Jean Vergriete
Jean Vergriete
Au bruit des voix inattendues, Stolzig s'arrêta, stupéfait : trois étrangers, vêtus de noir sous leur grand manteau de bure, avaient pris possession de la clairière, son domaine à lui, Stolzig... Calmement, posément, comme il sied au fils du chef, le garçon prit son arc et l'arma. Alors un éclat de rire fusa sous les feuillages : de l'autre côté du ruisseau, Hella, la nièce du sorcier l'observait, la main posée sur la tête de son magnifique chien-loup...
Patrick poussa la porte de la cabane... elle s'ouvrit : il était libre. D'un bond, il fut dehors ; il ne lui restait plus qu'à mettre le plus de distance possible entre lui et le druide Miliuc, entre lui et L'Irlande qui l'avait garde sept ans prisonnier. Patrick s'en alla, heureux. Si quelqu'un lui avait dit qu'un jour il ne souhaiterait rien d'autre que de revenir, il aurait sans doute ri... et pourtant ce fut exactement ce qui se passa lorsqu'il entendit l'appel des enfants de Fochlad... Mais pourrait-il alors revenir ?