Gilles Archambault
Gilles Archambault
À 92 ans, Gilles Archambault signe un recueil de récits et nouvelles où la vieillesse, la solitude et la mort sont abordées avec une sérénité touchante.
À 91 ans, Gilles Archambault signe un recueil de nouvelles d’une justesse rare, où chaque mot pèse le poids d’une vie.
À cinquante-quatre ans, Mathieu Robin, romancier respecté, entreprend un bilan sans concession de sa vie, de son écriture et de ses amours.
Un journal intime bouleversant où Gilles Archambault raconte, avec une pudeur rare, les derniers mois de sa compagne disparue. Ce récit poignant sur le deuil, l'amour et la solitude nous rappelle l'essence même de la vie.
Il serait normal de s'étonner que paraissent en un seul volume les petits livres ici réunis. Ils sont dissemblables et ont paru à plusieurs années de distance. Pour me justifier, pourrais-je avancer que je voulais avant tout que ces trois titres se retrouvent sous une même enseigne, celle des Éditions du Boréal. Il ne m'est vraiment pas indifférent que vers la fin de mon parcours terrestre je puisse me dire qu'en quelque sorte tous mes livres sont en sécurité.Depuis 1983, les Éditions du Boréal ont publié ou repris la quasi-totalité des livres écrits par Gilles Archambault, soit plus d'une quarantaine. Seuls trois d'entre eux manquaient à l'appel : Le Tricycle et Bud Cole Blues, pièces radiophoniques publiées en un volume chez Leméac en 1974, ainsi que Sortir de chez soi et Une démarche de chat, essais littéraires parus au Noroît respectivement en 2013 et en 2016.Si leur auteur se dit rassuré de les savoir en sécurité, son éditeur se réjouit d'accueillir l'oeuvre complète d'un des écrivains phares de son catalogue. Quant au lecteur, il retrouvera dans ces textes le style inimitable de Gilles Archambault, qui, du théâtre à la prose, a toujours manié la plume avec une suprême discrétion et une délicieuse ironie.Sur Sortir de chez soi :« Ce n'est certainement pas en pure perte que nous lisons ce bref ouvrage qui peut être perçu comme une novella autobiographique, fiction épurée d'une vie remarquable de modestie, mais qui ne saurait cacher la grâce artistique et l'élégance stylistique toute humaine qui l'habitent. »Michel Lord, Lettres québécoisesSur Une démarche de chat : « Cette lettre, écrite sur le ton de la confidence, parle de l'écriture en général, de l'ivresse comme de l'inquiétude qu'elle suscite. Mais Gilles Archambault est un fin cachotier, et comme c'est souvent le cas dans son oeuvre, c'est de lui qu'il parle. »René Paquin, Collections
Souvent, la nuit, le vieil écrivain rêve de sa mort. Curieusement, il n'en ressent que rarement la moindre angoisse. La plupart du temps, il est spectateur d'une scène dont il est l'acteur. Comme le vieil écrivain, les personnages de ce recueil de nouvelles voient la vie se refermer sur eux. Les sorties se raréfient, les amis aussi. Quant aux plaisirs, n'en parlons pas... La mort, elle, approche à petits pas, sans doute pas assez vite, car voilà que le temps, après avoir filé pendant des décennies sans qu'on puisse le retenir, a le culot de ralentir. Restent, pour le meubler, les souvenirs d'une existence qu'on a parfois crue palpitante et une poignée d'événements qui viennent malgré tout bousculer le quotidien : la visite du concierge, les funérailles toujours plus nombreuses, l'interminable file d'une caisse de supermarché, un pontage aortocoronarien. Reste surtout le talent inimitable de Gilles Archambault, ce maître du croquis qui sait cerner en quelques traits bien sentis l'inévitable dérision d'une vie qu'on ne peut jamais regretter tout à fait d'avoir vécue.
À 90 ans, Gilles Archambault signe un recueil de récits aussi drôles que poignants sur la grande vieillesse.
À travers des nouvelles d'une délicatesse rare, Mes débuts dans l'éternité explore la vieillesse avec une lucidité tendre et une ironie subtile.
À travers En toute reconnaissance, Gilles Archambault ouvre son carnet bleu et partage cinquante ans de lectures, de Cioran à Stendhal.
L'art de la nouvelle est un grand art. Surtout quand il est le fait d'un auteur qui, ayant beaucoup écrit, maîtrise pleinement son métier, connaît parfaitement l'univers imaginaire qu'il n'a cessé d'explorer à travers tous les livres qu'il a écrits et a découvert depuis longtemps le style et la voix qu'il est le seul à posséder. Trois pages, voire une seule page parfois, lui suffisent pour donner naissance à des personnages, construire une intrigue, évoquer tout un monde et toute une existence à travers lesquels se fait toujours entendre le « petit air » qui, tout en n'étant qu'à lui, se marie à celui que chaque lecteur, sans qu'il l'ait su jusque-là, porte au fond de lui-même comme la musique secrète de sa propre vie. Tel est bien le cas dans les trente-quatre nouvelles brèves que voici. Chacune raconte en quelques scènes, en un instant parfois, l'histoire à la fois pathétique et douce-amère d'un être à qui sa vie, ni héroïque ni médiocre, faite de ces choses toutes simples et fragiles que sont l'amour, le passage du temps, la joie et la souffrance, les rêves et les déceptions, a apporté ce qu'elle apporte toujours, au bout du compte : un mélange de bonheur et de désenchantement, le sentiment d'un échec et pourtant la conviction de ne pas avoir vécu en vain. Plus que jamais, Gilles Archambault est ici l'écrivain de l'intimité la plus poignante et la plus dépouillée, c'est-à-dire de cette inguérissable nostalgie et de cet émerveillement auxquels nul n'échappe dès qu'il se tourne vers soi-même et prête l'oreille...
Vient un temps où l'existence d'un être n'est plus faite que de souvenirs, d'amours anciennes et de retrouvailles avec son passé, éclairés çà et là par des moments de grâce et de lucidité d'autant plus précieux qu'ils ne reviendront plus. C'est ce qu'illustrent à merveille ces vingt-quatre nouvelles, qui sont comme autant de variations autour du même thème, de la même interrogation : qu'est-ce que vivre ? Qu'est-ce qu'avoir vécu ? Que reste-t-il de la passion amoureuse, de l'amitié, de l'attachement filial, une fois que le temps a commencé son oeuvre d'effacement et de rehaussement de tout ce qui a eu lieu ? Avec une sensibilité et un art qui n'appartiennent qu'à lui, mariant l'attendrissement à l'ironie, l'émotion à la désillusion, Gilles Archambault nous invite de nouveau dans son univers imaginaire peuplé d'hommes et de femmes qui, connaissant tantôt la souffrance, tantôt le bonheur, font de leur mieux pour saisir ce que la vie leur apporte et échapper - pendant combien de temps encore ? - à ce qui les attend. Comme nous.
Un dîner entre amis devient le miroir d’une existence. Ghislain, comédien vieillissant, réunit ses proches pour une soirée où chacun interroge sa propre vie, ses regrets et l’urgence de l’amour.
Gilles Archambault parle de Kerouac comme personne, parce qu'il en parle un peu comme de lui-même. Or il n'y a pas deux façons d'aimer Kerouac : il faut se mettre dans sa peau. Alain Gerber, Jazz Magazine
C'est une journée toute spéciale pour Claude Dupré, quinquagénaire, photographe de son métier, qui vit seul depuis des années, mais dans une solitude parcourue de liens, car il est à la fois fils, père, (ex-) mari, amant et ami. Or ce sont toutes ces relations qui, se croisant, s'entremêlant, se révélant les unes les autres, donnent à cette journée une intensité et une couleur particulières.C'est le jour du mariage de la fille chérie de Claude, Nadine. Pendant que Raoul, le père honni, vit ses derniers instants et que Lucien, l'ami écrivain, entreprend un nouveau roman et lutte contre ses propres démons, Claude consent enfin, de nouveau, malgré l'âge qui vient et l'usure de toutes choses, au bonheur et à l'amour avec Élise. Mais pour combien de temps?Un regard doux-amer sur l'existence, le dialogue à la fois douloureux et amical des générations, une écriture tout en demi-teintes et en tendresse; les lecteurs retrouveront ici cette qualité d'émotion, cette voix si singulière et si proche qui font la beauté et le prix de l'oeuvre de Gilles Archambault, l'une des plus constantes et des plus sincères de la littérature québécoise actuelle.
Vingt-trois nouvelles où Gilles Archambault capture, en quelques pages, l’essence d’une vie. Chaque récit, tantôt poignant tantôt ironique, révèle l’intensité d’une émotion ou d’une pensée qui éclaire, bouleverse ou anéantit.
«G. Archambault est un écrivain délicat dont l'humour n'est jamais vulgaire. Il sait rendre le pathé
Roman de l'âge inexorable et de la nostalgie, empreint d'une lucidité que seul l'attachement à l'ultime amour préserve du désespoir. Un livre grave et tendre à la fois.
Découvrez Un promeneur en novembre, un recueil de nouvelles où Gilles Archambault explore la mélancolie et la beauté discrète de l'existence.
Un homme. Une femme. Un défunt. Leur jeunesse est loin derrière eux. Ce roman est la longue, l'inépuisable remémoration, à travers les paroles, les silences et les petits gestes d'affection que s'échangent Marthe et Pierre-André, de tout ce qui dans leur passé - et dans leur lien avec le défunt - les a unis et éloignés, meurtris et ravis.
«Ce livre est franc, net, triste. Il est assez rare de rencontrer un auteur qui aille avec cette sincérité jusqu'au bout de son choix». Maintenant en Boréal Compact.
Entre jeunesse et vieillesse, amour et abandon, Les Rives prochaines explore les rivages de l’existence avec une tendresse et une ironie qui touchent au cœur.
L'humour désespéré, la fascination du temps qui passe, la tendresse inévitable... Les proses brèves et incisives de Stupeurs sont l'aboutissement d'une pratique qui a su délaisser l'agrément au profit de l'essentiel.
Et si le personnage principal, c’était vous ? La Fuite immobile de Gilles Archambault est un roman introspectif et bouleversant, où chaque réflexion devient un miroir tendu au lecteur.
Le temps qui passe, le temps qui est passé. Et les charmes d'une écriture tout en nuances, en cris retenus, intime et ironique à la fois, d'une justesse parfaite.
Après les Chroniques matinales (Boréal, 1989) et les Nouvelles Chroniques matinales (Boréal, 1994), voici que Gilles Archambault nous offre un troisième recueil des petits textes qu'il a pris l'habitude de venir lire, le matin, à l'émission CBF-Bonjour de Radio-Canada. Nous les avons écoutés, et nous les relisons ici, avec une sorte de ferveur et d'amitié. II n'y est question, nous semble-t-il, que de choses tout à fait ordinaires : une rencontre, une scène de rue, un être étrange aperçu par hasard, une impression, un souvenir. Et pourtant, nous nous sentons concernés, touchés au plus intime de nous-même.
Quand une personne meurt, elle emporte avec elle tant de secrets qu'elle apparaît avec le temps comme de plus en plus impénétrable. Ma mère est morte, l'automne dernier. Elle s'en est allée avec une partie de ma mémoire. C'est un peu pour chercher à voir clair en moi que j'entreprends la rédaction de ce petit livre. Depuis l'enfance, je n'ai cessé de me poser des questions sur les raisons de mon existence. Les réponses, je ne les trouverai jamais. Ma mère toutefois m'était un rempart contre l'absurde. C'était d'elle que j'étais né un après-midi de septembre.
À l'instant de ma mort, je souhaite être seul. Tant mieux si je suis dans un transat, face à la mer. On imagine que von Aschenbach revoit sa vie en un instant, qu'il songe à la beauté qu'il a imparfaitement évoquée dans ses oeuvres. Moi qui ne serais au mieux qu'un honnête artisan des mots, je souhaiterais au moment de mon entrée dans le néant revoir en un éclair des gestes de femme, les tiens, Lise, et entendre des voix d'enfants. Ce serait pour moi une mort presque convenable. Mais je serais seul. Ne pas me donner en spectacle. Parmi les oeuvres de fiction que Gilles Archambault nous a données se glisse un courant autobiographique, auquel se rattachent des livres comme Un après-midi de septembre, où il évoque la mort de sa mère, ou Qui de nous deux?, qui est un hommage à toute une vie partagée avec une femme. Gilles Archambault s'y révèle un mémorialiste attentif, subtil, d'une franchise souvent bouleversante même s'il se tient à mille lieues de l'indiscrétion, du sentimentalisme. Il se fait tard appartient au même courant. C'est sa carrière d'écrivain qu'il embrasse ici du regard, rappelant ses débuts, ses modèles, ses compagnons de route. Il déploie les mêmes qualités de styliste qui marquent toute son oeuvre et qui refusent joliesse inutile et souci décoratif. La sensibilité qui s'y exprime nous rappelle toutefois à chaque page que cet écrivain n'a jamais cessé d'être également un homme, un amoureux, un père.
Un vieil homme, auteur de romans cultivant l'autodérision, arrive à Saint-Malo sous une pluie battante. Il est veuf. S'il fait ce voyage, c'est à la fois par nostalgie et pour tromper sa solitude en se lançant, espère-t-il, dans l'écriture d'un nouveau livre. D'une jeune inconnue croisée à la gare, naît peu à peu un personnage, ou plutôt une esquisse de personnage, un début d'intrigue... Mais très vite, dans l'esprit du vieil homme, l'imagination est submergée par le souvenir. Des scènes de sa jeunesse, des lectures, des expériences, des rencontres, des visages resurgissent dans sa mémoire et composent peu à peu la trajectoire d'un homme qui a donné à la littérature l'essentiel de ses activités et de ses passions et qui, avant de partir, jette un dernier regard dans son miroir et tente de dresser le bilan de sa vie, sans mensonge comme sans illusion.
El presente volumen recoge dieciocho contribuciones relativas a la circulación e influencias entre los paradigmas teatrales en los tres países de la Europa moderna que cuentan con los mayores intercambios en este ámbito cultural específico: Italia, España y Francia, en los siglos XVI, XVII y XVIII. El amplio arco geográfico y temporal en que se sitúan los estudios de «movilidad textual» aquí reunidos y la multiplicidad de sus enfoques dan cuenta de la vivacidad de los estudios comparados y de su adecuación a una materia tan proteiforme como es el teatro, en constante evolución en el periodo y la era espacial contemplados. Si bien los estudios actuales ya no abordan como los positivistas de antaño la identificación de las fuentes, o el estudio de la fortuna de tal o cual obra en el extranjero, siguen imprescindibles, pacientes y detalladas encuestas para reconstruir filiaciones y genealogías y de esta forma dibujar mejor el mapa del teatro europeo de la Modernidad temprana.
L'écrivain véritable est celui qui, un jour, a trouvé sa voix propre et ses thèmes de prédilection. Celui qui, un jour, a découvert le territoire qui allait être le sien et ne l'a plus jamais quitté, ne cessant de l'explorer en tous sens et d'en chercher inlassablement les significations, toujours fuyantes et cependant inépuisables. Toute l'oeuvre de cet écrivain apparaît dès lors comme une suite de variations, dont chacune ressemble à toutes les autres et en offre en même temps un nouvel aperçu, une nouvelle forme, une nouvelle beauté. Ainsi en va-t-il de ce livre, dans lequel les lecteurs retrouveront l'univers, la sensibilité, le style avec lesquels les a rendus familiers l'ensemble de l'oeuvre que Gilles Archambault a construite au fil des cinquante dernières années. Ils y goûteront de nouveau ce sens de la fragilité, cette conscience du temps évanoui, cette mélancolie mêlée d'émerveillement, cette ironie lucide et douce-amère qui confèrent à cette oeuvre sa si forte singularité et son accent de vérité si poignant et si consolant à la fois. Mais surtout, ils découvriront dans ces « cent récits très brefs », sortes de poèmes narratifs dépouillés et concentrés à l'extrême, une autre facette de l'art de Gilles Archambault, que ses ouvrages précédents annonçaient mais qui atteint ici un degré d'accomplissement inédit : sa maîtrise de l'ellipse, de l'allusion, du non-dit ; son habileté à suggérer des mondes et des destins à travers quelques phrases toutes simples, où il s'agit, sans s'occuper de l'accessoire, de s'en tenir à l'essentiel d'une situation, d'un personnage, d'un souvenir.