Kââ
Kââ
Petit Renard est un Shoshone... Un Indien fatigué du grand chaos américain... Un tueur professionnel lassé de vivre en état d'alerte permanent. Petit Renard est redoutable, sans pitié, paranoïaque ? Peut-être. En tout cas, si hargneux que même les grands méchants loups ont fini par avoir peur de lui. Petit Renard n'est déjà plus qu'une ombre qui marche parmi les vivants. Un fantôme d'homme qui s'effiloche dans le vent de la réalité. Certains organismes officiels pourraient se mettre en tête de s'en débarrasser, mais peut-on tuer quelqu'un qui ne s'est jamais réellement senti vivant ? Une remarquable étude psychologique qui nous livre le paysage mental dévasté d'un assassin en pleine désagrégation.
Trois chiens morts, sauvagement découpés en morceaux, un vieil agriculteur abattu à la carabine sur son tracteur... Au coeur de la Bourgogne, il semble que la quiétude campagnarde n'existe plus. Et Monsieur le maire aura fort à faire pour ramener le calme dans sa commune. Une sombre histoire de vengeance, pleine de rebondissement. Un style.
En principe, un flic marron, quand ça sort du placard où il avait l'habitude d'expédier les autres, ça se fait tout petit et ça se préoccupe surtout de trouver du boulot. Serge, lui, en avait décidé autrement ; pour des raisons évidentes et pour d'autres, plus pénibles et beaucoup moins avouables, comme de la peur et de la honte. Ça ne pouvait que très mal finir. À moins que... ?
Rouvieux mène une existence de cadre supérieur sans histoires jusqu'au jour où il perd une importante somme d'argent au poker, une passion qu'il assouvit en cachette de son entourage. Des individus peu scrupuleux et légèrement mafieux lui proposent de convoyer une voiture de Suisse jusqu'à Marseille, en échange de quoi sa dette sera effacée. Piégé, Rouvieux n'a plus qu'un objectif : rester en vie. On a rempli les cercueils avec des abstractions est une sorte de road-movie à travers la France profonde.
Ils sont vraiment très très nombreux à être intéressés ; et pourtant, les plans en question sont aussi pourris qu'inutilement compliqués. Ou bien cette complication apparente n'est qu'un écran de fumée pendant qu'il se passe quelque chose de fort simple. Mais quoi ?
Vous êtes allé au trou à cause d'une ordure qui vous a roulé proprement. Une seule idée, lorsque vous sortez : lui mettre la main au collet et l'écrabouiller. Et puis, circonstances et rencontres inopinées changent les programmes, ce qui fait que ça ne va pas en s'arrangeant, même si, parfois, ça en aurait presque l'air. On ne retrouve pas la liberté à coups de marteau, en se frayant un chemin parmi les cadavres
M. Cinquante a plusieurs passions : le bridge, la bonne chère et les femmes. Il a également un solide métier : tueur à gages. Rien d'étonnant, donc, à ce qu'on lui confie un contrat sur un dénommé « Mental ». Lorsque l'hypothèse la plus improbable surgit, une étrange complicité s'accomplissant entre les deux hommes, on peut craindre le pire. Et le pire survient... Comme le proclame le héros de ce roman décapant : « L'avantage de la haine est qu'elle vous rend votre sang-froid absolument intact. Cristallisé, en somme. »
Une main de femme reposait dans l'herbe humide. David descendit de cheval et prit dans la sienne cette main, si belle, si lourde, si dorée, qui se tendait vers lui. Ainsi débute la dérive perverse qui entraîne un jeune écrivain dans le sillage de sculpteurs fous.
Il s'appelle Nathan Waastresseles. Il traîne sa silhouette d'étudiant fauché dans un Paris pluvieux qu'il déteste et un jour, un notaire quimperois lui apprend qu'il hérite d'un certain Bernard Waastresseles dont sa famille lui a toujours caché l'existence... Son héritage ? Une île en plein Pacifique, une île convoitée par des Japonais amateurs de sensations glauques, une île où les chiens aboient avec l'accent anglais et où l'on extermine les autochtones à coups de gaz neurotoxiques. Vous trouvez ça bizarre ? Vous n'avez encore rien vu...
Comment résister à l'appel d'une ancienne amitié ? Comment ne pas voler au secours du truand vieux (mais noble) ? Seulement, il y a du pas prévu au programme dans cette histoire de réhabilitation d'un innocent au fond de notre France très très profonde. Des salauds et des fous ; citoyen lecteur : faut-il dire comme partout ?
Parmi les choses très désagréables, il y a celle qui consiste à courir à travers bois, les hélicoptères de la gendarmerie au-dessus de la tête et des chiens aux basques, en imaginant tout ce que vous allez faire à celui qui vous a mis dans cette situation...
'Nul n'a, mieux que Kââ, joué avec une certaine mythologie populaire où les femmes sont forcément sexy, les hommes virils, solitaires, cyniques et surarmés, où l'ensemble de la société est dominé par le secret et la violence. On pourra (re)découvrir dans cette Princesse de Crève le talent de ce raconteur hors pair qui garde en permanence une distance amusée. On suivra, dans cette France du début des années 1980, un tueur gastronome, lecteur de théologie médiévale, amateur de peinture flamande, conducteur de grosses cylindrées, allemandes de préférence, qui sait lire une carte des vins et remonter un pistolet automatique avec compétence. Sur une affaire d'évasion fiscale et de groupe d'extrême droite, Kââ met ici la même minutie à nous décrire un cadavre qui brûle, une scène de triolisme, une vieille rue de Bruges, une sonate de Bach, les yeux gris d'une femme traquée et amoureuse.' Jérôme Leroy.
'Nul n'a, mieux que Kââ, joué avec une certaine mythologie populaire où les femmes sont forcément sexy, les hommes virils, solitaires, cyniques et surarmés, où l'ensemble de la société est dominé par le secret et la violence. On pourra (re)découvrir dans cette Princesse de Crève le talent de ce raconteur hors pair qui garde en permanence une distance amusée. On suivra, dans cette France du début des années 1980, un tueur gastronome, lecteur de théologie médiévale, amateur de peinture flamande, conducteur de grosses cylindrées, allemandes de préférence, qui sait lire une carte des vins et remonter un pistolet automatique avec compétence. Sur une affaire d'évasion fiscale et de groupe d'extrême droite, Kââ met ici la même minutie à nous décrire un cadavre qui brûle, une scène de triolisme, une vieille rue de Bruges, une sonate de Bach, les yeux gris d'une femme traquée et amoureuse.' Jérôme Leroy.