Joseph Grasset
Joseph Grasset
« Je prends ici le mot spiritisme dans son sens étymologique, c'est-à-dire son sens vrai et étroit. Dans les premières éditions de ce livre (le Spiritisme devant la science), j'avais pris le mot dans un sens plus large, englobant sous ce nom tout l'occultisme, tous les faits occultes. J'ai déjà dit plus haut qu'on me me l'avait reproché et on a eu raison. Maxwell, lui aussi, nous a reproché, à Pierre Janet et à moi, le sens que nous donnions au mot spiritisme. "Le spiritisme est une religion, non une science. C'est l'explication systématique de tout un ensemble de faits encore mal connus, mais ce n'est pas l'affirmation simple de ces faits... Le spiritisme, c'est-à-dire l'ensemble des doctrines métaphysiques fondées sur les révélations des esprits, ne saurait, actuellement au moins, être considéré comme appartenant à la biologie". Je me range à celte manière de voir et redonne, cette fois, au mot spiritisme son vrai sens de théorie. J'appelle donc spiritisme la théorie qui attribue à des esprits les divers phénomènes de l'occultisme et de la médiumnité ; je veux dire des esprits désincarnés, de personnes décédées, qui, sur l'appel du médium, se réincarnent momentanément dans sa personne et lui dictent des messages et des communications. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« La plupart des phénomènes étudiés comme occultes il y a un demi-siècle ne le sont plus aujourd'hui et sont devenus scientifiques. La science, qui n'est jamais finie, envahit tous les jours le domaine de l'occultisme dont les frontières reculent sans cesse et qui est ainsi comme la terre promise de la science. Ainsi, de même que l'astrologie et l'alchimie sont aujourd'hui remplacées par l'astronomie et la chimie, bien des phénomènes qui autrefois appartenaient à la sorcellerie, c'est-à-dire à l'occultisme (anesthésies, convulsions, épidémies saltatoires...), ont définitivement pénétré dans la science et appartiennent aux psychoses, à l'hystérie ou au somnambulisme. Nous verrons (c'est un des buts de ce livre) que le magnétisme animal est devenu scientifique sous le nom d'hypnotisme, que les tables tournantes, le cumberlandisme avec contact, la baguette divinatoire, une série de phénomènes médianiques ont cessé d'être des phénomènes occultes... On voit ainsi que, s'il y a toujours un occultisme, les phénomènes étudiés sous ce nom varient d'une époque à une autre et qu'il y a par conséquent intérêt à mettre de temps en temps la question au point, afin que le public ait un guide ou tout au moins un point de départ précis pour la lecture et la critique des innombrables publications qui paraissent tous les jours sur ces sujets. Il est d'autant plus nécessaire d'établir ainsi le bilan actuel de l'occultisme que le public a de la tendance à généraliser hâtivement ; de ce que beaucoup de phénomènes, autrefois occultes, sont aujourd'hui définitivement admis par la science positive, on conclurait volontiers au caractère également scientifique de tous les autres phénomènes occultes comme les matérialisations ou la télépathie. » BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Les lois biologiques de la familleet de la société humainesExtrait de la "Revue du Foyer" La première conférence de la série scientifique a été donnée au Foyer le 13 décembre par M. le professeur Grasset. M. Paul Bourget qui en avait accepté la présidence se trouva au dernier moment empêché de venir au Foyer, mais écrivit une lettre dont M. Henry Bordeaux donna lecture avant de donner la parole à M.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
À la frontière entre science et mystère, L'Occultisme hier et aujourd'hui de Joseph Grasset explore les phénomènes inexpliqués qui défient encore la raison.
Conférence faite à la Semaine Sociale de Bordeaux, le 26 juillet 1909, sous la présidence du professeur Arnozan. MESSIEURS, Pour que vous ayez le moins possible de désillusion, je me permets de vous indiquer immédiatement l'idée que je veux développer devant vous et qui n'est peut-être pas celle que vous faisait prévoir le titre de cette conférence. Quand un homme, qui a consacré toute sa vie à l'étude particulière d'une science, a le très grand honneur d'être autorisé à parler devant une assemblée comme celle-ci, sous la présidence d'un savant éminent dont est justement fière l'Université de Bordeaux, on doit s'attendre à voir le conférencier exalter et développer l'importance et l'utilité de cette science et on ne redoute qu'une chose, c'est qu'il en exagère le rôle et la valeur. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
À la frontière entre science et mystère, L'Occultisme hier et aujourd'hui de Joseph Grasset explore les phénomènes inexpliqués qui défient encore la raison.
Extrait : "L'occultisme n'est pas l'étude de tout ce qui est caché à la science, c'est l'étude des faits qui, n'appartenant pas encore à la science (je veux dire : à la science positive au sens d'AUGUSTE COMPTE), peuvent lui appartenir un jour. Les faits occultes sont en marge ou dans le vestibule de la science, s'efforçant de conquérir le droit de figurer dans le texte du livre ou de franchir le seuil à ce que ces faits cessent, un jour, d'être occultes pour devenir ..."
1. Ancienneté et actualité de la question des rapports de la science et de la philosophie. - 2. Le dogme transformiste et moniste et la philosophie. - 3. Forme actuelle de la question. La biologie humaine et la philosophie. Objet de ce livre.Je n'ai nullement l'intention de reprendre, à travers les divers âges et les diverses doctrines philosophiques, l'historique de la classique et antique question des rapports de la science et de la philosophie : je ne me reconnais pas la compétence voulue pour exposer cette vaste question qui appartient vraiment aux philosophes de carrière.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Je prendrai toujours le mot « science » dans le sens d'Auguste Comte, le sens de science positive, comme je l'ai fait le 13 avril 1901 dans ma Conférence sur les Limites de la biologie devant le même auditoire de confrères et d'amis dont je n'ai jamais oublié le charmant et indulgent accueil.La science ainsi comprise envahit de plus en plus la morale naturelle ou, pour mieux dire, les philosophes non chrétiens s'efforcent de plus en plus de baser leur morale uniquement et exclusivement sur la science : dans leurs livres, la morale devient un chapitre de science, la science des moeurs.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.