Jean Rivière
Jean Rivière
Omniprésent dans les médias, mais aussi dans le champ politique et dans le langage ordinaire, le terme « bobo » n'est pas neutre. Son usage et ses variantes (« boboïsation », « boboïsé ») tendent à simplifier, et donc aussi à masquer, l'hétérogénéité des populations et la complexité des processus affectant les espaces urbains qu'ils prétendent décrire. En réduisant les « bobos » à des caricatures, on juge des caractères, des intentions et des volontés, en oubliant que les représentations et les pratiques des individus et des groupes sociaux prennent place dans des trajectoires singulières et un monde hiérarchisé. Ainsi, scientifiquement parlant, les bobos n'existent pas, et des expressions telles que « boboïsation » ou « boboïsé » ne conviennent pas pour saisir et caractériser la diversité des logiques et des mécanismes, voire, parfois, les contradictions à l'oeuvre dans les phénomènes de « gentrification ». C'est ce que montre cet ouvrage, qui propose un regard historique et sociologique sur le mot « bobo » et ses usages dans les univers médiatiques, politiques et culturels, comme dans les discours des populations impliquées.
Au début des années 2000, des écrivains juifs américains, petits-enfants de rescapés européens dont une partie de la famille a péri durant la Shoah, écrivent sur le traumatisme trans-générationnel dont ils ont hérité. Bien que nés aux États-Unis, ils partagent une mémoire qui les hante et sont marqués à la fois par la douleur persistante et par l'absence de récit qui caractérisent leurs familles respectives : peu d'informations sont parvenues aux branches américaines des familles d'origine polonaise ou ukrainienne à propos de leurs ancêtres restés dans le Vieux Pays et disparus durant les massacres qui ont décimé des villages entiers entre 1941 et 1943 pendant la phase, longtemps méconnue, de la « Shoah par balles ». Parce qu'ils ont été en contact avec les derniers survivants et témoins directs de la Shoah par balles, Jonathan Safran Foer, Nicole Krauss et Daniel Mendelsohn appartiennent à la génération « passerelle » qui se doit de transmettre la mémoire de la mémoire. Empruntant des voies très diverses, leurs récits procèdent néanmoins tous de l'écriture de soi et impliquent fortement le lecteur en privilégiant l'émotion contenue dans les faits mêmes, ainsi que dans les réactions qu'ils suscitent. Le lecteur accomplit ainsi un voyage difficile dans l'après-coup de la Shoah qui l'amène à aller au-delà de l'événement historique et à appréhender ce bouleversement dans l'histoire de l'humanité, cette perte irrémédiable dont le deuil reste largement inachevé.
Ce livre expose les conséquences de l'implosion de l'Union soviétique, les causes du déclin relatif de l'Europe et des Etats-Unis et la marche accélérée des pays émergents pour s'assurer une première place dans l'économie réelle. Les problèmes d'alimentation, de santé, d'éducation et d'emploi du monde dit "en développement" sont analysés. La remise sur pied de l'économie mondiale ne pourra se faire qu'en privilégiant le développement durable et en retrouvant les bases saines d'une économie réelle.
Jusqu'au début du 20e siècle, la grande majorité des génies mourait avant 50 ans et n'avait donc, après leur apprentissage, qu'une courte période d'activité d'environ 30 ans. Quelques-uns seulement ont eu la chance de vivre plus de 80 ans et d'avoir une carrière d'une durée double de celle de la majorité de leurs contemporains. L'auteur les a nommés les génies au long cours et a sélectionné parmi eux ceux qui ont changé d'orientation pour, en milieu de carrière, se réinventer un nouveau destin. Il les a choisis dans les domaines les plus divers (beaux-arts, littérature, politique et sciences) et a retenu les noms suivants : Michel-Ange (1475-1564), Newton (1642-1727), Voltaire (1694-1778), Franklin (1706-1790), Hugo (1802-1885), Verdi (1813-1901), la Reine Victoria (1819-1901), Tolstoï (1828-1910), Monet (1840-1926), Freud (1856-1939), Picasso (1881-1973) et Mandela (1918-2013).
« Quand le vent tombe en Bas Poitou, le pays apparaît profond et doux, mais il l'était déjà. Quand nous déterrons la charrue pour l'essuyer, la terre nous apparaît plus souple et mieux prête à l'essor, mais la vie est prête sans la force que nous y mettons. Le monde, après le travail, apparaît libéré, mais il était libre avant nous. »