Henri Tisot
Henri Tisot
Le copain et le cabanon plonge le lecteur dans les souvenirs d’enfance d’Henri Tisot, entre tendresse et nostalgie. Ce récit autobiographique, à la fois drôle et poignant, évoque l’amitié, la perte et la quête de ce qui s’échappe avec le temps.
La rencontre avec un mystérieux érudit, celui que l'on nomme le père Albert, l'amène à arpenter les paraboles, comme on visite un musée, se délectant devant chaque toile, traquant les moindres détails, tels des signes semés sur la route du divin. Ce superbe conte philosophique, véritable parcours initiatique, ouvre à chacun la porte des énigmes de la connaissance, invitant le lecteur à remonter aux sources du christianisme, au pays de la Torah. Porté par une joie profonde, Henri Tisot signe là un livre inspiré et inspirant, souvent bouleversant. Une leçon d'amour et de sagesse, comme l'atteste la lettre que lui adressa André Chouraqui après avoir lu La Rencontre : Vous témoignez avec ferveur pour la réconciliation et la paix.
Je vous présente mon père, le Soleil ! Mon soleil, Félix Tisot. Jamais prénom ne fut mieux porté ; Félix veut dire « heureux » ! Félix, les ténèbres ce n'est pas son fort ; l'Apocalypse - qui est tant à la mode - non plus. Lui, sa spécialité c'est la lumière. Il la peint d'ailleurs, à la même allure qu'elle se déplace ; trois cent mille kilomètres à la seconde. C'est vous dire que mon père vous transporte, en un clin d'oeil, dans le Midi. La passion de mon père, c'est d'ouvrir des fenêtres sur le pays qu'il aime. Mais, attention ! Le Midi qu'il peint, ce n'est pas celui des bluffeurs, des « exagérateurs », celui inventé par ceux qui l'avilissent en le parodiant... Non ! Il ne faut pas confondre, les fenêtres de mon père s'ouvrent à larges battants sur le Midi de Mistral, de Daudet, de Giono, de Pagnol, celui de la tendresse et de la pudeur, avec ce je ne sais quoi de rare, qui vous fait dire que c'est profond. Autant de sentiments que l'on ne prête pas volontiers aux méridionaux et pourtant, regardez ! Ces toiles, signées Félix Tisot, n'ont-elles pas l'air de vous dire : « Et la tendresse, dis ? La tendresse... Qu'est-ce que tu en fais ? ». « La pudeur, c'est un sentiment fin et délicat : c'est le contraire de l'Escartefiguerie ! ».