Jacqueline Manicom
Jacqueline Manicom
1792-1802 : comment la marine française, souvent jugée en déroute, a su adapter ses stratégies pour affaiblir l’Angleterre et préparer la paix d’Amiens. Une réévaluation passionnante de son rôle clé dans la Révolution.
Sage-femme guadeloupéenne à Paris dans les années 1960 et 1970, Jacqueline Manicom voit tout : les avortements clandestins, les grossesses imposées, les violences médicales, le mépris social et le racisme ordinaire qui hantent les couloirs de l'hôpital. De cette expérience pré-loi Veil naît La graine (1974). Bien plus qu'un journal, c'est un texte incandescent et bouleversant, à la fois manifeste et prière. Jacqueline Manicom y mêle la vérité technique à une langue charnelle. Elle raconte la banalité et le vertige de la naissance, à une époque où les sages-femmes risquent leur poste si elles osent parler. Unique femme noire parmi les signataires du ' manifeste des 343 ', témoin au procès de Bobigny aux côtés de Gisèle Halimi et de Simone de Beauvoir, fondatrice du planning familial à la Guadeloupe dès 1964, Jacqueline Manicom incarne une pensée à la croisée des luttes de sexe, de classe et de race. Épuisée par les combats et le racisme, elle met fin à ses jours en 1976, à quarante et un ans. Cinquante ans plus tard, la réédition de La graine rend justice à celle qui a voulu dire la vérité crue des corps et faire entrer en littérature ce que l'on préférait taire.
Plongez dans La graine, le journal bouleversant de Jacqueline Manicom, sage-femme guadeloupéenne et féministe engagée. Un récit incandescent sur la naissance, le racisme et la lutte pour les droits des femmes dans les années 1970.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.