Jean-Louis Coatrieux
Jean-Louis Coatrieux
1975-2003 : comment une poignée de pionniers à Rennes a révolutionné la médecine par l’ingénierie. Ce récit captivant révèle les coulisses d’une aventure scientifique et humaine qui a marqué l’histoire de la santé en France et au-delà.
Jean-Louis Coatrieux se livre dans cette conversation avec son ami Jean Cloarec comme il ne l'a jamais fait. Polymathe accompli, il parle de ses rencontres littéraires et scientifiques, de son métier de chercheur et surtout de ceux auxquels il doit tout, nous dit-il. Un parler vrai, sur ses racines, sur ses passions, ses engagements, ses révoltes, sur ces passages entre science et littérature. Sur un monde certes toujours partagé entre lumière et obscurité mais où chacun peut suivre mille chemins de simple humanité. Jean-Louis Coatrieux a reçu de nombreux prix internationaux (IEEE Career Achievement Award, IEEE Millennium Award...) pour ses travaux de recherche en imagerie médicale. Comme écrivain, il est l'auteur d'essais, de nouvelles et de romans. Citons parmi ses derniers ouvrages Parle-moi, s'il te plaît, aux éditions La Part Commune (2022), Tu seras une femme, ma fille et Natcho, l'enfant du barrio, aux éditions Riveneuve (2022 et 2023), Le Rêve d'Alejo Carpentier en deux volumes, Coabana et Orinoco, aux éditions Apogée (2019 et 2021). Après des études scientifiques à Grenoble, Jean Cloarec a enseigné mathématiques et informatique puis pris la direction d'un centre de formation. Membre du Comité de direction de la revue Hopala ! La Bretagne au monde de 2009 à 2018, il vient de publier Le Corps de garde, Sahel et autres poèmes (2022).
Coabana est le premier volet d'un diptyque consacré à Alejo Carpentier : le roman d'un demi-siècle traversé par un personnage hors du commun, tour à tour journaliste, écrivain, musicologue, homme de radio et de cinéma. Après une naissance incertaine à Cuba, une jeunesse frondeuse, la prison et une fuite orchestrée par Robert Desnos, ce sont des rencontres de hasard, des amours et surtout de vraies amitiés : André Malraux, Ernest Hemingway, Raymond Queneau, Diego Rivera, Pablo Picasso, Federico Garcia Lorca, ils sont tous là. Et avec eux le monde. Il y aura aussi l'abandon du père, la misère, l'exil, les piges littéraires, l'insouciance des temps rythmés par les rumbas dans le Paris d'entre-deux-guerres, la montée du fascisme et de l'antisémitisme, l'engagement politique et le retour au pays enfin.
Jean-Louis Coatrieux a croisé sur sa route Aragon, Neruda, Guillevic grâce à son professeur de philosophie, Jean Marcenac, par ailleurs poète lui-même et biographe d'Aragon. Puis d'autres écrivains comme Georges Perros, Philippe de Boissy et Charles Le Quintrec. "In absentia" poursuit un dialogue commencé dans "À les entendre parler" avec ses amis écrivains, Xavier Grall, Guillevic, Louis Guilloux, Georges Perros, Armand Robin, Victor Segalen. Ce sont cette fois Federico Garcia Lorca, Nazim Hikmet et Pablo Neruda. « Lorca, Hikmet, Neruda seraient-ils des poètes trop tentés d'agrandir le monde ? Des victimes de causes entendues dans un autre siècle dont nous n'avons aujourd'hui nul besoin ? Loin de leur écrire une fin d'histoire dont ils n'auront pas été les auteurs ou de leur coller aux corps comme s'ils étaient encore vivants, quelque chose dans le présent ne cède rien à tous ceux qui souffrent de creuser encore les blancs et les silences, dans ces mots où simplement vivre et prendre une résidence sur terre, inconnue ou étrangère. Alors, que ce soit sous les séquoias, les érables ou les cèdres, tous ces arbres de feu, le sommeil est impossible. » Jean-Louis Coatrieux Ils en parlent... « Au-delà des grands sculpteurs de mots que furent ces trois grands écrivains, c'est bien aux résistants qu'il voue donc son admiration. Résistance : le fil rouge de trois itinéraires. Et résister aujourd'hui, pour Jean-Louis Coatrieux, commence par se réapproprier des auteurs pour qui « le monde n'était pas tel qu'il était, mais comme ils voulaient le créer, libre, lumineux, insolent ». S'il surligne la puissance littéraire - et révolutionnaire- du trio Hikmet, Lorca, Neruda, c'est aussi pour mieux pointer l'insignifiance de certains écrits actuels et pour fustiger « le brouhaha littéraire » ou la « lessive des idées » dans une vie « de plus en plus colonisée par le bref, la pulsion, la vague du moment ». Son petit livre est, à cet égard, une belle remise à plat et une invitation à revenir - comme l'on dit - aux fondamentaux. » Pierre Tanguy
Deux voix, un même élan : Duo solo capture l’échange rare entre un homme de science et un traducteur passionné, unis par leur quête de sens.