Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc
Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc
Dès les premières heures qui suivent l'incendie dramatique de Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, la question de sa restauration est déjà posée. Faut-il reconstruire à l'identique ce qui a disparu (charpente, toiture, flèche) ou « profiter » de ce malheureux accident pour effectuer certains aménagements plus modernes, quitte à modifier quelque peu la physionomie de l'édifice, voire faire intervenir en certains endroits du bâtiment des créateurs contemporains ?Cette interrogation avait été exprimée à peu près dans les mêmes termes un peu moins de deux siècles auparavant lorsque, devant les altérations dues au temps, les dégradations, mutilations et autres reconstructions plus ou moins heureuses qui menaçaient la cathédrale, le gouvernement d'alors décida de lancer un concours pour sa restauration. C'est le projet présenté par les deux architectes Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Antoine Lassus qui fut finalement choisi en 1844.Dans un rapport adressé au ministre en charge du dossier, les deux architectes exposent leur conception de la restauration des bâtiments anciens : ne pas se contenter de colmater les usures et les brèches, mais s'efforcer de retrouver les formes disparues afin de redonner à l'édifice son rayonnement passé, sans transformer en quoi que ce soit son architecture. Ils expliquent ensuite les travaux à entreprendre à Notre-Dame, leur importance et leurs difficultés, avec qui et avec quels moyens. Ce document, particulièrement intéressant, nous fait pénétrer dans les coulisses de l'un des édifices les plus visités de Paris - en dévoilant au passage quelques secrets. Il fournit surtout au lecteur d'aujourd'hui des éléments pour mieux comprendre et juger les projets de restauration de Notre-Dame à venir.
« Au lendemain des guerres civiles, Rome, sous la main d'Auguste, se transformait. L'amour du luxe, des habitations somptueuses, inconnu à la République, se répandait dans toutes les classes de citoyens, et il n'était pas d'avocat ou de négociant qui ne possédât un logis plus élégant et plus vaste que n'étaient les demeures des patriciens du temps des Scipions. Rome, composée d'éléments très-divers, subissait l'influence des arts appartenant aux peuples d'où elle sortait, et que, successivement, elle avait conquis ou choisis comme alliés. Son architecture, étrusque à l'origine, s'était peu à peu enrichie des emprunts faits à la grande Grèce, à la Sicile, à l'Attique et à l'Asie Mineure ; aussi composait-elle, au commencement de l'ère impériale, un mélange de ces arts différents dans leurs principes et leur forme. Auguste, esprit modéré, pensait que Rome devait se contenter des conquêtes faites sous la République, en gouvernant les provinces par une sage administration ; et, de tous ces matériaux réunis, fonder un empire inattaquable sans plus songer à dépasser les limites qu'il considérait comme définitives. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Une douzaine d'êtres aux membres lourds, à la peau d'un jaune livide, le crâne couvert de poils rares et noirs qui tombent sur leurs yeux, aux ongles crochus, sont groupés, serrés les uns contre les autres, sous un arbre touffu dont les branches basses ont été attirées vers le sol et retenues à l'aide de mottes de limon. Le vent souffle avec violence et chasse la pluie tout à travers cet abri. Quelques nattes de jonc, des peaux de bêtes, protégent à peine les membres de ces êtres qui, à l'aide de leurs ongles, déchirent des lambeaux d'animaux aussitôt dévorés (fig.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez comment la cité médiévale de Carcassonne, joyau du patrimoine français, a traversé les siècles grâce aux yeux experts d’Eugène Viollet-le-Duc.
Les fortifications de Paris se composent, comme on sait, d'une enceinte bastionnée de kilomètres de pourtour, protégée, à une distance moyenne de 2 à 3 kilomètres, par quinze forts, qui sont : au nord, les forts de la Briche, de la Double-Couronne, de l'Est et d'Aubervilliers ; à l'est, les forts de Romainville, de Noisy, de Rosny et de Nogent ; au sud, les forts de Charenton, d'Ivry, de Bicêtre, de Montrouge, de Vanves et d'Issy ; à l'ouest, le fort du Mont-Valérien.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
C'est un bon temps que le temps des vacances. Le ciel est doux ; la campagne revêt sa plus aimable parure ; les fruits sont mûrs. Tout sourit au lycéen qui, dans son bagage, apporte les preuves de l'utile emploi de son temps.Chacun le félicite de ses succès et lui fait entrevoir, au delà de ses six semaines de repos, des labeurs attrayants couronnés par une brillante carrière. Oui, c'est un bon temps ; il semble alors que l'air est plus léger, le soleil plus brillant, les prairies plus vertes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Les vieillards disent, à qui les interroge, que depuis un grand nombre d'hivers, les hommes sont établis sur le territoire d'Ohet, situé dans une vallée assez large à travers laquelle serpente une rivière.Tantôt ouverte, tantôt resserrée, cette vallée mêle ses eaux, vers le sud, au cours du grand fleuve.Des deux côtés, les bords présentent une série de collines peu élevées, descendant en pentes douces vers la rivière lorsque la vallée est large, quelque peu abruptes lorsqu'elle se rétrécit.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Depuis le commencement du siècle, les antiquités mexicaines ont préoccupé, non sans raison, le monde savant. Des voyageurs ont parcouru l'Amérique centrale après de Humboldt, et ont ajouté leurs observations à celles de l'illustre écrivain, pour les confirmer plutôt que pour les modifier. Tel est, en effet, le privilége de ces grandes intelligences qui, de temps à autre, viennent éclairer l'humanité, que leurs découvertes et même leurs hypothèses sont consacrées par les recherches et les travaux des patients explorateurs venus après eux. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Dès le commencement du Xe siècle, il existait déjà sur l'emplacement du château actuel de Coucy une forteresse bâtie par un archevêque de Reims. Ce territoire appartenait au siége de Reims depuis saint Remi, à qui il aurait été donné par Clovis. En 928, le comte de Vermandois, Herbert, s'en empara et y renferma Charles le Simple. Thibaut, comte de Troyes, surnommé le Tricheur, le gagna et le perdit plusieurs fois. L'archevêque de Reims finit par le donner en fief au fils du comte, pour un cens annuel de soixante sous.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Au XIIe siècle le château de Pierrefonds, ou plutôt de Pierrefonts, était déjà un poste militaire d'une grande importance, possédé par un comte de Soissons, nommé Conon. Il avait été, à la mort de ce seigneur qui ne laissait pas d'héritiers, acquis par Philippe-Auguste, et ce prince avait confié l'administration des terres à un bailli et à un prévôt, abandonnant la jouissance des bâtiments seigneuriaux aux religieux de Saint-Sulpice.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.