Joël Couteau
Joël Couteau
Ce matin-là, en lisant le journal régional, une photo annonçant l'anniversaire millénaire de l'abbaye de Maillezais, en sud Vendée, attira en premier mon regard, mais mon attention se fixa sur un modeste encart, en bas de page, écrit très simplement : "Nous avons appris hier, le décès de Madame Marcelle G, dite Marie du Marais, dans sa quatre-vingt neuvième année. Bien connue des habitants de Maillezais et des environs, elle avait été durant de très longues années, la première sage-femme installée en milieu rural et notamment dans le marais poitevin qu'elle aimait tant..." Qui était Marie du Marais ? Soudainement attiré dans cette quête au coeur des marais du Sud Vendée, le narrateur va, au fil des jours, découvrir le destin exceptionnel de cette femme courageuse.
Dolores, 14 ans, n'a qu'un rêve : aller aux « States », y retrouver son père et le ramener à la maison sur son île de Pago-Pago. À 18 ans, elle débarque à Houston (Texas) sans un dollar en poche. Elle ne sait pas encore qu'elle arrive au coeur d'une Amérique rongée par le racisme, les luttes politiques et la guerre au Vietnam, et qu'elle devra même y affronter la puissante CIA. À des milliers de kilomètres, dans le Dakota du Sud, Louis-Joseph Rapiteau, issu d'une longue lignée d'émigrants français venus d'Anjou et de la Nouvelle France, se passionne pour l'enseignement et les Amérindiens. Il va devoir quitter la ferme familiale pour l'université. Dolores et Louis-Joseph vont affronter les incertitudes de la vie, s'opposer aux idées ségrégationnistes, trouver la force de vivre et aimer. Il leur faudra de longues années avant de trouver la paix, choisir la bonne route. Dolores retrouvera-t-elle son père ? Louis-Joseph fera-t-il reconnaître toutes les richesses et valeurs de ses amis « indiens » ?
Marcel Bluwal est le dernier géant du petit écran. Né en 1925, il a traversé le siècle : son Dom Juan avec Michel Piccoli et Claude Brasseur, ses adaptations de Marivaux - avec Danièle Lebrun et Jean-Pierre Cassel, mais aussi le feuilleton Vidocq sont des chefs d'oeuvres incontournables. Sa vie est un roman, celui d'une époque. Il se souvient dans ce livre des jeudis, du Front Populaire, des actualités de première partie au cinéma, de la guerre et de ce que signifie être enfermé dans une chambre durant près de deux années, des débuts en fanfare de la télévision française, de l'ORTF... Il nous fournit en outre une foule d'anecdotes sur les secrets de tournage, de casting, etc. Son regard sur le monde est acéré, sa passion de l'image intacte, sa parole abondante et passionnante. Ariane Ascaride " Cet homme a signé des chefs d'oeuvre et il continue à être persuadé qu'il est du "deuxième rayon'. C'est peut-être en ça qu'on se rejoint : lui, c'est le petit juif du XIIe et moi je suis la petite Marseillaise du trou du cul du monde. Sans se le dire, on s'est reconnus. " Claude Brasseur " Il y a eu trois metteurs en scène importants dans ma vie, dans ma carrière. Jean-Luc Godard au cinéma, Roger Planchon au théâtre et, à la télévision, Marcel Bluwal. " Léa Drucker " Travailler avec Marcel, c'est rencontrer un metteur en scène dont la vivacité d'esprit, la curiosité inépuisable, et l'énergie font qu'on a envie de le retrouver chaque jour pour qu'il nous raconte une nouvelle histoire. " catherine frot " J'ai appris avec Bluwal à mettre de la vie dans les personnages. " Michel Piccoli " C'est Bluwal qui m'a fait démarrer à la télévision [...] L'art de la télévision est né à ce moment-là et Bluwal en était un des maîtres. "