Hector Bianciotti
Hector Bianciotti
Plongez dans Un jeune homme étonné, un recueil vibrant où Hector Bianciotti, romancier et critique passionné, partage ses rencontres littéraires et son amour inconditionnel pour les mots.
Le romancier Hector Bianciotti (1930-2012) était aussi un grand critique et un éditeur enthousiaste. La publication d'un premier recueil (Une passion en toutes lettres, 2001) avait prouvé quel lecteur il était des oeuvres classiques. Il avait alors exclu de sa sélection les écrivains vivants, qu'il lisait pourtant avec autant de respect et de passion et avec lesquels souvent il entretenait un dialogue très personnel. Ses critiques, parues dans La Quinzaine littéraire, Le Nouvel Observateur et Le Monde des livres, ne sont jamais des jugements froids : elles sont actes d'amour, compagnonnages ardents, invitations à partager l'émotion d'une découverte. Bianciotti lit ses confrères en romancier, en poète, en homme d'exil et de ferveur. Aux comptes rendus s'ajoutent des entretiens, des portraits, des articles plus généraux sur le cinéma, l'opéra, la mode, le théâtre. Ce recueil n'est pas seulement un florilège : c'est le journal spirituel d'un écrivain qui se cherche et se découvre à travers les autres. Ce "jeune homme étonné" qu'il resta toute sa vie nous tend un miroir : celui de l'incessant émerveillement que procure la littérature quand elle devient vie enrichie et souffle transmis.
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La première biographie consacrée à la vie et à l'oeuvre de l'écrivain et académicien franco-argentin Hector Bianciotti, enrichie de textes rares et inédits.À la fois écrivain, critique littéraire et éditeur, infatigable lecteur et découvreur de talents, Hector Bianciotti est une figure essentielle de la vie littéraire française du second XXe siècle. René de Ceccatty, qui fut son ami, signe une biographie enrichie de textes rares et inédits en français, exhumés des archives personnelles de l'auteur auxquelles il a eu accès.
Depuis l'apparition du platonisme chrétien dans l'empire romain, la discussion sur la foi et le savoir a façonné le développement ultérieur de l'héritage philosophique des Grecs. Dans cette discussion Jürgen Habermas trouve le fil directeur de sa généalogie d'une pensée postmétaphysique. Il montre comment la philosophie - en parallèle à la formation d'une dogmatique chrétienne dans les concepts philosophiques - s'est pour sa part approprié des contenus essentiels issus des traditions religieuses et s'est transformée en un savoir capable de fondation. C'est précisément à cette osmose sémantique que la pensée séculière qui succéda à Kant et à Hegel doit la thématique de la liberté rationnelle et les concepts fondamentaux de la philosophie pratique qui, jusqu'à aujourd'hui, se sont révélés déterminants. Alors que la cosmologie grecque a été déracinée, les contenus sémantiques d'origine biblique ont été transférés dans les concepts fondamentaux de la pensée postmétaphysique. L'histoire de la philosophie peut être aussi envisagée comme une succession irrégulière de processus d'apprentissage provoqués de façon contingente. Une telle "généalogie" non seulement met en évidence ces contingences, mais elle met en lumière la nécessité d'un concept compréhensif de raison et la conception que la pensée philosophique se fait d'elle-même à l'aune de ce concept. Habermas élabore une conception dialectique de l'émancipation de la science par rapport à la théologie et du savoir par rapport à la foi. Et il encourage l'instauration d'une relation dialogique vis-à-vis de toutes les traditions religieuses. La pensée postmétaphysique se situe entre sciences et religion.
Depuis l'apparition du platonisme chrétien dans l'empire romain, la discussion sur la foi et le savoir a façonné le développement ultérieur de l'héritage philosophique des Grecs. Dans cette discussion Jürgen Habermas trouve le fil directeur de sa généalogie d'une pensée postmétaphysique. Il montre comment la philosophie - en parallèle à la formation d'une dogmatique chrétienne dans les concepts philosophiques - s'est pour sa part approprié des contenus essentiels issus des traditions religieuses et s'est transformée en un savoir capable de fondation. C'est précisément à cette osmose sémantique que la pensée séculière qui succéda à Kant et à Hegel doit la thématique de la liberté rationnelle et les concepts fondamentaux de la philosophie pratique qui, jusqu'à aujourd'hui, se sont révélés déterminants. Alors que la cosmologie grecque a été déracinée, les contenus sémantiques d'origine biblique ont été transférés dans les concepts fondamentaux de la pensée postmétaphysique. L'histoire de la philosophie peut être aussi envisagée comme une succession irrégulière de processus d'apprentissage provoqués de façon contingente. Une telle "généalogie" non seulement met en évidence ces contingences, mais elle met en lumière la nécessité d'un concept compréhensif de raison et la conception que la pensée philosophique se fait d'elle-même à l'aune de ce concept. Habermas élabore une conception dialectique de l'émancipation de la science par rapport à la théologie et du savoir par rapport à la foi. Et il encourage l'instauration d'une relation dialogique vis-à-vis de toutes les traditions religieuses. La pensée postmétaphysique se situe entre sciences et religion.
À l'orée de la Forêt Enchantée, tous les animaux sont venus assister au vol d'essai du Père Noël, une semaine avant LA nuit magique. Mais rien ne se passe comme prévu : le traîneau finit dans un tas de neige, le Père Noël se casse la jambe et les rennes se mettent en grève ! Britannicus l'ours polaire grincheux et Rägnar le renard moqueur partent en mission pour arranger la situation. L'improbable duo parviendra-t-il à sauver Noël ? Accrochez vos ceintures : le compte à rebours a commencé... 24 chapitres drôles etet trépidants, à lire en attendant Noël !
À l'orée de la Forêt Enchantée, tous les animaux sont venus assister au vol d'essai du Père Noël, une semaine avant LA nuit magique. Mais rien ne se passe comme prévu : le traîneau finit dans un tas de neige, le Père Noël se casse la jambe et les rennes se mettent en grève ! Britannicus l'ours polaire grincheux et Rägnar le renard moqueur partent en mission pour arranger la situation. L'improbable duo parviendra-t-il à sauver Noël ? Accrochez vos ceintures : le compte à rebours a commencé... 24 chapitres drôles etet trépidants, à lire en attendant Noël !
"S'il y avait eu un autre témoin, je lui céderais volontiers la place, ici, pour qu'il mène à bien le récit de la vie d'Adélaïde Marèse, telle qu'elle me la laissa entrevoir au fil des quelques mois où nos exils coïncidèrent. Je ne sais pas trop à quoi j'obéis en essayant de préserver par l'écrit une vie dont les jours ne s'éclairèrent d'aucune gloire, qui fut toute de discrétion et de secrète intransigeance, d'autant plus que je tends à croire que si une chose est exemplaire en ce monde, toutes le sont : ou bien les célébrations de la mémoire sont toutes méritées, ou bien aucune. Nous ne savons pas pourquoi nous agissons ; la vie se sert de nous pour faire des échanges qui nous dépassent. Je tâcherai de décrire le cheminement d'une femme depuis les jours de ce qu'elle appelait le continent austral et qui est morte un dimanche, il y a quelques semaines, à Paris, dans l'une des nefs de l'hôpital Saint-Louis, après avoir vécu ses derniers mois dans le quartier du faubourg Saint-Denis où quelques personnes garderont, avant de s'en aller à leur tour, juste le souvenir de sa silhouette d'institutrice." Prix Femina
"S'il y avait eu un autre témoin, je lui céderais volontiers la place, ici, pour qu'il mène à bien le récit de la vie d'Adélaïde Marèse, telle qu'elle me la laissa entrevoir au fil des quelques mois où nos exils coïncidèrent. Je ne sais pas trop à quoi j'obéis en essayant de préserver par l'écrit une vie dont les jours ne s'éclairèrent d'aucune gloire, qui fut toute de discrétion et de secrète intransigeance, d'autant plus que je tends à croire que si une chose est exemplaire en ce monde, toutes le sont : ou bien les célébrations de la mémoire sont toutes méritées, ou bien aucune. Nous ne savons pas pourquoi nous agissons ; la vie se sert de nous pour faire des échanges qui nous dépassent. Je tâcherai de décrire le cheminement d'une femme depuis les jours de ce qu'elle appelait le continent austral et qui est morte un dimanche, il y a quelques semaines, à Paris, dans l'une des nefs de l'hôpital Saint-Louis, après avoir vécu ses derniers mois dans le quartier du faubourg Saint-Denis où quelques personnes garderont, avant de s'en aller à leur tour, juste le souvenir de sa silhouette d'institutrice." Prix Femina
Comme on peint une fresque vive où l'exact se mêle au songe, Hector Bianciotti poursuit son Odyssée. Est-ce l'heure du retour vers le pays de sa première naissance, vers la plaine argentine qu'un jeune homme aventureux avait quittée quarante ans plus tôt ? Ou est-ce l'heure qu'interroge la vie, légère, dansée, mélancolique - écrite comme en un rêve ? Heureux celui qui est parti : sa famille l'accueille, Armando et les siens, les soeurs, quelques voisins. Une nation fête son enfant, qui fit ailleurs sa vie. De ces jours étranges, comme de ces autres moments forts de la mémoire ressuscitée, Hector Bianciotti donne un récit que berce l'émotion. On croise au fil des pages des visages déchirés, renaissants, somptueux : Nilda la jeune morte, mariée puis déchue, assassinée peut-être ; Hector Ramirez, ce double qu'on voudrait si proche et qui s'échappe de page en page : Hervé Guibert, qui sait la mort, et l'écrit ; Borges, le maître aveugle, l'ami. Et encore, Cumiana, village de naissance du père en Italie, Genève, les paysages du Tessin, autant de lieux où Hector Bianciotti nous importe, homme aux mille facettes dont nous suivons la trace sur les chemins magiques du passé... Comme la trace de l'oiseau dans l'air. Hector Bianciotti est né en Argentine le 18 mars 1930. Comme la trace de l'oiseau dans l'air est son cinquième livre écrit en français après Sans la miséricorde du Christ (Prix Femina 1985), Seules les larmes seront comptées (1989), Ce que la nuit raconte au jour (Prix de la Langue de France 1992) et Le pas si lent de l'amour (1995). Hector Bianciotti a obtenu le Prix Prince Pierre de Monaco en 1993.
A l'aube du 18 mars 1955, le paquebot à bord duquel le narrateur était monté quinze jours auparavant à Buenos Aires mettait le cap sur Naples. Il allait avoir vingt-cinq ans lorsqu'il entreprit ce voyage - qu'il voulait sans retour - les poches vides, mais fort d'une double conviction : son destin l'attendait en Europe, et - c'était là sa devise - pour tenir debout, il fallait apprendre à tomber. "Auto-fiction" d'un moraliste autant que récit picaresque peuplé de personnages hors du commun, ce livre nous entraîne des bas-fonds de Naples à Rome, où l'auteur fait longtemps l'expérience de la faim ; de l'Espagne noire de Franco - où il restera quelques années, toujours talonné par la misère - à Paris où il éprouve que le voyage, enfin, s'achève. Sans soupçonner qu'un autre l'y attendait qu'il effectuera à son insu : le lent passage de sa langue d'enfance à celle de son pays d'élection. Et tout au long de ce parcours, les figures tutélaires de la vie d'un homme se redressent, éveillées par les soleils de sa mémoire.
Pour qu'il y eût ce livre, il a fallu d'abord deux continents, et que des Piémontais, poussés par la pauvreté, émigrent et aillent défricher un coin de cette plaine illimitée que l'on appelle pampa. Il a fallu aussi qu'un enfant promis, tout naturellement, aux travaux des champs, saisisse la seule chance alors offerte aux gens de son état : le séminaire, où l'attendent, pêle-mêle, amitiés particulières, musique, les livres, qu'il espérait tant, et la découverte de la langue française. Il a douze ans. Là-bas, en Europe, la guerre bat son plein, tandis qu'ici s'installe et prospère la dictature, celle de Peron et d'Eva Duarte, sous laquelle nul n'échappe à la surveillance et à la délation. Et c'est le meilleur ami qui, se révélant soudain être un mouchard haut placé, et voulant se le faire pardonner, offre à l'ancien séminariste le billet de bateau salvateur.