François-Guillaume Lorrain
François-Guillaume Lorrain
« Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. » Tel fut l'essentiel du message de Sa Sainteté le Dalaï-Lama lors de la Journée internationale de la Paix, le 24 août 1991, à laquelle participaient les représentants des principales religions. Durant toute une semaine, le Dalaï-Lama dispensa un enseignement dont la paix intérieure et la voie de la compassion furent les thèmes centraux. Devant des milliers de personnes, il commenta l'un des plus beaux poèmes de la littérature bouddhiste, La Marche vers l'Eveil de Shantidéva, grand saint de l'Inde du IXe siècle. Paroles de sagesse, ces commentaires ici reproduits et préfacés par Noël Copin, ancien rédacteur en chef de La Croix, nous exhortent à développer le potentiel d'amour que nous possédons tous.
Une nouvelle manière de raconter l'histoire et les histoires. En 2015, François-Guillaume Lorrain a publié un ouvrage novateur par l'approche comme par la forme. Sa méthode : retourner sur les sites emblématiques ou méconnus de notre histoire pour raconter la mémoire et les diverses traces que les événements y ont laissées au fil du temps. Unanimement salué par la critique et récompensé par le prix du Guesclin, ce premier voyage appelait une suite : Ces autres lieux qui ont fait la France, publié six ans plus tard. Les voici pour la première fois rassemblés dans une édition particulièrement soignée, avec trois textes inédits sur la salle du jeu de Paume, la route Napoléon et le Canada français (Sur les traces de Jacques Cartier). Une enquête en 45 chapitres mêlant rencontres et souvenirs, petite et grande histoire.
Qu'éprouve un grimpeur fendant une foule en délire dans un col ? Un champion qui essuie une terrible défaillance ? Un sprinter quand il chute ou se fait doubler sur la ligne ? Un échappé qui ne veut pas être rattrapé ? Avec amour et finesse, François-Guillaume Lorrain nous entraîne, corps et âme, dans l'intimité des cyclistes. On apprécie le silence des vues aériennes. On aime voir le mince filet d'hommes sillonnant les vastes paysages. Mais que se trame-t-il au sein des équipes ? Les coureurs voient-ils seulement la route ? La redoutent-ils ? Comment appréhendent-ils et encaissent-ils les chocs et les collisions ? N'écoutent-ils que leurs entraîneurs ou leurs sensations ? Quels sentiments animent cette meute transpirante ? En soixante scènes et portraits vivants et fouillés, François-Guillaume Lorrain dépeint cet univers intérieur avec style, brio et drôlerie. Avec lui, entrez dans la tête de l'athlète, plongez dans le vrombissement du peloton, sentez le bitume, la vitesse et le vent. Pénétrez dans le secret d'un grand sport populaire et découvrez toute la beauté et la poésie parfois cocasse d'une belle passion française. « Devant, on lutte pour une place au paradis, derrière, on se bat pour ne pas plonger en enfer. » Rédacteur en chef des pages Histoire au Point, François-Guillaume Lorrain a publié plusieurs livres inspirés par le sport dont Le Garçon qui courait récompensé par de multiples prix, des romans dont Scarlett et des essais dont le récent Il fallait bien les aider. Quand des Justes sauvaient des Juifs en France, finaliste du Prix Renaudot.
Le 6 décembre 1942, Jeanne Acgouau et Jean-Baptiste Rogalle aident une dizaine de Juifs à fuir la France en traversant les Pyrénées. La même année, Lucienne Daniel cache son futur époux et toute sa famille dans une blanchisserie parisienne. Quant à Odette Blanchet, elle n'a pas 18 ans lorsqu'elle décide de quitter sa ville de Tours pour protéger une mère et ses enfants... Que sont devenus ces héros de l'ombre qui, au péril de leur vie, ont secouru des Juifs pendant la période de l'Occupation ? Afin de reconstituer les multiples chaînes de solidarités qui se sont nouées discrètement en France à cette époque, François-Guillaume Lorrain est parti, grâce à l'aide du Comité français pour Yad Vashem, à la rencontre des derniers Justes vivants. Il est aussi retourné dans les lieux de sauvetage, retrouvant des descendants de Justes ou de Juifs sauvés qui s'étaient engagés dans de longues démarches mémorielles. Car, très souvent, il a fallu plus d'une génération pour que les souvenirs rejaillissent et que ces sauveurs invisibles soient reconnus comme Justes parmi les Nations. Par cette enquête intime et incarnée au coeur d'un chapitre trop méconnu de la Seconde Guerre mondiale, François-Guillaume Lorrain met en scène une quinzaine d'histoires emplies d'humilité, qui marquent par leur pudeur et redonnent espoir en l'humanité.
Le 6 décembre 1942, Jeanne Acgouau et Jean-Baptiste Rogalle aident une dizaine de Juifs à fuir la France en traversant les Pyrénées. La même année, Lucienne Daniel cache son futur époux et toute sa famille dans une blanchisserie parisienne. Quant à Odette Blanchet, elle n'a pas 18 ans lorsqu'elle décide de quitter sa ville de Tours pour protéger une mère et ses enfants... Que sont devenus ces héros de l'ombre qui, au péril de leur vie, ont secouru des Juifs pendant la période de l'Occupation ? Afin de reconstituer les multiples chaînes de solidarités qui se sont nouées discrètement en France à cette époque, François-Guillaume Lorrain est parti, grâce à l'aide du Comité français pour Yad Vashem, à la rencontre des derniers Justes vivants. Il est aussi retourné dans les lieux de sauvetage, retrouvant des descendants de Justes ou de Juifs sauvés qui s'étaient engagés dans de longues démarches mémorielles. Car, très souvent, il a fallu plus d'une génération pour que les souvenirs rejaillissent et que ces sauveurs invisibles soient reconnus comme Justes parmi les Nations. Par cette enquête intime et incarnée au coeur d'un chapitre trop méconnu de la Seconde Guerre mondiale, François-Guillaume Lorrain met en scène une quinzaine d'histoires emplies d'humilité, qui marquent par leur pudeur et redonnent espoir en l'humanité.
Qu'arrive-t-il dans un couple quand surgit un trublion ? Le couple, c'est Louis XIII et son premier ministre Richelieu, qui, depuis vingt ans, tiennent les rênes d'un royaume de France menacé de toutes parts. Le trublion, c'est l'élégant Cinq-Mars, marquis de vingt ans placé par Richelieu auprès du roi pour recueillir ses confidences. Car le couple Louis XIII - Richelieu est marqué par la suspicion : le cardinal se plaint de la froideur lunatique d'un souverain fuyant et le roi redoute un ministre qui l'espionne et le bride. Avec fougue, le jeune et séduisant Cinq-Mars remplit sa mission. Mais, dévoré par l'ambition, adoré des femmes, voilà qu'il joue sa propre carte. inaugurant le temps des trahisons. Mettant en péril non seulement sa vie, mais l'existence même d'une France fragile et divisée. Un triangle fatal au sommet de l'étatUn roman haletant et fascinant sur la tragédie du pouvoir solitaire
On connaît le Roi-Soleil, mais comment le jeune Louis est-il devenu ce monarque qui fit briller si haut la grandeur de la France ? L'enfance de Louis XIV est aussi romanesque que douloureuse. Écrasé de professeurs, surveillé par Mazarin qui l'initie aux intrigues et à l'art d'être roi, fouetté par sa mère Anne d'Autriche, qui ne lui passe rien, il reçoit une éducation qui s'apparente à un dressage. Souverain à cinq ans, il se retrouve projeté dans l'une des périodes les plus tourmentées de notre histoire, la Fronde. Le Parlement le malmène, les princes le défient, le peuple envahit son palais. Louis est à la fois un enfant, capricieux, buté, et un jeune roi qui doit subir en silence le mépris de ses aînés. Parce qu'il fut très humilié, Louis XIV ne songera ensuite qu'à démontrer toute sa puissance. Avant que le soleil ne se lève, il y avait un " petit homme ". Et c'est à cette intimité que François-Guillaume Lorrain, en romancier passionné d'histoire, redonne vie sous nos yeux.
Publier le roman-fleuve de Margaret Mitchell était déjà une gageure, mais faire d'Autant en emporte le vent un film était pure folie. Des centaines de décors, de costumes et d'acteurs pour un film d'une longueur invraisemblable : un défi qui aurait pu ruiner David O. Selznick, son producteur mégalomane, bien décidé à réussir « le plus grand film de tous les temps ». Par-delà les tractations cocasses, les difficultés d'adaptation et les imprévus en tous genres, une question centrale s'invite au coeur des débats qui agitent les États-Unis : qui pour incarner Scarlett ? Trois années à voir défiler un bal d'actrices parmi les plus célèbres comme des milliers d'inconnues qui participent à ce casting homérique. Trois années où, à l'ombre des paillettes, Hattie McDaniel doit faire accepter à la communauté noire qu'elle préfère jouer le rôle d'une domestique plutôt que d'en être une. Dans ce roman trépidant, François-Guillaume Lorrain fait revivre les affres, les plaisirs et les jours des protagonistes de cette aventure qui marqua l'âge d'or d'Hollywood : le moralement douteux David O. Selznick, la très obstinée Vivien Leigh, le flegmatique Clark Gable, et Hattie McDaniel, la première interprète noire oscarisée pour le rôle qu'on lui reprochait pourtant d'endosser.
Publier le roman-fleuve de Margaret Mitchell était déjà une gageure, mais faire d'Autant en emporte le vent un film était pure folie. Des centaines de décors, de costumes et d'acteurs pour un film d'une longueur invraisemblable : un défi qui aurait pu ruiner David O. Selznick, son producteur mégalomane, bien décidé à réussir « le plus grand film de tous les temps ». Par-delà les tractations cocasses, les difficultés d'adaptation et les imprévus en tous genres, une question centrale s'invite au coeur des débats qui agitent les États-Unis : qui pour incarner Scarlett ? Trois années à voir défiler un bal d'actrices parmi les plus célèbres comme des milliers d'inconnues qui participent à ce casting homérique. Trois années où, à l'ombre des paillettes, Hattie McDaniel doit faire accepter à la communauté noire qu'elle préfère jouer le rôle d'une domestique plutôt que d'en être une. Dans ce roman trépidant, François-Guillaume Lorrain fait revivre les affres, les plaisirs et les jours des protagonistes de cette aventure qui marqua l'âge d'or d'Hollywood : le moralement douteux David O. Selznick, la très obstinée Vivien Leigh, le flegmatique Clark Gable, et Hattie McDaniel, la première interprète noire oscarisée pour le rôle qu'on lui reprochait pourtant d'endosser.
« Oui, je voulais bazarder cette maison. J'avais mes raisons. Autrement dit : des souvenirs. »En faisant le portrait d'un homme partagé entre l'amour qu'il porte à sa mère et ce refus d'héritage qu'il lui oppose, François-Guillaume Lorrain nous raconte une histoire aussi singulière que collective, celle d'une maison de famille.
« Oui, je voulais bazarder cette maison. J'avais mes raisons. Autrement dit : des souvenirs. »En faisant le portrait d'un homme partagé entre l'amour qu'il porte à sa mère et ce refus d'héritage qu'il lui oppose, François-Guillaume Lorrain nous raconte une histoire aussi singulière que collective, celle d'une maison de famille.
François-Guillaume Lorrain est reparti sur les routes pour nous faire découvrir de nouveaux lieux porteurs de notre mémoire, d'une mémoire fragile, variable, (é)mouvante. L'histoire se fait enquête sur le terrain, entre passé et présent, au gré des rencontres. L'auteur nous conduit sur les chemins de traverse d'une postérité riche en controverses : de Nantes, ville très catholique et négrière, reconvertie en cité de la tolérance et de l'anti-esclavagisme, aux plages du débarquement en Provence, ignorées au profit de celles de Normandie, en passant par un village de résistants, Roissy-en-France, écrasé par son voisin, l'aéroport. Qui dit mémoire dit amnésie comme la Virée de Galerne, odyssée du peuple vendéen occultée par les deux camps, Bordeaux, pourtant trois fois capitale de la France, ou Évian, décor de la signature des accords sur la fin de la guerre d'Algérie. Qui dit mémoire dit aussi méconnaissance comme ces premiers lieux de la réconciliation franco-allemande, tel ce séminaire des Barbelés près de Chartres. Qui dit mémoire dit enfin hypermnésie, comme à Clairvaux à la double histoire carcérale et religieuse omniprésente... Voici un ouvrage qui propose une quinzaine d'exemples incarnés par un lieu et un événement. On l'aura deviné, ce livre d'expéditions, de déconfinements, de contacts, tisse une toile chamarrée de notre pays. François-Guillaume Lorrain est journaliste au Point où il est responsable de la rubrique histoire. Il a publié une dizaine d'ouvrages dont L'Homme de Lyon (Grasset, 2011), L'Année des Volcans (Flammarion, 2014) et Ces lieux qui ont fait la France (Fayard, 2015 ; Pluriel, 2021).
Le rouge et le brunRobert Coulondre (1885-1959) a été l'ambassadeur de France qui a signifié à Ribbentrop, le ministre des Affaires Etrangères allemand, la déclaration de guerre de la France. Mais Coulondre n'a pas seulement été en poste à Berlin. Il a en effet réalisé la passe de deux des totalitarismes, représentant aussi la France à Moscou, de 1936 à 1938. Il a surtout alerté en vain Paris sur la nécessité de maintenir des liens étroits avec l'URSS de Staline et d'empêcher sa lente dérive vers l'ogre nazi. Juste avant la déflagration, un ambassadeur s'est donc retrouvé aux deux endroits les plus explosifs de l'Europe, témoin, acteur privilégié placé au carrefour des équilibres, des tensions, et des manigances. Cinq ans après la fin de la guerre, ce Cassandre aux gants beurre frais prit une plume brillante pour égrener de son point de vue le compte à rebours fatidique, de 1936 à 1939. Sans se donner le beau rôle, sans non plus verser dans le règlement de comptes, il nous fait revivre chaque moment où la France a foncé dans le mur. Il raconte aussi avec un luxe de détails étonnant la Russie stalinienne dont il dresse le portrait des dirigeants. Il décrit enfin longuement Hitler qu'il rencontra à plusieurs reprises. On connaissait les Mémoires de son prédécesseur à Berlin, André François-Poncet. On avait oublié ce De Staline à Hitler, un complément indispensable. Le principal témoignage hexagonal qui permet de comprendre comment Hitler et Staline se tombèrent dans les bras. En voici la première édition critique, annotée et préfacée de main de maître par François-Guillaume Lorrain.
Dans cet essai qui revisite les grands textes de C. G. Jung, Gaston Bachelard, Gilbert Durand et Michel Maffesoli, Michaël V. Dandrieux propose un décryptage inattendu des relations que nos sociétés postmodernes entretiennent avec le rêve. La forme insidieuse qu'exerce le rêve sur nos quotidiens offre la possibilité d'un nouveau mode d'appréhension du réel : une porte ouverte sur les mystères de la pensée symbolique, l'ambivalence du divin, les multiplicités de l'être. Car la réalité onirique dépasse l'individu et se répand dans tous les domaines du social. En permettant à la communauté de faire des ponts entre conscient et inconscient, elle révèle les structures invisibles qui maintiennent le monde ensemble. L'auteur retrace ici, à la manière d'une enquête, l'élaboration de la pensée rationnelle qui a abouti au désenchantement ¿du monde, jusqu'aux tentatives du XXe siècle de renouer avec le " droit fondamental de rêver ".
Rome, 1949. L'une des plus scandaleuses histoires d'amour du cinéma voit le jour, la liaison entre Roberto Rossellini et Ingrid Bergman. Une passion qui déclenche une étrange guerre cinématographique : alors que Rossellini filme Ingrid Bergman dans Stromboli, au même moment, sur l'île d'à côté, Anna Magnani, la maîtresse trahie de Rossellini, réplique en tournant Vulcano sous la direction de Dieterle : deux scénarios voisins, deux tournages chaotiques, deux actrices face à face. Ce roman, plein de bruit et de fureur, fait magistralement revivre le cinéma et le climat d'après-guerre. François-Guillaume Lorrain, en approchant le mystère de trois monstres sacrés, met en scène le désir de liberté et la beauté de ceux qui risquent tout pour rester eux-mêmes.
Rome, 1949. L'une des plus scandaleuses histoires d'amour du cinéma voit le jour, la liaison entre Roberto Rossellini et Ingrid Bergman. Une passion qui déclenche une étrange guerre cinématographique : alors que Rossellini filme Ingrid Bergman dans Stromboli, au même moment, sur l'île d'à côté, Anna Magnani, la maîtresse trahie de Rossellini, réplique en tournant Vulcano sous la direction de Dieterle : deux scénarios voisins, deux tournages chaotiques, deux actrices face à face. Ce roman, plein de bruit et de fureur, fait magistralement revivre le cinéma et le climat d'après-guerre. François-Guillaume Lorrain, en approchant le mystère de trois monstres sacrés, met en scène le désir de liberté et la beauté de ceux qui risquent tout pour rester eux-mêmes.
Que sont-ils devenus ? Petit Gibus et ses copains de La Guerre des Boutons, la Zazie de Louis Malle, le garçon amoureux de Brigitte Fossey dans Jeux Interdits, l'enfant sauvage de Truffaut, le jeune cavalier de Crin-Blanc, l'héroïne de Diabolo Menthe... Ces visages que nous connaissons tous, ces voix que nous n'oublierons jamais, ces regards que nous avons tant aimés font partie de notre histoire, et pourtant ils ont disparu. A côté des Jean-Pierre Léaud, des Sophie Marceau ou des Charlotte Gainsbourg, qui ont tenu leurs promesses à l'âge adulte, beaucoup de petits prodiges, éphémères têtes d'affiches, ont manqué le virage à l'adolescence. Après une ou deux expériences devant la caméra, ils sont retournés à l'anonymat. Spécialiste du cinéma, François-Guillaume Lorrain s'est passionné pour ces destins hors du commun, et a enquêté dans la France entière sur les traces de ces étoiles filantes. Il en a retrouvé une vingtaine, dont il reconstitue le parcours - le tournage qui les a révélés, la célébrité si fugace, le regard des autres parfois lourd à supporter, la nostalgie, le choix de la "normalité". Un livre passionnant sur les royaumes de l'enfance et du cinéma.
Il connaît le quartier comme sa poche, mais cette plaque commémorative près de la Sorbonne, il ne l'avait jamais remarquée. «Ici est tombé sous les balles allemandes Jean Kopitovitch, patriote yougoslave, le 11 mars 1943.» Il n'en faut pas plus à François-Guillaume Lorrain pour se lancer dans une recherche effrénée autour de ce parfait inconnu. Quelle histoire se cache derrière ces quelques mots? Des salles d'archives jusqu'au fin fond des Balkans, l'auteur poursuit sans relâche cet homme «minuscule» et, sur les traces des Serbes arrivés en France en 1916, se plonge dans le Paris des exilés de l'époque. Héros ou simple victime? L'enquête reconstitue obstinément une existence énigmatique foudroyée par le siècle. Dans cette quête de vérité, François-Guillaume Lorrain retrouve aussi en chemin une part de lui-même, rattrapé par ses propres fantômes et par les ombres que le passé projette sur nos vies.
Il connaît le quartier comme sa poche, mais cette plaque commémorative près de la Sorbonne, il ne l'avait jamais remarquée. «Ici est tombé sous les balles allemandes Jean Kopitovitch, patriote yougoslave, le 11 mars 1943.» Il n'en faut pas plus à François-Guillaume Lorrain pour se lancer dans une recherche effrénée autour de ce parfait inconnu. Quelle histoire se cache derrière ces quelques mots? Des salles d'archives jusqu'au fin fond des Balkans, l'auteur poursuit sans relâche cet homme «minuscule» et, sur les traces des Serbes arrivés en France en 1916, se plonge dans le Paris des exilés de l'époque. Héros ou simple victime? L'enquête reconstitue obstinément une existence énigmatique foudroyée par le siècle. Dans cette quête de vérité, François-Guillaume Lorrain retrouve aussi en chemin une part de lui-même, rattrapé par ses propres fantômes et par les ombres que le passé projette sur nos vies.
Alors que les débats sur l'histoire de France font rage, le présent ouvrage dissèque pour la première fois vingt décisions cardinales qui dessinent la singularité française et racontent sa véritable histoire ; à l'opposé de l'hagiographie béate comme de la repentance mortifère. Sous la direction d'un grand historien (Patrice Gueniffey) et d'un maître-enquêteur du passé (François-Guillaume Lorrain) ; les meilleures plumes du Point et de Perrin racontent avec maestria vingt moments-charnières qui ont bouleversé le présent et dont les conséquences se font toujours sentir.
Une bataille. Une invention. Une abbaye. Une rencontre. Un traité.François-Guillaume Lorrain est parti sur les traces de ces places fortes de notre histoire, de Domremy à Ligugé, premier monastère d'Occident, de Quierzy, capitale de la France au viiie siècle à Marignan, de Varennes à Montoire, du camp napoléonien de Boulogne aux villages disparus autour de Verdun, de la maison où Niepce élabora la première photographie à Sermages qui servit de modèle à l'affiche mitterrandienne de la Force tranquille...Ces endroits figurent souvent dans nos manuels, peuplent notre imaginaire. Mais à quoi ressemblent-ils aujourd'hui ? Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils traversé le temps ? Fourmillant d'anecdotes, de détails insolites, inédits, nourrie de témoignages de gens du cru, cette enquête de terrain nous décrit leurs aléas, raconte leur destin mouvementé, cocasse, avec l'envie de redonner toute sa place à la mémoire vivante des lieux. François-Guillaume Lorrain est grand reporter au Point où il est responsable de la rubrique Histoire. Il a publié une dizaine d'ouvrages dont L'Homme de Lyon (Grasset, 2011), L'Année des Volcans (Flammarion, 2014) et une enquête sur Les Enfants du cinéma (Grasset, 2011).
« La photo est très banale, mais au verso il a rédigé très lisiblement ces quelques mots, qui laissent penser le contraire : "C'est là que tout a commencé et que tout a fini." Mon père me laisse sur cette photo, vide et dépeuplée. Qu'est-ce qui avait commencé et qu'est-ce qui avait fini ? »Un jour, le narrateur reçoit de son père un cadeau d'outre-tombe, un mystérieux paquet : des photos, quelques lettres. Se pliant aux règles du jeu fixées par le disparu, il va fouiller dans un passé trouble. De Lyon à Berlin, de Jean Moulin à un certain Stoglitz, de l'enquête aux fantasmes de l'imagination, c'est une plongée dans la Seconde Guerre mondiale et ses zones d'ombre, dans le passé familial et ses secrets. Qui lui fera enfin connaître l'homme de Lyon...
La Grande Guerre, la peur et la réalité... avec les mots les plus simples et l'humanité de Claude Michelet. Mercredi 20 décembre 1916, 22 heures. Jean est de garde dans la boue de sa tranchée, il sera relevé à minuit. Marthe, dans leur ferme près de Brive, tricote en attendant minuit: elle sait qu'elle ne pourra s'endormir avant... Voici 872 jours que Jean est parti pour la guerre; 872 jours qu'elle est seule à tenir l'exploitation et que l'angoisse l'étreint. Ils sont là, à sept cents kilomètres l'un de l'autre, dans cette nuit d'hiver, et c'est comme s'ils se parlaient. Autour d'eux vivent d'autres personnages ? ici, les copains exténués et pouilleux; là, les enfants, la belle-mère, les gens du village. La vie dans sa rudesse, dans l'obsession de la mort ? la peur. Il était minuit et cinq minutes et l'on entendait arriver les gars de la relève quand un tir de mortier se déclencha sur la tranchée des Revenants...Pour aborder cette part tragique de notre Histoire, devenu mythe et légende, Claude Michelet a pris le parti de la sobriété, comme dans une tragédie classique. Durée: deux heures; décors: une tranchée et une salle de ferme; personnages: une femme, un homme. On est, alternativement, avec l'un et avec l'autre. La guerre, avec toutes ses horreurs; la ferme, avec tous ses travaux. Ici comme là, il n'y a pas à discuter: il faut agir ? et Marthe est ici l'exemple de toutes ces femmes qui, presque seules, ont fait vivre la terre.