Fernand Gigon
Fernand Gigon
24 octobre 1929, 10h30 : Wall Street s’effondre en 104 minutes. Jeudi noir restitue l’hystérie collective, les fortunes englouties et les vies brisées qui plongèrent le monde dans la Grande Dépression.
1975, Minamata, Japon : la mort d’un chat révèle l’un des premiers scandales écologiques de l’histoire. Le 400e chat retrace l’enquête brutale de Fernand Gigon sur la maladie de Minamata, où la pollution au mercure empoisonne des milliers de vies.
Voici vingt ans que la Chine communiste existe. A Pékin, Mao Tsé-toung l'a proclamée "démocratique et populaire" le 1er Octobre 1949 devant un demi-million de ses compatriotes. Comment la vieille Chine des fumées d'opium et des filles fleuries vendues pour un sac de riz a viré au rouge, c'est ce que raconte, jour après jour, le journaliste suisse Fernand Gigon dans "Et Mao prit le pouvoir". Ce récit qui passe du drame à la comédie, c'est la vie fantastique du peuple chinois au cours de l'an 1949. Des centaines de témoins ont raconté à l'auteur de "La Chine devant l'échec" et "Vie et mort de la révolution culturelle" ce qu'ils ont vu, entendu et souffert pendant dix mois de combats. C'est de l'histoire crue, inimaginable, qui permet de comprendre la Chine contemporaine.
Née le 10 novembre 1965 dans un journal de Shanghai, la Révolution culturelle est morte le jour où Liou Chao-Chi a été jeté dans la poubelle de l'histoire, ainsi que l'écrit le "Drapeau rouge", soit le 31 octobre 1968. Entre ces deux dates, le Président Mao Tsé-Toung a inondé la Chine et le monde de son "Livre rouge", tiré à un demi-milliard d'exemplaires, il a lancé dans la rue près de 15 millions de Gardes Rouges et a brisé, dans vingt-neuf provinces et villes, les structures communistes pour les remplacer par le pouvoir maoïste. Jamais, au cours de sa longue histoire la Chine n'avait été si profondément ébranlée. C'est cette histoire, crue et chaude, que Fernand Gigon raconte dans "Vie et mort de la Révolution culturelle". Il a trouvé, en Chine même les documents qui détaillent cette épopée politique. C'est la première fois qu'un auteur occidental en décrit les étapes.
Grâce à des documents inédits, François Gigon nous présente Jean-Henri Dunant (1828-1910), fondateur de la Croix-Rouge. Nous suivons le quotidien de celui qui, avec ténacité, a su créer un mouvement international d'une ampleur extraordinaire.
Moins de trois millions d'habitants, mais le plus grand gisement de bauxite du monde, quatre-vingt-dix pour cent d'illettrés, mais les plus jeunes ministres dont on puisse rêver, une indépendance jouée à pile ou face, mais obtenue - pour la première fois dans l'histoire - sans verser une goutte de sang, des sacrifices et des incantations dans les villages reculés, mais un gouvernement écouté et efficace jusqu'au fond de la forêt, bref un pays que le monde entier surveille avec la plus extrême attention et où la France, la Chine et un marxisme un peu dissous par les chaleurs, jouent leur prestige et leur influence, voilà ce qu'est aujourd'hui la Guinée livrée à elle-même. Dans ce livre, Fernand Gigon ne s'est pas contenté de nous raconter son entrevue avec Sékou Touré, de nous faire assister à une séance décisive du Conseil des ministres, ou de nous décrire la population de Konakry, travaillant volontairement le dimanche pour restaurer les rues de la ville : il a, certes, photographié la Guinée, le sourire éblouissant de son Président, la gesticulation ancestrale de ses tribus et, à l'autre limite de la brousse, le comportement des ouvriers noirs sur l'immense chantier de Fria, mais c'est pour analyser ensuite et mieux comprendre une expérience politique et humaine, probablement unique dans l'histoire du siècle. Si la Guinée, malgré les balbutiements d'une liberté aussi soudaine, ne trébuche pas dans les mois à venir, tous les autres pays d'Afrique noire seront tentés d'imiter son exemple. Si, au contraire, Sékou Touré et son parti vont à un échec, leur faillite entraînera avec elle beaucoup d'illusions et de désordre, et les événements auront établi que la société africaine ne peut être déterminée que par des règles étrangères à l'Afrique. Or, Fernand Gigon, au terme de son enquête, affirme que les chances de la France sont restées intactes en Guinée. N'est-ce pas la France qui a révélé aux Africains le respect de l'homme ? Aujourd'hui, Sékou Touré offre à l'Occident une chance historique : avant de penser en marxiste, il pense en Africain, et avant d'agir en Communiste, il laisse parler la réalité de son pays. Cette option peut assurer, il en est temps encore, la continuité de la France sous l'équateur.
Au cours de ces dernières 15 années, Fernand Gigon, journaliste international d'origine suisse, spécialiste des problèmes d'Extrême-Orient, a fait dix-huit séjours dans ce qui fut l'Indochine et qui est devenu un Vietnam dramatique. Son livre actuel, il l'a divisé en deux parties pour mieux montrer l'affrontement des deux adversaires : les Américains et les Vietcong. Au delà des combats et des hommes, cette guerre met en cause des méthodes, des façons de penser et de sentir, des stratégies totalement différentes. Elle oppose aussi deux civilisations qui finalement se disputeront le monde. C'est avec cette optique que Fernand Gigon a visité, depuis le début de l'escalade américaine, les bases de Da Nang et de Bien Hoa, la 7e Flotte, les « popotes » du delta du Mékong où se récoltent les confidences des soldats ; il a participé à de nombreuses opérations. Du côté Vietcong, fernand Gigon a pu questionner déserteurs et prisonniers. Grâce à leurs révélations, l'auteur de cet ouvrage peut montrer les rouages qui transforment un simple nha-qué - paysan des rizières - en un révolutionnaire ou un combattant. L'organisation communiste qui conduit une guerre révolutionnaire préfigure justement un type de guerre qui se complique et se perfectionne chaque jour. On ne peut rester indifférent à cette évolution car notre avenir et celui de nos enfants en dépendent.