François de Cornière
François de Cornière
Les personnages qui apparaissent dans ces nouvelles sont étranges. Ils cultivent des cailloux, collectionnent les gris, étiquettent leurs souvenirs, se passionnent pour le ramassage de trous, participent à de curieux championnats de tristesse, ou à de lamentables ateliers d'écriture... Comme ce peintre, spécialisé dans les « autoportraits des autres », François de Cornière dépeint avec tendresse, humour ou cruauté, ceux qu'il met en scène : ses amis ou ses contemporains. Mais il se montre, surtout, lui-même. Et si son regard déforme un peu la réalité c'est, sans doute, pour rester dans le vrai. Puisque, dit-il, « tout est une question d'approche ».
Notre choix s'est délibérément porté sur les poèmes de François de Cornière. Mais l'oeuvre en prose de l'auteur de Boulevard de l'océan, En principe, La terre ronde ou La surface de réparation participe d'une même démarche. D'un même parcours. La présente anthologie regroupe des extraits de quatre livres de François de Cornière : C'est à cause du titre (1981), Tout doit disparaître (1984), Tout cela (1992), Des cailloux qui flottent (1996). Elle est complétée par vingt-cinq poèmes écrits entre 1992 et 1996, jusqu'alors inédits. C'est un survol de vingt ans de poésie que propose ce recueil.
« J'ai eu plaisir à écouter cette lecture limpide, qui, m'a-t-il paru, ne s'efforçait qu'à la transparence, et cherchait d'abord à écarter du texte toute forme de diversion ou d'opacité. » Julien Gracq
« Qu'est-ce que c'est d'autre un poème qu'un petit sac d'émotions mal fermé ? » Je ne sais plus pourquoi j'avais écrit ça mais ces mots me vont bien aujourd'hui.Un peu de nos vies, c'est ce que l'on retrouve au fil des pages de cette anthologie. Les poèmes et les textes de François de Cornière s'illustrent par leur grâce autant que par leur infinie justesse. L'apparente simplicité de la langue amplifie la profondeur des souvenirs, la douce familiarité de questions ordinaires - « C'est toi qui as les clefs ? », « Tu crois que ça va durer ? » -, l'émerveillement toujours renouvelé d'un regard sur la mer. En fixant sur la page ce « peu de chose » qui fait pourtant ce que nous sommes, François de Cornière nous offre une réflexion à la fois personnelle et universelle sur le temps qui passe.François de Cornière est né en 1950 à Caen, où il a fondé et animé pendant trente ans les « Rencontres pour lire ». Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages tant en prose qu'en poésie, dont Tout doit disparaître (1984, prix RTL-Poésie 1) et Tout cela (1992, prix Georges-Limbour et prix Apollinaire). Il vit aujourd'hui au bord de la mer, près de Guérande.
François de Cornière est né le 8 mars 1950, à Caen. A enseigné le français au Lycée de Vire de 1972 à 1975. Actuellement au Maroc pour cause de service militaire. Collabore à la revue "Les cahiers de Rennes".
« ...à chaque instant, à chaque regard où peut surgir déchirée la transparence, autoroute du soleil, vite plaines de chaque côté rappellent le paysage, champs ciel nuages loin et même une ferme dans ses murs tournesols et maïs (des hommes). » Dans la collection "Herbes folles", et avec un frontispice de Daniel Authouart, le poète français François de Cornière nous offre un recueil de dix-neuf textes poétiques en prose, paru en 1978.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Voici une petite géographie sentimentale. L'auteur y parle de lui-même et de Caen. Ce livre est le résultat de leurs échanges. Il fait comme une troisième personne (car les villes et les livres sont des personnes), née de l'intimité de leurs rapports. Donc n'attendons pas trop de confidences, d'introspection, et n'espérons pas non plus trouver un « guide ». Ce que l'on parcourt, c'est un espace intermédiaire entre une conscience (une sensibilité) et une région urbaine. Ou bien n'est-ce pas plutôt la ville qui se découvre à travers le promeneur ?