Gilles Martinet
Gilles Martinet
Barricades de mai, printemps de Prague : l'année 1968 restera celle des ardentes mises en question - de la société de consommation ici, du socialisme autoritaire là-bas. Dans cette double explosion, faut-il voir le prodrome d'une révolution intégrant socialisme et démocratie ? Se gardant avec soin des mystifications et des illusions commodes, l'auteur ne cache pas qu'un tel type de régime n'a jamais existé, hormis dans les courtes phases de transition où les masses et leurs leaders communient dans l'enthousiasme des grands ébranlements sociaux. Mais il recherche avec soin, de l'échec des journées de mai aux déboires de l'autogestion yougoslave, les contradictions qui entravent et les expériences qui peuvent servir à fonder une théorie et une pratique socialistes. Observateur attentif des sociétés de l'Europe de l'est, responsable politique mêlé à tous les débats de la vie publique occidentale, Gilles Martinet fonde son étude sur une comparaison permanente entre les expériences et les crises de l'Est et de l'Ouest. Car les clés de la démocratie socialiste sont à chercher à Paris comme à Prague.
Et si la clé du sens de la vie résidait dans une compréhension profonde de notre essence et de notre liberté ?
Et si les projets de société d’hier éclairaient encore nos combats d’aujourd’hui ? L’Avenir depuis vingt ans revisite les grands débats et les utopies qui ont façonné la gauche française des années 1950 à 1970.
L'Italie sur les traces de Stendhal - Andreotti, Craxi, Berlinguer et les autres - La politique, l'amour - Scalfari - Le pape - Quelques madones de l'ancien temps - Princes et prélats - Le Roi Agnelli - Eco, Moravia, Fellini - La Mafia - Les nouveaux aristocrates - La Vierge - Le bonheur transalpin - La beauté, le pire, le meilleur - Turin, Venise - L'Ingegnere et Sua Emittenza - L'art, le pouvoir - Une certaine qualité de la vie - La force du destin. L'Italie, toute l'Italie, par l'un de ses plus fervents adorateurs, par le plus italien des Français.
Il croise Nizan dans les années trente. Résiste à Munich et au fascisme. Il prédit avant tout le monde ce qui va se passer en Algérie, en Tunisie, au Maroc, en Indochine. Il côtoie Mendès France, débat avec Mitterrand, fonde le PSU, {le Nouvel Observateur}. Théoricien de la nouvelle gauche, assistant au déclin de l'ancienne, il entre au Parti socialiste, siège au Parlement européen, fait très tôt l'analyse des mécanismes totalitaires et s'offre même au luxe de réaliser un très vieux rêve en dirigeant avec éclat, sous les lambris du palais Farnèse, l'ambassade de France à Rome. Gilles Martinet est, depuis cinquante ans maintenant, de toutes les batailles de la gauche. Et l'histoire qu'il nous raconte est, avec ses fièvres, ses impasses, ses tragédies et ses heures de gloire, un peu celle de la France et du monde contemporain. Journaliste ? Idéologue ? Homme politique et de pouvoir ? Il est tout cela à la fois, dans la vie et dans ce livre. Et ce n'est pas son moindre mérite que d'y écrire en quelque sorte à plusieurs voix.