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Joseph Martray

Joseph Martray

3 livres
Couverture ebook de Vingt ans qui transformèrent la Bretagne, de Joseph Martray
FeniXX réédition numérique (France-Empire) | 23 septembre 2021

En 1950, la Bretagne est une région sous-développée, et qui apparaît sans avenir. Sa population a diminué de 262 000 habitants, alors que celle de l'ensemble de la France augmentait - au même moment - de 1 225 000. Cette vieille province a manqué la première révolution industrielle. Elle a l'indice de revenu le plus faible de France par habitant, et les productivités y sont inférieures, dans tous les secteurs, aux moyennes nationales. Son déclin semble, dès lors, irréversible. Vingt ans plus tard, le solde migratoire de la Bretagne est devenu largement positif. La Bretagne est considérée partout comme la région pilote pour l'industrialisation, l'innovation des méthodes de culture et de commercialisation, l'agro-alimentaire, l'aménagement du territoire. Elle est à la tête du mouvement pour la régionalisation, et constitue, par ses expériences audacieuses, la référence nationale en cette matière. Que s'est-il passé ? Le miracle breton a été l'oeuvre d'un organisme, le C.E.L.I.B. (Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons), qui est parvenu à réaliser, pour ce sauvetage, l'union totale de toutes les forces politiques, sociales, professionnelles et culturelles de la région. Avec l'histoire de la Bretagne, de 1950 à 1970, il s'agit finalement de la naissance du fait régional, de la « régionalisation », qui ne date pas de la loi du 2 mars 1982... qui reste d'ailleurs, pour l'essentiel, comme l'auteur le montre, inappliquée. Fondateur - en 1950 - du C.E.L.I.B., qui fut le premier comité régional d'expansion, et l'initiateur des autres comités créés en France, Joseph Martray en a été l'animateur pendant plus de vingt ans et, avec René Pleven, il fut - à ce titre - l'un des principaux acteurs du redressement spectaculaire de la Bretagne. Membre du Conseil économique et social, en même temps qu'il siégeait constamment dans les assemblées régionales de Bretagne, Joseph Martray s'est également consacré aux problèmes maritimes, dans lesquels il s'est fait une notoriété internationale, en particulier lors de l'élaboration du nouveau Droit de la Mer. L'ouvrage porte sur la période allant de la création du C.E.L.I.B., le 22 juillet 1950, au discours prononcé le 2 février 1969 à Quimper par le Général de Gaulle, pour lancer le « Plan breton » et annoncer le référendum sur la régionalisation : entre ces deux dates, se déroule ce qu'on a appelé « l'épopée » du C.E.L.I.B., avec toutes les leçons que l'auteur en tire pour aujourd'hui... et pour demain.

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Couverture ebook de À qui appartient l'océan ?, de Joseph Martray
FeniXX réédition numérique (Éditions maritimes et d'outre-mer) | 11 juin 2020

Une véritable révolution vient de s'accomplir : "la révolution des 200 milles". Le droit classique venu de Grotius, fondé sur le vieux principe de la liberté des mers, a été balayé en quelques années. À qui appartient désormais l'océan ? À tous ceux qui ont les moyens de l'exploiter ? Aux États côtiers ? À la communauté internationale ? Un nouveau droit est né, un droit fondé à la fois sur l'appropriation des énormes étendues marines et sous-marines par les États, et sur l'affirmation d'un principe mondialiste : les richesses du fond des mers, au-delà des juridictions nationales, constituent le "patrimoine commun de l'humanité". Étrange et contradictoire, cette conférence des Nations-Unies, où se mélangeaient les ambitions nationales, et les aspirations à un ordre mondial plus équitable pour les pays en voie de développement. On trouvera dans ce livre tous les textes essentiels, qui ont servi de base à cette négociation planétaire, une documentation unique sur les travaux des six sessions de la conférence, ainsi qu'une synthèse des résultats, et une vue prospective sur l'ère océanique, que le nouveau droit de la mer s'est donné pour mission de préparer : c'est un ouvrage de référence, qui sera désormais indispensable, mais c'est aussi un livre de réflexion politique. Connu à la fois dans les milieux politiques, économiques et scientifiques, en raison du rôle qu'il joue pour rendre à la France sa vocation maritime, membre du Conseil Économique et Social, où il préside l'association d'études des problèmes de la mer, vice-président du Comité économique et social de Bretagne, chargé d'enseignement (droit maritime appliqué à l'Ouest), à l'Université de Nantes, membre du Conseil de la recherche océanologique, membre enfin de la Délégation française à cette longue conférence de l'ONU qu'il a suivie d'un bout à l'autre, Joseph Martray était particulièrement bien placé pour établir ce bilan : le premier qui paraisse sur la IIIe Conférence des Nations-Unies sur le droit de la mer.

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Couverture ebook de La destruction de la marine française par la Révolution, de Joseph Martray
FeniXX réédition numérique (Éditions France-Empire) | 10 janvier 2018

Des bilans de toute sorte ont été établis sur la Révolution. Curieusement, pourtant, on avait omis d'inscrire dans ces bilans ce qui fut l'une des destructions les plus lourdes de conséquences pour l'avenir de la France : celle de notre marine, à son zénith en 1789 et qui, dix ans plus tard, n'existait pratiquement plus. L'ouvrage de Joseph Martray présente d'abord la situation de la marine à la veille de la Révolution, lorsque les flottes de Louis XVI plaçaient la France en tête des nations pouvant alors prétendre à la puissance maritime, qui s'annonçait alors comme la base de la véritable suprématie : celle qui donnait - au début de l'ère industrielle - les moyens d'assurer les communications, la sécurité des transports, l'approvisionnement en denrées et matières premières. Cette grande marine de la fin de la monarchie sera détruite en quelques années, par sectarisme idéologique, avant même qu'elle n'affronte les forces de l'Angleterre à qui la Convention devait, si légèrement, déclarer la guerre le 1er février 1793 : une guerre qui ne s'achèvera qu'en 1815, avec notre élimination totale des océans. Comment a-t-on pu en venir là ? Quels enseignements faut-il en tirer ? Tel est l'objet de cet ouvrage qui va certes provoquer beaucoup de polémiques. Mais comment pourrait-on contester la masse des faits ici rassemblés pour la première fois et leur analyse ? Ce sera, à coup sûr, l'un des livres marquants de la littérature historique produite à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Française.

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