Gregory Le Floch
Gregory Le Floch
Dans un village pyrénéen étouffant de traditions, Mont Perdu, 16 ans, lesbienne et harcelée, trouve refuge auprès des montagnes.
Peu de lieux font aujourd'hui autant rêver que les plages. Coquillages et crustacés, criques, atolls, récifs, dunes entourées de falaises... Combien notre imagination est peuplée de tous ces motifs abondamment exploités par le tourisme de masse ! Tournant le dos aux cartes postales, Grégory Le Floch nous propose ici une autre approche de ce lieu idyllique toute personnelle et poétique, nourrie de références choisies. Eugène Boudin et sa plage impressionniste y côtoient la plage intimiste de Rohmer et celle amoureuse de Nanni Moretti. Sans oublier, bien entendu, Proust et ses réminiscences de berges et d'embruns. L'auteur interroge au passage l'imaginaire collectif qui a peu à peu transformé cet espace de confins au départ inhospitalier, lié à l'errance marine et aux naufragés, en simulacre moderne de paradis offert à tous. Par-delà le tableau historique, il dessine avec brio les contours d'un paysage mouvant, menacé de disparition par les aléas climatiques. Grégory Le Floch est l'auteur de trois romans, dont notamment De parcourir le monde et d'y rôder, 2020.
« C'est exactement cela, dit-il, parler reviendrait à mourir, car parler signifierait revivre cet instant, dans ce désert de cactus, sous cette chaleur, parler, c'était revoir encore une fois cette femme allongée sur un carton, c'était revoir Anthony, le corps inerte, et les mots qu'il faudrait bien trouver pour raconter ce qui s'était passé - si jamais j'en trouvais d'assez laids, d'assez terribles pour décrire ce qui s'était passé - ces mots me tueraient, non pas littéralement, je l'ai dit, mais ils me tueraient quand même définitivement. » Grégory Le Floch s'est juré d'aller voir un jour ce fameux hameau de Hardt (sans savoir s'il tiendra cette promesse). En attendant, il est professeur de lettres, vit à Paris, se promène dans les jardins du Petit-Trianon et regarde des films avec Fanny Ardant. Dans la forêt du hameau de Hardt est son premier roman
À Rome, un homme fuit une foule enragée et se jette dans un bateau à destination de l'île d'Elbe. Il se réfugie dans une grotte et y reste retranché comme une bête pendant des mois. Cinquante ans plus tard, sa petite-fille part sur ses traces et retrouve son lieu d'exil. Entre ses mains, le journal intime de celui qui se voulait le protecteur des vieillards. Elle cherche à comprendre. Qu'a-t-il fui ? D'où venaient ses étranges inclinations ? Sur l'île, le cycle du soleil rythme les journées : à l'aube une vieille dame se baigne nue dans la mer étincelante, au crépuscule une autre femme parcourt son verger regorgeant de citrons, d'abeilles et d'abricots tandis qu'au loin, un groupe d'hommes entonne un Gloria. Gloria, Gloria est un hymne sensuel et poétique qui nous convainc que la vieillesse tient davantage de l'aube que du coucher de soleil.
Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main. Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma. De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.