Hadrien France-Lanord
Hadrien France-Lanord
Paris résistant est le deuxième tome d'une étude de Paris pendant la guerre. Le premier, Paris allemand, décrivait l'emprise de l'occupant sur toutes les activités de la grande ville ; du moins apparemment. En fait, une résistance clandestine est née assez rapidement, spontanée d'abord, encouragée et soutenue par la France Libre et par la Grande-Bretagne ; toujours largement minoritaire dans la population, elle a recruté dans tous les milieux, politiques, sociaux, professionnels, confessionnels. Henri Michel montre comment elle s'est développée et s'est enhardie en inventant ses modes de combat ; satire de l'occupant, textes et journaux clandestins, collecte de renseignements, solidarité pour les personnes en danger, manifestations, sabotages et attentats, grèves, pour s'épanouir dans l'insurrection d'août 1944. Paris devient ainsi « le plus gros maquis de France ». En réalité cet ensemble recouvrait plusieurs courants gaulliste, socialiste, communiste et plusieurs types de groupements mouvements, réseaux, partis, syndicats. Ils se connaissaient mal, et coopéraient difficilement. La rupture, toujours latente, ne s'est pas produite, tout le monde reconnaissant l'autorité du général de Gaulle et, en définitive, toutes les parties jouant le jeu de la démocratie. Peu à peu les organismes de la Résistance et leurs services communs ont établi leur siège à Paris, devenu ainsi la capitale d'un pouvoir clandestin qui prendra sans difficulté la place du pouvoir de Vichy, et imposera aux Alliés une libération de la ville plus rapide qu'ils ne l'avaient prévue, et moins coûteuse qu'on l'avait redouté.
"n'est qu'un autoportrait on s'y est mis à trois" Avec la collaboration d'Hadrien France-Lanord et Sophie Pailloux-Riggi.
Plonger au coeur du moderne. À travers la philosophie, la peinture, la musique et toute forme de poésie en général, il s'agit ici de s'aventurer dans la révolution moderne, qui bouleverse nos systèmes de représentation et interroge nos concepts traditionnels. C'est pourquoi ce n'est pas une révolution simplement esthétique, mais également éthique, voire politique - le moderne engage un déplacement du regard, des modes d'agir et des manières d'habiter le monde. Le moderne est un geste auquel on peut s'exercer. Voilà ce que nous propose cet ouvrage à la fois original et vivant. Grâce à un travail d'écoute, des exercices de lecture, sans érudition, mais ancrés dans nos vies, notre quotidien, nos corps. Une invitation à découvrir les oeuvres fondatrices de notre temps, pour mieux saisir le monde dans lequel nous vivons. Un appel à réfléchir de manière libre, en retravaillant sans cesse nos appuis. Agrégé de philosophie et professeur en khâgne à Rouen, Hadrien France-Lanord est également associé à l'équipe Identité et subjectivité de l'Université de Caen. Philosophe passionné des arts, il est aussi membre de la Société Paul Cezanne, et donne régulièrement des séminaires à Reso - L'École de méditation.
À peine installé dans le XIIIe arrondissement de Paris, le narrateur de Vivre dans le désordre rencontre un personnage rocambolesque, Barbe, qui va l'initier aux mystères des bordures urbaines, évoquant son adolescence aventureuse en compagnie du charismatique Putsch, lui-même passionné par les mutations ancestrales du quartier. De fil en aiguille, on bascule dans un récit fantasmagorique, comme une zone d'autonomie onirique où se croisent, pêle-mêle, l'insolite nomade Cronche, des cataphiles de la Petite Ceinture, Jean Genet, les princes et princesses du royaume d'Argot, Victor Hugo ou les femmes fontaines de La Salpêtrière.
À peine installé dans le XIIIe arrondissement de Paris, le narrateur de Vivre dans le désordre rencontre un personnage rocambolesque, Barbe, qui va l'initier aux mystères des bordures urbaines, évoquant son adolescence aventureuse en compagnie du charismatique Putsch, lui-même passionné par les mutations ancestrales du quartier. De fil en aiguille, on bascule dans un récit fantasmagorique, comme une zone d'autonomie onirique où se croisent, pêle-mêle, l'insolite nomade Cronche, des cataphiles de la Petite Ceinture, Jean Genet, les princes et princesses du royaume d'Argot, Victor Hugo ou les femmes fontaines de La Salpêtrière.
"En 1958, Martin Heidegger déclare à Aix-en-Provence : "J'ai trouvé ici le chemin de Paul Cézanne auquel, de son début jusqu'à sa fin, mon propre chemin de pensée correspond d'une certaine manière." Quel est le sens d'une telle déclaration où se rencontrent la philosophie et la peinture, mises sur le même plan ? Tel est le point de départ de ce livre, qui est aussi une réflexion sur la correspondance entre deux révolutions de pensée presque contemporaines : celle de l'art moderne puis celle de la phénoménologie. Mais dans la perspective de cette correspondance, il ne s'agit pas moins de mettre la peinture en dialogue avec la pensée philosophique que de nourrir la philosophie à partir d'une expérience incarnée de la pensée et du regard cézanniens. Dans l'un et l'autre sens sont en jeu, à travers la couleur et la parole, l'aventure humaine d'exister et la signification, inhérente à l'existence, de la responsabilité envers le monde - notre monde - aujourd'hui." Hadrien France-Lanord.
"En 1958, Martin Heidegger déclare à Aix-en-Provence : "J'ai trouvé ici le chemin de Paul Cézanne auquel, de son début jusqu'à sa fin, mon propre chemin de pensée correspond d'une certaine manière." Quel est le sens d'une telle déclaration où se rencontrent la philosophie et la peinture, mises sur le même plan ? Tel est le point de départ de ce livre, qui est aussi une réflexion sur la correspondance entre deux révolutions de pensée presque contemporaines : celle de l'art moderne puis celle de la phénoménologie. Mais dans la perspective de cette correspondance, il ne s'agit pas moins de mettre la peinture en dialogue avec la pensée philosophique que de nourrir la philosophie à partir d'une expérience incarnée de la pensée et du regard cézanniens. Dans l'un et l'autre sens sont en jeu, à travers la couleur et la parole, l'aventure humaine d'exister et la signification, inhérente à l'existence, de la responsabilité envers le monde - notre monde - aujourd'hui." Hadrien France-Lanord.
La première rencontre entre Paul Celan et Martin Heidegger eut lieu en 1967, à l'occasion d'une lecture publique de Celan en Allemagne. Dès le début des années 1950 pourtant, le poète lit le philosophe et le philosophe lit le poète. Leur correspondance l'atteste, et aussi les notes de lecture que chacun porta sur les écrits de l'autre : ces deux oeuvres se sont fécondées. Ce livre est un travail de restitution et de mise au point. Il est surtout une réflexion, presque quarante ans après, sur une rencontre dont le sens doit aujourd'hui encore nous requérir. Le dialogue de la poésie et de la pensée prend une résonance étrangement actuelle, en notre temps de deuil et de péril.