Henry-D Davray
Henry-D Davray
Dans "La conquête du courage", Stephen Crane raconte les aventures d'un groupe de volontaires engagés dans la guerre de Sécession américaine. Le jeune fermier Henry Fleming a trop rêvé de gloire et d'exploits pareils à ceux des héros de l'Antiquité pour ne pas céder au désir de s'engager. Mais la guerre ressemble peu aux combats épiques d'antan et, lorsque vient son tour de recevoir le baptême du feu, il est pris d'angoisse. Saura-t-il se conduire en brave? Le premier contact avec l'ennemi lui apporte la réponse: c'est non. Il se ressaisit pourtant et, sous la mitraille, fait tant bien que mal le lent apprentissage de la maîtrise de soi, de la «conquête du courage». Le caractère volontairement sobre de la description que Crane donne de la bataille (inspirée par la bataille de Chancellorsville, 1863), la compréhension du phénomène de la guerre qui fait son chemin dans l'esprit du jeune soldat, la simplicité du récit, la vérité de chaque détail, l'accent humain de certaines observations, font de ce roman, considéré par Joseph Conrad comme un chef-d'oeuvre, un classique de la littérature américaine. Il influencera durablement une génération d'écrivains, dont Ernest Hemingway, John Steinbeck et Erskine Caldwell.
Un savant a inventé une machine extraordinaire capable de se déplacer à travers les siècles. Alors qu'il atterrit en 802 701, il découvre une Terre bien différente : elle ressemble à un grand jardin paradisiaque où ne subsiste ni mauvaises herbes, ni animaux. Elle est habitée seulement par un peuple d'androgynes, doux et pacifiques, les Éloïs, qui passent leur temps à jouer et à manger des fruits au milieu d'une verdure abondante. Pourtant, sous cette apparente sérénité semble se cacher un lourd secret. Des puits extrêmement profonds parsèment les lieux et émettent d'étranges sons métalliques, et la nuit, de terrifiantes créatures font surfaces et enlèvent les Éloïs dont ils se nourrissent... Il s'agit là d'un chef-d'oeuvre de la science-fiction, devenu un véritable classique du genre. « La Machine à explorer le temps » est encore aujourd'hui une inépuisable source d'inspiration, et sera maintes fois adapté au cinéma, entres autres par Simon Wells, l'arrière-petit-fils de H. G. Wells. George Orwell ou Jules Verne s'en inspireront pour rédiger à leur tour des monuments de la science-fiction. H. G. Wells (1866-1946) est un écrivain anglais, connu principalement pour ses oeuvres de science-fiction. Souvent décrit comme un précurseur, H. G. Wells influencera bon nombre d'ouvrages à venir : ses romans présentent de nombreuses innovations technologiques telles que les voyages spatiaux, la bombe atomique et Internet. Nominé à quatre reprises pour le prix Nobel de littérature, Wells a exploré un large éventail de thèmes, occupant l'une des places principales du canon de la littérature britannique. On compte, parmi ses meilleurs ouvrages, le roman de voyage dans le temps « La Machine à explorer le temps », le roman d'aventure de science-fiction « L'île du Docteur Moreau », le roman de lutte entre l'humanité et les extraterrestres « La Guerre des mondes », et plus de soixante-dix histoires courtes.
"Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps."
"Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps."
Le héros, « l'Explorateur du Temps », a inventé une machine qui lui permet de se déplacer dans le temps, exactement comme on le fait dans l'espace. C'est ainsi qu'il débute par un « voyage » en l'an 802 701 de notre ère. Les premiers habitants qu'il rencontre sont des êtres oisifs, les « Eloïs », et le monde semble être devenu un paradis. Mais il ne tarde pas à découvrir d'autres habitants, souterrains et monstrueux, les « Morlocks », qui kidnappent les Eloïs pour s'en nourrir... Auteur satirique, socialiste convaincu, Wells réalise avec ce roman davantage qu'un livre de science-fiction, il fait une satire prophétique de la société capitaliste (les Eloïs représentant l'ancienne classe des patrons, les Morlocks celle des prolétaires).
La Machine à explorer le temps, est sans doute la nouvelle post-modernisme, la plus élaborée de H.G Wells. Ce roman a accompagné plusieurs générations de fan de science-fiction. L'histoire nous propulse dans le futur en 802 701, dans un monde post apocalyptique où l'espèce humaine a détruit toute forme de vie animale, afin de retrouver sur Terre, l'Eden original. Mais ce paradis cache bien des secrets peu avouables, que le protagoniste principal va apprendre à découvrir rapidement...
L’an 802 701 attend son premier visiteur : un inventeur victorien propulsé dans un futur où l’humanité, scindée en deux espèces, cache sous des apparences d’Eden une vérité bien plus sombre. La Machine à Explorer le Temps de H.G.
L’an 802 701, un voyageur découvre un monde où l’humanité s’est scindée en deux espèces : les Éloïs, êtres fragiles et insouciants, et les Morlocks, créatures nocturnes et redoutables. La Machine à Explorer le Temps de H.G.