Jean Revel
Jean Revel
Onze nouvelles cernent l’âme normande : entre ruse paysanne, héritages disputés et luttes de pouvoir, Rustres dépeint avec ironie et finesse les petits arrangements et les grands drames des campagnes.
J'arrive d'Orient : j'ai visité successivement le Caire, Aden, Jérusalem, Baalbeck, Constantinople, Athènes : j'y ai vu des merveilles et des misères, de grands souvenirs et des peuples décrépits ; j'y ai vu des nations usées d'où la vie se retire, nations autrefois puissantes ; j'y ai vu des brutes dont les ancêtres gouvernèrent le monde ; j'ai vu ces horizons fameux où apparut, aux yeux de l'histoire, le grand soleil de la civilisation, cet astre qui a longtemps brillé à notre zénith et qui, maintenant, semble plonger dans l'Océan, éclairant d'autres rivages et jetant un dernier reflet sur ces antiques régions d'où il a émergé.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Plongez dans la Normandie du XIXe siècle à travers les récits savoureux de Jean Revel, où paysans, marins et curés de village défilent avec leur gaieté robuste et leur verve bon enfant.
En 1909, la remise des prix avait lieu le 03 août ! L a saison touristique ne commandait pas l'année scolaire , mais la saison d es récoltes. Jean Revel se souvint alors de sa propre enfance, il transmet à ses jeunes auditeurs son amour pour la ruralité et sa terre natale, à laquelle il les invite tous à rester attachés : Ne soyez pas des expatriés. Et comme il est triste, ce mot « hors patrie ! » Comme une menace, une phrase annonçant du mal, des malédictions . En phrases simples, en images faciles à saisir, le conteur et pédagogue devient poète.