Jean-Manuel Roubineau
Jean-Manuel Roubineau
Athènes, Ve siècle avant J.-C. : Alcibiade, pupille de Périclès et élève de Socrate, incarne à lui seul les excès et les contradictions de la démocratie athénienne.
« Le sport, disait George Orwell, c'est la guerre, les fusils en moins ». Reflet d'un idéal politique à la fois antagonique et pacifique, le sport permet aux hommes de se mesurer physiquement, sans chercher à s'anéantir. Ses racines plongent dans un passé lointain. C'est en Grèce ancienne que l'on voit sortir de terre les premiers gymnases et les premiers stades, s'établir un circuit de compétitions, se définir des disciplines encadrées de règles et d'interdits. La concurrence et l'excellence y sont érigées en valeurs cardinales. La figure de l'athlète, avatar du citoyen-soldat, s'impose dans le paysage social durant plus d'un millénaire. Les champions, qu'ils soient coureurs, lutteurs ou pentathloniens, font la fierté de leur communauté d'origine : célébrés dans des poèmes, statufiés, ils sont couverts de privilèges et immortalisés dans la mémoire collective. Mais, objets d'une immense ferveur populaire, ils n'en sont que plus attaqués par les savants, philosophes ou médecins, qui fustigent leur inutilité supposée et les dangers de leur mode de vie. C'est à une histoire de ce premier sport, éloigné dans le temps mais souvent si proche de nos pratiques contemporaines, que ce livre invite.
Platon a dit de lui qu'il était un « Socrate devenu fou ». Philosophe atypique, Diogène ne s'est interdit aucune extravagance, ne s'est soumis à aucune des conventions sociales en vigueur à son époque, le IVe siècle av. J.-C. Mais s'il est demeuré, jusqu'à nos jours, une figure familière de la culture occidentale, il le doit avant tout à son rôle dans la naissance d'un courant philosophique majeur, le cynisme. Pourfendeur des théoriciens de la philosophie et adepte d'une philosophie en actes, Diogène choisit de mener une existence de mendiant et s'emploie à dénoncer les artifices de la vie en société. Successivement citoyen de Sinope, étranger en exil, esclave asservi par des pirates crétois puis affranchi, Diogène illustre, de manière saisissante, la mobilité et l'insécurité sociales caractéristiques du monde grec ancien. Surtout, refusant toutes les appartenances, de la famille à la cité, il est le premier à se déclarer citoyen du monde et invente un nouvel idéal : le cosmopolitisme.
Platon a dit de lui qu'il était un « Socrate devenu fou ». Philosophe atypique, Diogène ne s'est interdit aucune extravagance, ne s'est soumis à aucune des conventions sociales en vigueur à son époque, le IVe siècle av. J.-C. Mais s'il est demeuré, jusqu'à nos jours, une figure familière de la culture occidentale, il le doit avant tout à son rôle dans la naissance d'un courant philosophique majeur, le cynisme. Pourfendeur des théoriciens de la philosophie et adepte d'une philosophie en actes, Diogène choisit de mener une existence de mendiant et s'emploie à dénoncer les artifices de la vie en société. Successivement citoyen de Sinope, étranger en exil, esclave asservi par des pirates crétois puis affranchi, Diogène illustre, de manière saisissante, la mobilité et l'insécurité sociales caractéristiques du monde grec ancien. Surtout, refusant toutes les appartenances, de la famille à la cité, il est le premier à se déclarer citoyen du monde et invente un nouvel idéal : le cosmopolitisme.
À partir d'une analyse des inégalités sociales en oeuvre dans les cités, cet ouvrage dresse un panorama de la vie sociale qui se déroule en leur sein, entre le VIe et le IIe siècle avant J.-C. Après avoir appréhendé les inégalités de droit, de genre et de fortune, le livre étudie la manière dont celles-ci se manifestent dans les structures du quotidien, qu'il s'agisse des pratiques vestimentaires, alimentaires, funéraires ou immobilières. Les liens sociaux en vigueur, les manières de se réunir, de se distraire, de célébrer les dieux, ou encore les mécanismes de solidarité en vigueur dans la cité, traduisent de manière variable et nuancée l'ordre social. Par exemple, les citoyens fortunés, au sommet de la pyramide sociale, adoptent de nombreuses stratégies de reproduction, depuis l'éducation inculquée à leurs enfants jusqu'aux choix matrimoniaux en passant par les formes de contrôle des naissances. Pour autant, la possibilité de gravir l'échelle sociale existe bel et bien, qu'il s'agisse de s'enrichir ou d'accéder à un statut plus favorable, et contribue, malgré tout, à faire de la cité une société d'opportunités.
"Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette histoire du sport antique, analysée et expliquée par Jean-Manuel Roubineau, maître de conférences à l'Université de Rennes, spécialiste d'histoire sociale de la Grèce ancienne et d'histoire du sport. Pratique du quotidien, spectacle offrant des prouesses, le sport fait partie intégrante de nos vies. Pourtant il est rare de s'interroger sur ses origines. Cette pratique, qui tire ses racines de l'Antiquité, a été inventée deux fois. Jean- Manuel Roubineau revient sur cette curieuse naissance. Il étudie ici l'ensemble de l'univers sportif, soucieux de restituer la signification antique des pratiques sportives. Tout en mettant en lumière les différences qui séparent notre conception moderne du sport de celle de l'Antiquité, l'historien souligne les similitudes avec nos pratiques actuelles, comme l'apparition de la figure sociale de l'athlète et la gloire qui entoure le vainqueur et celle d'un fervent public et même la diététique athlétique. Une histoire incontournable pour saisir les fondements du sport contemporain." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX
"La plus riche vie, que je sache, à être vécue entre les vivants (...) c'est, tout considéré, celle d'Alcibiade à mon gré". C'est par ces mots que Montaigne présente Alcibiade, personnage haut en couleurs, emblématique des guerres antiques. Elève de Socrate, doté d'un insolente beauté, réputé pour sa remarquable éloquence, il a été accusé d'être impliqué dans les scandales religieux de son époque. Soldat intrépide, stratège habile, audacieux, il a permis à Athènes de remporter quelques victoires éclatantes. Janus aux deux visages, héros épique, doté de l'éclat du génie, Alcibiade a oscillé entre deux existences, l'une pleine de gloire et de reconnaissance, et l'autre remplie de trahisons, d'exils, de pauvreté et de haine. Jean-Manuel Roubineau nous fait découvrir cette personnalité hors du commun, que le poète Lord Byron, captivé par la personnalité romantique d'Alcibiade, place sans hésitation au sommet du panthéon des Anciens illustres. Claude COLOMBINI Les Presses Universitaires de France et Frémeaux & Associés proposent cette biographie d'Alcibiade, analysée et expliquée par Jean-Manuel Roubineau, maître de conférence en histoire ancienne et spécialiste d'histoire sociale et d'histoire du sport antique.
Lutteur d'exception, Milon de Crotone accumule, au VIe siècle av. J.-C., le plus extraordinaire des palmarès sportifs de l'histoire. Multiple champion olympique, sa légende, antique comme moderne, a fleuri autour des exploits qu'on lui prête, qu'il s'agisse de prouesses physiques ou alimentaires. Érigé par les Anciens en figure exemplaire de la force, de l'énergie ou encore de la virilité, Milon a frappé les esprits tant par son rôle déterminant dans la guerre contre Sybaris que par les conditions dramatiques de sa disparition, dévoré par des loups dans une forêt de Crotone, les mains prisonnières d'un chêne qu'il avait tenté de fendre. Mais Milon est avant tout le témoin et l'un des acteurs principaux de la naissance d'un phénomène majeur de la culture occidentale, le sport, et de l'émergence d'une figure sociale d'un nouveau type : l'athlète.