Henri Viard
Henri Viard
Paris, années 1980. Léon Bonape, milliardaire flamboyant et patron sans scrupules de l’industrie poissonnière, règne en maître sur Rungis et ses autoroutes.
1931. Sur l'initiative d'André Citroën est lancée « l'expédition française Centre-Asie », la fameuse « Croisière jaune ». De Beyrouth à Pékin, les autochenilles Citroën parcourent plus de 12 000 kilomètres. A leur tête, Georges-Marie Haardt, qui a déjà mené à bien en 1924 la non moins célèbre « Croisière noire ». De cet exploit authentique, qui a fait date dans l'histoire de l'automobile, Henri Viard s'est inspiré pour le feuilleton de télévision « La cloche thibétaine » (1ère chaîne) et pour le roman que nous publions aujourd'hui. Il s'agit bien sûr d'un livre de fiction, mais une fiction qui n'exagère nullement - même si elle les romance - les difficultés qu'ont dû surmonter Haardt et ses compagnons. Aux obstacles naturels, à la chaîne de l'Himalaya, au désert de Gobi, se sont ajoutés les obstacles humains ou politiques : pillards arabes, bandits mongols, « irréguliers » chinois, tribus du Sin-Kiang en révolte, peuplades non contrôlées. Les rebondissements se succèdent, les pires difficultés sont vaincues une à une, par la ténacité, par l'endurance, parfois par la ruse. « La cloche thibétaine », c'est une aventure digne de Jules Verne, où le comique côtoie le tragique. C'est l'exploration d'immenses territoires encore mal connus à l'époque, c'est le triomphe des techniques nouvelles et de l'ingéniosité de ceux qui les emploient, c'est surtout le combat victorieux d'une poignée d'hommes contre l'adversité.
Qui est Marcel Saint-Romans ? Rien d'autre qu'un amateur d'art, un paisible propriétaire dont les vignobles de Bourgogne s'honorent d'un cru célèbre. Bref, un notable sans histoire, respecté et respectable. Alors, pourquoi a-t-il été kidnappé ? Pourquoi une telle panique au plus haut niveau des services secrets ? À qui peut profiter l'effroyable machination insidieusement mise en place ? En dire davantage serait ôter son diabolique suspense au roman d'Henri Viard (La bande à Bonape), qui vient d'être adapté pour le petit écran - six épisodes d'une heure, produits par Télescope et FR3, mis en scène par Michel Wyn - avec Jean Piat, Danièle Delorme, Jacques Dacqmine, Souad Amidou, Françoise Christophe, Francine Bergé, Isabelle Lacan et Pierre Vernier dans les principaux rôles.