Francine-Dominique Liechtenhan
Francine-Dominique Liechtenhan
À sa sortie en 2010, Final Fantasy XIV fut l'un des plus grands naufrages du jeu vidéo. Quinze ans plus tard, il est devenu l'épisode le plus rentable de la franchise. Ce mastodonte du MMORPG constitue certes une épopée mémorable et un volet à part dans la saga Final Fantasy, mais il s'agit surtout d'un miracle. Comment expliquer un tel retournement de situation ? Dans cet ouvrage, Loïc Delahaye-Hien nous invite à revivre le périple de sondéveloppement, depuis la disparition de la première version du titre jusqu'à sa renaissance avec A Realm Reborn et ses deux premières extensions, Heavensward et Stormblood. Il décrypte en détail son univers prolifique, ses thèmes forts et l'expérience de jeu offerte par les équipes de Naoki Yoshida. Ce livre se destine aussi bien aux nouveaux aventuriers d'Éorzéa qu'aux Guerriers de la Lumière accomplis.
Marioupol, Odessa, Kherson... des villes dont les noms retentissent en ces heures tragiques où la guerre fait rage en Ukraine. Elles furent fondées par Catherine la Grande dont les troupes conquirent ces régions méridionales, européennes, sur les Ottomans vers la fin du XVIIIe siècle. La création de nouveaux pôles urbains faisait partie de la machinerie publicitaire de cette souveraine d'origine allemande, dont la conception « géopolitique » demeura indifférente à la condition du peuple, le sien comme celui des minorités incorporées dans l'immense empire suite à ses guerres. Seule la grandeur de la Russie lui importait, comme le prouvent ses écrits autobiographiques, éléments de propagande touchant à la politique, la diplomatie, la religion, le Droit ou la culture. La place de Catherine dans l'histoire croisée de la Russie et de l'Europe demeure encore de nos jours un sujet de discorde. Sa mort en 1796 scella pourtant la fin d'une époque ; elle personnifia l'autocratie, comme le prouve son oeuvre littéraire, et laissa des marques considérables, peu contestées en son temps comme l'annexion de la Crimée, dans cette Russie des Lumières qui atteignit son apogée sous son règne.
Entre 1740 et 1750, la cour d'Elisabeth Ire, fille de Pierre le Grand, fut une des plaques tournantes de la diplomatie européenne. Les représentants de Louis XV, Marie-Thérèse, Georges II et du Grand Frédéric s'y livraient une guerre sans merci afin d'attirer la Russie dans l'un ou l'autre camp. «Copyright Electre»
La plus grande armée du monde ?À l'heure où la guerre russo-ukrainienne prend un caractère de plus en plus hybride, avec l'emploi de drones et de missiles balistiques associés à des cyberattaques, le monde s'interroge sur la suite de l'invasion russe. Jusqu'où Vladimir Poutine peut-il aller ? Cette Histoire de l'armée russe, conçue sur la très longue durée, allant du milieu du XVe siècle à nos jours, contribue à y répondre en interrogeant les modalités et la réalité de la puissance russe au fil des siècles. Marqués par la période mongole, les premiers souverains russes s'inspirèrent d'abord des techniques de combat de l'occupant. L'agrandissement du territoire et la création de glacis, surtout vers l'Occident, furent les leitmotivs géostratégiques de Moscou. Depuis Ivan le Terrible, la Lavonie, et plus encore la Crimée, tour à tour conquis, puis cédés, à nouveau regagnés, continuent de hanter les dirigeants tsaristes. L'Ukraine, quant à elle, est rattachée à l'empire par Catherine la Grande. Mais, c'est une cohabitation houleuse qui traverse les siècles, jusqu'à la disparition de l'URSS. Un tel ouvrage ne saurait oublier les conditions sociales et économiques des soldats. Mieux attestées depuis les guerres napoléoniennes, elles sont développées dans les chapitres consacrés à l'époque contemporaine et expliquent notamment la débâcle de la guerre de Crimée, l'hécatombe de la Première Guerre mondiale, et, après les révolutions de 1917, la guerre civile russe, la majorité des soldats préférant rejoindre l'Armée rouge. Les belligérances des tsars et dirigeants soviétiques se firent au prix de sacrifices humains inouïs, dont l'acmé fut atteint pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi grâce à une technologie inventive, adaptée au climat du Nord. De nos jours, le quotidien du soldat de l'armée russe et les taux de mortalité sont plus que jamais sujets à caution. La synthèse attendue portée par une spécialiste incontestable.
La biographie référente de la plus grande souveraine de la Russie. Princesse allemande d'Anhalt-Zerbst, née à Stettin en 1729, la future Catherine II est envoyée en Russie à l'âge de 16 ans dans l'éventualité d'un mariage avec le grand-duc Pierre, fils de la tsarine en titre, Elisabeth, elle-même fille de Pierre le Grand. Elle sait séduire cette dernière, entre dans l'Eglise orthodoxe en troquant son prénom de Sophie pour celui de Catherine et finit par épouser Pierre en 1745. Celui-ci est peu populaire car, né en Allemagne, il a toujours rejeté la culture de son pays d'adoption. À l'inverse de son époux, Allemand d'inclination, Catherine parle parfaitement le russe et sait donner des gages à la haute aristocratie. Devenu tsar au décès d'Elisabeth en janvier 1762, Pierre III a tôt fait de comprendre que sa femme intrigue contre lui, laquelle le prend de vitesse et le fait déposer en juillet. Emprisonné, il mourra peu après dans des conditions mal élucidées, et on suspectera longtemps Catherine de l'avoir fait assassiner. De ce moment commence un règne de trente-quatre ans particulièrement brillant. D'une capacité de travail inépuisable, l'impératrice fait développer les voies fluviales et construire des canaux. Grâce à son époux morganatique, Grigori Potemkine, elle réussit à frayer un passage vers la mer Noire et ses Détroits, un rêve que chérissait déjà Pierre le Grand. Sous son long règne, le territoire de l'empire ne cesse de s'agrandir aux dépens de ses voisins, tandis que Catherine cherche à harmoniser l'administration selon des principes rationnels, puisés dans la philosophie occidentale, mais elle néglige les différences régionales, ethniques et religieuses. Elle développe le commerce avec l'étranger en multipliant les contrats économiques bilatéraux. Ses efforts pour créer une bourgeoisie urbaine se soldent par un échec et se révèlent profondément injustes envers les éternels laissés-pour-compte du régime : les serfs. S'en suivent d'incessantes révoltes paysannes, notamment celle de Pougatchev, et des insurrections des minorités sises en marge de l'empire. L'expansion vers le sud réussit grâce aux actions militaires ; les conquêtes, fixées par des traités, sont reconnues par la majorité des puissances occidentales. A l'ouest, les trois partages successifs de la Pologne profitent le mieux à la Russie. Au total – et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes –, l'impératrice, portée aux nues par Voltaire, Diderot ou Grimm, avec lesquelles elle était en relations épistolaires suivies, aura marché sur les brisées de Pierre le Grand en mettant au plus haut le régime autocratique, régime en principe honni par les représentants des Lumières. À sa mort en 1796, celle qui fut très tôt appelée Catherine la Grande laissait un empire puissant et opulent comme jamais, qu'aucun pays, tant en Europe qu'en Asie, ne pouvait ignorer. Non sans de profondes fragilités toutefois, lesquelles se révéleront tout au long du XIXe siècle. Jusqu'à l'épilogue de la révolution d'Octobre.
Cet ouvrage réunit les deux thèmes de prédilection de Maurice Clavelin. Le premier interroge l'un des tournants les plus importants de l'histoire des sciences : le " moment Galilée ". L'auteur montre que ce n'est pas une simple critique des idées traditionnelles ou une meilleure attention portée aux données de l'observation qui caractérise la science de ce génie. Rallié aux théories de Copernic, Galilée crée une vraie science mathématisée du mouvement, véritable révolution conceptuelle qui ouvre une ère nouvelle à la spéculation sur la Nature, et signe ainsi l'acte de naissance de la science moderne. Le second aborde sous un angle inédit le rapport entre science et philosophie. Il montre qu'au début du XXe siècle, et après une longue stagnation, la théorie empiriste de la connaissance reprend forme et rigueur sous l'influence combinée de la logique symbolique et de l'interprétation logiciste des mathématiques. Le rôle de Russell, suivi par Wittgenstein, le cercle de Vienne et Quine, est ici décisif. Un livre qui enrichit l'oeuvre d'un grand historien et philosophe des sciences.
De l'interdiction du port de la barbe à la fondation de Saint-Pétersbourg, de la mise au pas de l'Église orthodoxe à la réforme de l'administration, du renouvellement des élites traditionnelles au recrutement massif de têtes pensantes et de travailleurs manuels d'origine étrangère, des trois voyages du souverain en Europe occidentale et des explorations lancées vers l'Asie centrale et l'Extrême-Orient à la création d'une grande Académie des sciences, le tsar Pierre (1672-1725) n'a jamais cessé de vouloir sortir la vieille Moscovie de son isolement. C'est à bon droit qu'on peut le qualifier d'architecte de la Russie moderne. Il se voyait d'ailleurs en nouvel Alexandre le Grand et s'est fait proclamer, quatre ans avant sa mort, « père de la patrie », « imperator » et « grand », ce qui donne la mesure de ses ambitions pour lui-même et pour son pays. Le passif est pourtant loin d'être négligeable : les fragilités de l'homme - débauche, alcoolisme, goût immodéré des mascarades - et l'usage courant de la violence avec les membres de sa famille comme avec ses adversaires politiques, le recours systématique à la guerre, une diplomatie incertaine et une fiscalité écrasante ont constitué autant d'entraves à la modernisation. Reste que ce règne flamboyant et haletant demeure l'un des plus passionnants que la Russie ait connus. Mal connu en France, il fait ici, sous la plume de Francine-Dominique Liechtenhan, l'objet d'une évocation aussi riche de « grande histoire » que de « petits faits vrais » et significatifs.
Consulter un astrologue est en Inde une démarche courante et régulière, parfois même obligatoire. Pensée pragmatique, tendue vers la résolution de problèmes concrets, l'astrologie touche à tous les aspects de la vie. Quand et avec qui se marier ? Où et quand bâtir sa maison ? Comment se soigner ? Quelle profession choisir ? Quel légume planter ? Tradition savante décrite dans la littérature sanskrite et pratiquée principalement par des spécialistes brahmanes, elle fait partie du style de vie des classes moyennes et des élites urbaines qui se veulent représentatives de la modernité. Enseignée dans les universités, elle a une fonction très éloignée de celle qui lui est assignée en Occident, où elle est regardée comme une croyance marginale et " superstitieuse ". Entre science et religion, elle répond aux transformations de la société contemporaine.Nourri d'enquêtes de terrain, l'ouvrage de Caterina Guenzi éclaire avec subtilité les processus d'adaptation, d'interprétation et de réécriture dont cette discipline brahmanique fait l'objet dans l'Inde urbaine du XXIe siècle.
Intronisée grâce à un coup d'Etat fomenté par la France, Elisabeth Ire est la dernière autrocrate issue directement de la famille des Romanov. Elle régnera pendant vingt ans sur l'immense empire russe (1741-1761). Adorée par son père Pierre le Grand, qui la fait peindre nue en petite Vénus, Elisabeth suit résolument les brisées du tsar. Elle procède à des réformes importantes, dont certaines très en avance sur son temps, à commencer par l'abolition de la peine de mort, une première dans le monde civilisé ; elle émet des décrets soucieux de la dignité de la femme et fait état d'une conception avant-gardiste de l'urbanisme ou de l'écologie. Son gouvernement engage des mesures fiscales et met une révision du code de lois en chantier. L'art - l'architecture, le théâtre, la musique - atteste la volonté de la souveraine d'associer harmonieusement les influences occidentales aux valeurs proprement russes. La Russie pèse alors de tout son poids sur la diplomatie et les conflits ; elle représente une grande puissance continentale, mais s'érige aussi en protectrice des chrétiens d'Orient. Bien avant les Soviétiques, elle intègre la Prusse orientale dans son empire. Pendant la guerre de Sept Ans, ses armées parviennent à écraser Frédéric II ; et seule la mort d'Elisabeth permet au roi de Prusse de sauver son honneur. Adulée par les philosophes des Lumières, chérie par ses compatriotes, cette "joyeuse impératrice" s'efface pourtant derrière les personnalités écrasantes de Pierre Ier et de Catherine II. A l'aide de nombreux documents inédits, cette biographie scrute avec bonheur la personnalité et le rôle d'une autocrate que le Grand Frédéric n'hésita pas à appeler "la bête" ! Libre et affichant un mode de vie peu conforme à l'Etiquette, Elisabeth annonce les revendications de la femme du XXIe siècle.
De la défaite de 40 à Mai 68, de la création de l'École des hautes études en sciences sociales aux métamorphoses de la Bibliothèque nationale de France, du lycée de Montpellier au Collège de France et à l'Institut, des prestigieuses universités américaines de la côte Est aux centres de recherche japonais, de l'Inquisition médiévale dans les Pyrénées à la cour de Louis XIV, de la famille bâloise des Platter aux effets des changements climatiques sur les sociétés humaines, Emmanuel Le Roy Ladurie demeure l'un de nos plus féconds et plus célèbres intellectuels. Né en 1929, il a été mêlé aux grands remous du xxe siècle et a voué sa vie à l'investigation sur le passé : à tous égards, l'histoire est pour lui comme une seconde nature. Élève, maître, ami ou rival des plus grands, les Braudel, les Furet, les Lévi-Strauss, les Bourdieu, les Chaunu et tant d'autres, il multiplie ici les portraits, les analyses et les anecdotes - souvent piquantes. C'est un témoignage infiniment vivant sur le prodigieux renouvellement de la discipline historique sous l'impulsion de l'« école des Annales ». S'il a naguère évoqué son itinéraire politique, il avait rarement parlé de sa vocation et de son métier. Les lecteurs, nombreux, de Montaillou, village occitan ou de l'État royal, de l'Histoire du climat depuis l'an mille ou du Siècle des Platter trouveront dans ce livre le récit d'une aventure passionnante.
Scandaleuse liaison, Emilie Rose Quand Juliana Alden, la riche héritière, croise le regard de Rex Tanner, le bad boy à la réputation sulfureuse et au passé tumultueux qui se tient à l'autre bout de la salle, elle sait qu'elle ne peut plus reculer. Soit elle cède au désir qui la pousse depuis des mois vers cet homme incroyablement sexy, au risque de provoquer un scandale dans la bonne société de Wilmington, soit elle renonce définitivement à ses rêves en acceptant d'épouser le fiancé riche, puissant et ennuyeux que ses parents ont choisi pour elle... Troublante passion, Brenda Jackson Cela fait des années que Brooke se prépare à cet instant, et pourtant, au moment de pousser la porte du bureau de Ian Westmoreland, elle sent une sourde angoisse monter en elle. Car Ian est l'homme qui, persuadé qu elle avait trahi, l'a quittée quatre ans plus tôt. L'homme qu'elle n a jamais cessé d'aimer et qu'elle a pourtant blessé cruellement. Comment va-t-il réagir en la voyant ? Et surtout, comment Brooke va-t-elle maîtriser ses émotions ? Car elle n'est pas revenue seulement pour le revoir. Elle est également chargée d'une mission délicate auprès de lui une mission qu'il ne doit en aucun cas découvrir...