Jean-Paul Oury
Jean-Paul Oury
Entre l’utopie verte et le cauchemar algorithmique, De Gaïa à l’IA ose une troisième voie. Jean-Paul Oury y déconstruit les idéologies écologistes et transhumanistes, proposant un manifeste audacieux pour une science enfin libérée des dogmes.
Les querelles sur les OGM se termineront-elles un jour ? Comment expliquer que la technologie progresse et que les oppositions s'expriment de manière plus radicale ? Après s'être interrogé sur l'origine de la « querelle des OGM », analysé les controverses sur les risques sanitaires et environnementaux et sur les avantages socio-économiques de la technologie, l'auteur démontre la nécessité de renouer un vrai dialogue en renonçant au contenu idéologique contenu dans ces polémiques, en démontrant dans quelles conditions une « agriculture responsable » peut se développer. Cet ouvrage est aussi l'occasion d'une interrogation sur le « principe de précaution » et le devoir de recherche et développement indispensable. Cette enquête pluridisciplinaire, d'un niveau de lecture abordable, permet de prendre du recul dans ce débat toujours d'actualité.
L'écologisme n'est plus l'apanage d'une irréductible poignée de chevelus adeptes du potager bio. À la faveur de l'urgence climatique, une jeune prophétesse incarnant l'idée universelle du Bien propage la vision messianique d'un avenir sombre. There is no alternative : l'heure de l'apocalypse écologique a sonné. La prosternation est notre seule voie de salut. Ce totalitarisme mou, teinté d'anticapitalisme de combat, est érigé en système de pensée politique et morale au mépris des fondements de la raison cartésienne. Dans son livre, Jean-Paul Oury décrit sans concession le cadre de croyance que nous impose la viralité d'une idéologie simpliste, manichéenne, et par conséquent redoutable. Du bio à la voiture électrique en passant par le nucléaire ou les OGM, l'auteur démonte méthodiquement le corpus des poncifs écologistes les plus clivants et les plus extrêmes dans l'espoir assumé de nous réconcilier avec la science, et de nous faire retrouver foi dans le progrès technique. Cet ouvrage est aussi le témoin d'une époque à laquelle penser librement, en marge d'une religion nourrie de fantasmes et de peurs, est devenu un acte de courage ; et les voix scientifiques discordantes, des ennemis à abattre.
Avant d'être célébré comme écrivain, Joseph Roth fut un journaliste vedette de la presse écrite. Reportages de guerre, articles politiques ou chroniques judiciaires, les textes sélectionnés dans cette anthologie entretiennent une étroite correspondance avec son oeuvre littéraire. Ils empruntent volontiers aux codes de la nouvelle et, dans le même style acéré, certains personnages ont directement inspiré leurs homologues romanesques.La littérature n'est jamais loin, mais l'intention est celle d'un témoin direct : il s'agit de « dessiner le visage du temps », de rendre compte d'une époque et de la dénoncer. Au fil des articles présentés dans l'ordre chronologique, on chemine avec Roth à travers les régions ébranlées par la défaite de 1918 : guerre russo-polonaise, troubles politiques en Hongrie, en Silésie, en Rhénanie. S'il affiche un parti pris, c'est celui des républiques, d'Autriche puis de Weimar, contre les tentations autoritaires. C'est aussi celui des victimes, des réfugiés, des déplacés, des expulsés, en particulier des juifs de l'Est menacés par l'antisémitisme. On découvre un Roth engagé qui mène par l'écriture un combat de plus en plus désabusé contre le nationalisme identitaire et la violence xénophobe. Il assiste au procès des assassins du ministre Rathenau, à celui de Hitler après le putsch raté de 1923. Il scrute les faits divers, les affaires de moeurs, comme des révélateurs de leur temps. Exercice obligé pour les journalistes de langue allemande, son récit de voyage en URSS, intégralement traduit, témoigne d'un regard singulier. Roth s'y montre sans illusion sur l'Union soviétique juste avant la terreur stalinienne mais aussi curieux et impressionné, non sans réserves, par l'effort de modernisation de la Russie. Sélection, traduction et commentaire de Hugues Van Besien.
Voici le deuxième tome de la trilogie des « Greta » de Jean-Paul Oury qui fait suite à Greta a tué Einstein. Dans le premier essai, l'auteur au travers de moult exemples traite de « la science sacrifiée sur l'autel de l'écologisme ». Il montre comment une idéologie a dénigré la science prométhéenne (OGM, Nucléaire, Antennes relais / 5G, Glyphosate...), pour imposer des pseudo solutions labellisées « made in nature » (Bio, Energies renouvelables, véhicule électrique, homéopathie...) et qui sont en fait le cheval de Troie de la décroissance. Mais si la science et le progrès technologique ont été décrédibilisés à tort, il faut bien reconnaître que, récemment, le mot « science » n'a jamais été autant entendu dans la bouche des politiques qui l'utilisent désormais à toutes les sauces. Ainsi, Greta qui s'était fait connaître en appelant à la grève des cours (une attaque contre la transmission du savoir) dans un revirement inattendu, s'est mise tout d'un coup à commander aux politiques « d'écouter la science ». Filant la métaphore, Oury s'interroge donc : pourquoi après avoir tué Einstein, Greta a-t-elle décidé de le ressusciter. Dit autrement : S'ils ne veulent plus entendre parler de la science pour « transformer le monde », pourquoi certains politiques de gauche et de droite (et pas seulement des idéologues verts) s'appuient-ils désormais sur elle pour gouverner ? Voici la question à laquelle entreprend de répondre cet ouvrage aux travers de cinq études de cas. La science n'est plus ce qu'elle était et l'usage que veut en faire la société semble tout différent. Comment les politiques entendent établir de nouvelles lois - parfois discrétionnaires - en utilisant ce que dit la science sur la catastrophe climatique, l'épidémie de Covid, la 6ème extinction, la finitude du monde ou encore l'impact de nos moindres faits et gestes sur l'environnement....