Gilles de Robien
Gilles de Robien
Le 11 juin 1996, est votée la loi sur l'aménagement du temps de travail, la désormais célèbre loi Robien révolutionnaire, visionnaire, bouleversant les principes immuables du travail en France, elle va déclencher les passions, tant dans l'opposition d'alors, qu'au sein de la droite, dont son instigateur est issu. Parfois violent, l'acharnement des adversaires de Gilles de Robien passe les bornes du débat parlementaire, les dirigeants de la branche métallurgie du CNPF s'abaissant même à l'injurier. Gilles de Robien répond à ses détracteurs, avec sérénité, avec méthode, démontrant que, face à la crise de l'emploi, il existe des solutions simples et rationnelles. Il prouve que le chômage, fléau que les gouvernements présentent, invariablement, comme une fatalité, coûte plus cher à la collectivité que le fait d'éviter les licenciements. Fort de son expérience de terrain à la mairie d'Amiens, il met à profit son sens du contact pour prendre la température des citoyens français : leurs problèmes, leurs désirs, leurs peurs et leurs rêves...
Imaginez une France où la démocratie ne serait plus seulement une affaire d'initiés, où les élus cesseraient de se prendre pour des demi-dieux, où les collectivités locales, les médias, les associations et la conscience chrétienne joueraient leur véritable rôle de contre-pouvoirs ? Interrogé par Pierre-Luc Seguillon, Gilles de Robien analyse avec réalisme la situation politique de la droite républicaine et dénonce le poids de l'énarchie, le faible nombre de femmes parlementaires, l'obsession de la présidentielle, la gestion de certaines entreprises publiques, l'« archéo-syndicalisme », le techno-scepticisme et, plus grave encore, l'absence de volonté politique. Ce livre d'un Européen convaincu, opposé à toute alliance avec le FN, trace les contours d'une « droite plurielle », républicaine, sociale, libérale, solidaire et écologiste. Un vibrant appel à la rénovation de notre vie politique.