À la faveur d'un séjour à l'étranger, Han Kang pose sur une feuille quelques mots, tous liés au mot « blanc ». Le blanc d'une couverture pour bébé, le blanc du sel ou de la neige, le blanc de la Lune et celui du magnolia. Un voyage dans un paysage de neige et de douceur, vers les sentiments les plus intimes d'une femme face à elle-même. Han Kang a une conscience unique des liens entre le corps et l'âme, les vivants et les morts, et sa prose poétique intense affronte les traumatismes historiques et expose la fragilité de la vie humaine. Anders Olsson, président du comité Nobel. Traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot.
« Lorsque vos yeux s'étaient croisés pour la dernière fois, tes paupières tremblaient, de désir de survivre. » Printemps 1980. Un vent de terreur souffle sur la Corée du Sud. Une junte militaire a pris le pouvoir quelques mois plus tôt et, après une spectaculaire manifestation d'opposants à Séoul, la ville de Gwangju se révolte à son tour, avant d'être férocement réprimée. Dans la ville ensanglantée, Tongho erre parmi les cadavres, à la recherche de son ami disparu. Dans une maison d'édition, Kim travaille sur un texte censuré. Dans le présent, des rescapés se souviennent. Et toutes ces âmes tourmentées ne demandent qu'à trouver la paix. Han Kang a une conscience unique des liens entre le corps et l'âme, les vivants et les morts, et sa prose poétique intense affronte les traumatismes historiques et expose la fragilité de la vie humaine. Anders Olsson, président du comité Nobel. Traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot.
« Muette, elle est assise parmi les élèves qui répètent d'une voix énergique. Le professeur de grec ne fait plus de remarque à propos de son mutisme. Tourné de trois quarts, il efface les phrases qui couvrent le tableau en faisant de grands gestes avec sa main qui tient un chiffon molletonné. » Elle a perdu sa voix, lui perd peu à peu la vue. Les blessures de ces personnages s'enracinent dans leur jeunesse et les ont coupés du monde. À la faveur d'un incident, ils se rapprochent et, lentement, recouvrent le goût d'aller vers l'autre, celui de communiquer. Leçons de grec est une ode magnifique à la reconstruction des êtres, au-delà de la résilience, et le roman de la grâce retrouvée. Variation sur la langue, d'une poésie rare, un livre lumineux et bouleversant. Alexandra Lemasson, « Des mots de minuit », France TV Info. Il faut lire Han Kang pour ce qu'elle est : une virtuose du verbe. Aurélie Julia, Revue des Deux Mondes. Traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot.
Récompensée par le Prix Nobel de Littérature 2024, Han Kang dévoile toute la beauté de sa plume dans ce premier recueil de poèmes traduit en français. Elle y évoque la couleur des fins de journée, le froid, l'absence. Le corps aussi, tantôt affaibli, tantôt vigilant face au miroir. La lune est étrange, la mémoire des morts s'empare des maisons. Jusqu'à ce que la lumière revienne, que les femmes et les hommes quittent l'obscurité. Après l'immense enthousiasme suscité par ses romans, l'oeuvre poétique de Han Kang nous invite à découvrir un nouvel aspect de l'imaginaire de la grande écrivaine coréenne - en écho avec son travail narratif. Par ses thématiques et l'infinie délicatesse de ses vers, Ces soirs rangés dans mon tiroir est une lecture indispensable pour s'imprégner de l'univers si singulier de l'autrice d'Impossibles adieux. Traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet
Prix Nobel de Littérature 2024Prix Médicis Étranger 2023 Comme un long songe d'hiver, ce nouveau roman de Han Kang nous fait voyager entre la Corée du Sud contemporaine et sa douloureuse histoire. Un matin de décembre, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon. Celle-ci lui annonce qu'elle est hospitalisée à Séoul et lui demande de la rejoindre sans attendre. Les deux femmes ne se sont pas vues depuis plus d'un an, lorsqu'elles avaient passé quelques jours ensemble sur l'île de Jeju. C'est là que réside Inseon et que, l'avant-veille de ces retrouvailles, elle s'est sectionné deux doigts en coupant du bois. Une voisine et son fils l'ont trouvée évanouie chez elle, ils ont organisé son rapatriement sur le continent pour qu'elle puisse être opérée de toute urgence. L'intervention s'est bien passée, son index et son majeur ont pu être recousus, mais le perroquet blanc d'Inseon n'a pas fait le voyage avec elle et risque de mourir si personne ne le nourrit d'ici la fin de journée. Alitée, elle demande donc à Gyeongha de lui rendre un immense service en prenant le premier avion à destination de Jeju afin de sauver l'animal. Malheureusement, une tempête de neige s'abat sur l'île à l'arrivée de Gyeongha. Elle doit à tout prix rejoindre la maison de son amie mais le vent glacé et les bourrasques de neige la ralentissent au moment où la nuit se met à tomber. Elle se demande si elle arrivera à temps pour sauver l'oiseau d'Inseon, si elle parviendra même à survivre au froid terrible qui l'enveloppe un peu plus à chacun de ses pas. Elle ne se doute pas encore qu'un cauchemar bien pire l'attend chez son amie. Compilée de manière minutieuse, l'histoire de la famille d'Inseon a envahi la bâtisse qu'elle tente de rejoindre, des archives réunies par centaines pour documenter l'un des pires massacres que la Corée ait connu - 30 000 civils assassinés entre novembre 1948 et début 1949, parce que communistes. Impossibles adieux est un hymne à l'amitié, un éloge à l'imaginaire, et surtout un puissant réquisitoire contre l'oubli. Ces pages de toute beauté forment bien plus qu'un roman, elles font éclater au grand jour une mémoire traumatique enfouie depuis des décennies. Traduit du coréen (Corée du Sud) par Kyungran Choi et Pierre Bisiou
Dans un royaume céleste, bien au-dessus des nuages, vivent deux petites fées malicieuses, Éclair et Tonnerre. Fatiguées de l'ennui et des contraintes, elles décident de s'aventurer dans le monde, au mépris des règles célestes. Entre émerveillement et péripéties, leur aventure leur enseignera la valeur de la liberté, du courage et de la créativité. Les petites fées du tonnerre et des éclairs invite à regarder le ciel autrement : chaque éclat et chaque grondement devient une danse de joie dans les nuages. Un album qui aborde les mystères du ciel, et aide à apprivoiser la peur des orages !
Prix Nobel de Littérature 2024Prix Médicis étranger, Prix Émile Guimet, Prix Transfuge du roman asiatiqueUn matin de décembre, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, tout juste transférée d'urgence à l'hôpital de Séoul. Gravement blessée à la main, cette dernière lui demande de se rendre chez elle, sur l'île de Jeju, pour nourrir son perroquet blanc qu'elle a laissé derrière elle. Le soir même, une violente tempête de neige s'abat sur l'île. Et là-bas, compilée de manière minutieuse, c'est l'histoire de la famille d'Inseon qui attend Gyeongha : des archives réunies par centaines documentent l'un des pires massacres que la Corée ait connu - trente mille civils assassinés entre novembre 1948 et début 1949. Comme un long songe d'hiver, Impossibles adieux fait éclater au grand jour une mémoire traumatique enfouie depuis des décennies. Interprétation humaine Durée : 07H40
Bien loin des conventions, Han Kang nous offre un nouveau visage de la littérature coréenne, surprenant et passionnant. Avec les Chiens au soleil couchant elle s'autorise une violence de témoignage en rupture avec le patriarcat traditionnel. Découvrez d'autres voix de femmes coréennes dans Cocktail Sugar et autres nouvelles de Corée. Cette brève et dense galerie de nouvelles écrites par des femmes d'aujourd'hui bouleverse et secoue le lecteur, soudain projeté dans un univers qu'il connaît et ignore en même temps : car s'il s'agit de la vie quotidienne, ces histoires d'amour et de désillusion ont une force d'évocation intensément charnelle, soucieuse de l'instant et comme ancrée dans les mémoires. Dans les Chiens au soleil couchant, Han Kang s'autorise une violence de témoignage et une crudité d'inspiration tour à tour pathétique ou désarmante. On y accompagne une fillette abandonnée à un père qui sombre dans le désespoir, la misère et l'ivrognerie. Bien loin des conventions, Han Kang nous offre un nouveau visage de la littérature coréenne, surprenant et passionnant. Han Kang est née en 1970. Après avoir étudié la littérature coréenne, elle a fait ses débuts en tant qu'écrivain à 23 ans. Elle est aujourd'hui l'auteur d'une dizaine de livres - romans, nouvelles et quelques essais. Considérée comme l'une des plumes les plus talentueuses de son pays, elle a reçu le prestigieux prix Isang en 2005. Les Chiens au soleil couchant (Zulma, 2011; 2013) est son unique nouvelle traduite en français.