Jean Sgard
Jean Sgard
L'amour saisi sous toutes ses formes, en chacun de ses instants, est le motif central de l'oeuvre de Crébillon, comme il l'est chez Racine ou chez Marivaux, et l'amour libertin y tient une grande place. Mais le libertinage ne donne pas son sens à l'oeuvre de Crébillon. On peut même se demander si le caractère distinctif de l'oeuvre de Crébillon, par rapport à celle de peintres du libertinage comme Duclos, d'Argens ou Laclos, n'est pas sa mobilité, son inquiétude, son refus d'aboutir à un système ou à des conclusions ; l'être humain y est livré à des égarements, des illusions, et le parcours entier de la vie pourrait bien ne représenter qu'un songe. Bien loin de présenter un système du libertinage, Crébillon oppose entre elles des visions individuelles ; plutôt que des conquêtes, il choisit d'évoquer toutes sortes de défaites et de déceptions. C'est pourquoi, dans cet ouvrage, on se propose d'examiner l'oeuvre de Crébillon sous l'angle de la subjectivité, de l'imaginaire personnel des acteurs. Dans les récits de Claude Crébillon, le plaisir, le libertinage et l'amour sont accompagnés, parfois anticipés par des songes, des rêveries romanesques ou sensuelles qui en préfigurent le sens ; la raison y est dévaluée au profit de l'esprit, qui perd lui-même son autonomie, pour obéir aux sollicitations du coeur ou du désir. Une première partie de cet ouvrage porte sur le songe, la rêverie érotique ou romanesque ; la seconde porte sur le conflit du rêve et de la réalité, la troisième sur la vie intérieure dans les Égarements du coeur et de l'esprit.
Marianne Paulot, 15 ans, est en seconde de lycée. Elle est déjà l'auteur de L'Envolée. Ici, il s'agit d'une mère et d'une fille qui toutes deux soliloquent. C'est l'histoire de deux personnalités qui se sont toujours affrontées... « Copyright Electre »
Le siècle des Lumières à travers des illustrations, fac-similés, extraits de la presse de l'époque. « Copyright Electre »