Frederic Marcelin
Frederic Marcelin
L'immortalité, c'est la foi...Il y aura bientôt cent ans que, dans la mer des Antilles, 450,000 esclaves africains consacrèrent solennellement leur indépendance qu'ils venaient de conquérir dans une lutte épique... L'acte que leurs chefs signèrent le 1er janvier 1804 dans la ville des Gonaïves n'était, que la paraphrase du cri qui les avait guidés durant leur longue bataille de plusieurs années : Liberté ou la Mort !... Comme corollaire à la signature de cet acte, ils joignirent l'extermination en masse de leurs maîtres vaincus.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Port-au-Prince, 1890. Découvrez l’enquête cinglante de Frédéric Marcelin sur la Banque nationale d’Haïti, un récit historique qui dévoile les rouages financiers et les luttes de pouvoir ayant marqué l’économie haïtienne.
En 1902, écarté momentanément de la vie publique, Marcelin, de son exil parisien, évoque la mémoire de quelques-unes de figures illustres de la vie politique haïtienne de la fin du XIXe et les relations qu'il entretenait avec elles. De D. Delorme à F. Manigat, en passant par Brice, Monplaisir, les insurgés de Miragoâne ou S. Rameau, qu'ils soient libéraux ou nationaux - comme lui -, il les dépeint sans passion partisane. Ces portraits sont aussi l'occasion pour Marcelin de dénoncer l'arbitraire et le militarisme qui gangrenaient la société de son temps.
Dans ce texte - qui n'est pas un traité de gériatrie - Marcelin fait l'apologie des grands Ancêtres ainsi que celle du gouvernement civil.
Paris, Mai 1902. J'écris ces lignes par de tristes journées de mai, glaciales, pluvieuses. Elles chagrinent d'autant plus qu'elles ont saisi le coeur presque en renouveau... Car avril déjà avait été magnifique. Il triomphait dans le sourire facile des femmes sur les avenues, dans la teinte pâlie des toilettes mi-claires, dans la joie alerte des arbres se hâtant de vêtir leur nudité. On avait dit adieu, sans regret, aux bûches de la cheminée qui n'arrivaient pas - combien pas !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Tristylya, fille unique élevée par sa mère et qui appartient à la petite bourgeoisie de Port-au-Prince, n'est pas sans rappeler Zulma, la malheureuse fiancée d'Épaminondas Labasterre. Elle partage son temps entre l'atelier de couture de Mme Céleste Bonaventure, l'église de Sainte-Anne - où officie l'abbé Poncho - et la maison familiale. Elle mène une existence paisible, égayée par les impertinences de son amie Désinette, jusqu'à ce que le jeune Alcibiade Scipion, de retour de Paris la tête farcie de « science sociale », jette sur elle son dévolu.
Monsieur et Madame Labasterre baptisèrent leur fils Thémistocle Épaminondas avec l'espoir avec l'espoir qu'il deviendrait un orateur remarquable, digne un jour de siéger au Parlement. Son goût pour l'Histoire et les grands hommes, les succès rencontrés par ses premiers articles conbfirmèrent cette vocation politique, malgré les mises en garde du professeur Hodelin.
Vingt ans de la vie de Marilisse, l'appétissante cuisinière de Me Casséus Théramène, devenue blanchisseuse après son plaçage avec Joseph le cymbalier. Vingt années de labeur marquées par le départ du volage Joseph, et la résolution de Marilisse de donner malgré tout à sa fille Cléore l'éducation qui lui a fait a défaut. Hélas, Cléore épousera Philo, aussi paresseux que Joseph était coureur. Et c'est Marilisse, jeune grand-mère qui devra subvenir aux besoins du ménage.