Emile Jalley
Emile Jalley
Wallon et Piaget sont les deux plus grands psychologues de la culture francophone. Leur dialogue fécond qui a duré une cinquantaine d'années a posé toutes les grandes questions fondamentales de la psychologie moderne. Le point le plus intéressant de ce dialogue est ici mis en évidence : l'étroite complémentarité de leurs deux approches au plan des applications pédagogiques. Cet ouvrage constitue une réflexion critique des disciplines pédagogiques. S'il est facile de critiquer la pédagogie, il l'est moins de critiquer la psychologie scientifique.
Les travaux de Jacques Robion, Marie-France Castarède et Samuel Dock sont parmi les rares à produire des avancées réelles dans la psychanalyse depuis la disparition de Jacques Lacan. La psychanalyse aussi bien que la philosophie ont formé à un moment en France la partie majeure de la représentation mondiale, réalisant alors l'exception française. Ces entretiens permettent aujourd'hui de ressaisir le noeud des relations essentielles entre la psychanalyse, la psychologie et la philosophie.
Le livre comprend deux parties : la première examine le paysage de la psychanalyse autour de Lacan, en son temps et ailleurs qu'en France : l'anglais Bion, le chilien Blanco, l'italien Gaddini, les américains Kohut, Kernberg, Stoller. Le français Robion est plus récent. La deuxième partie est une approche critique de la Pensée-Lacan : réduction de la pensée au langage, refus du modèle génétique freudien. Les deux tomes du livre sont complémentaires mais peuvent se lire de manière indépendante.
Le livre comprend deux parties : la première examine le paysage de la psychanalyse autour de Lacan, en son temps et ailleurs qu'en France : l'anglais Bion, le chilien Blanco, l'italien Gaddini, les américains Kohut, Kernberg, Stoller. Le français Robion est plus récent. La deuxième partie est une approche critique de la Pensée-Lacan : réduction de la pensée au langage, refus du modèle génétique freudien. Les deux tomes du livre sont complémentaires mais peuvent se lire de manière indépendante.
Le livre de Thomas Piketty sur Le Capital au XXIe siècle renouvelle de façon originale, dans le contexte de notre époque, l'ouvrage classique de Karl Marx. Le capital national est distribué en proportion fortement décroissante sur la moitié supérieure de la population, cependant que la moitié inférieure n'en possède à peu près rien. Une nouveauté par rapport au XIXe siècle : la consolidation d'une large classe moyenne qui aspire à recevoir une partie plus grande du revenu du capital.
Les deux symptômes majeurs de la maladie française sont l'injustice fiscale et la crise de l'enseignement. La première tient à l'hypofiscalisation et l'hyperfiscalisation relatives des deux grandes classes, celle "d'en haut" et celle "d'en bas". L'inégalité scolaire tient à ce que le dispositif institutionnel de l'Education nationale a pour fonction réelle d'ouvrir le chemin, vers "le haut" et vers "le bas", à la distribution inégalitaire des revenus et des patrimoines.
Manifestation certes spectaculaire d'un impérialisme idéologico-scientifique propre à l'empirisme nord-américain, l'autoritarisme technocratique propre au DSM (ou Manuel Diagnostic et Statistique des Troubles Mentaux) est présent ailleurs qu'en psychiatrie, dans tous les secteurs de la vie sociale. On peut parler d'une forme incontestable de filtrage, de censure de la psychanalyse, comme l'auteur l'avait déjà montré dans Anti-Onfray 2 et Anti-Onfray 3.
Faisant suite à la série des Anti-Onfray 1,2,3, cet ouvrage propose en premier lieu la discussion critique et la réfutation du second ouvrage de Michel Onfray, intitulé Apostille (2010). Onfray voudrait bien la psychanalyse mais sans Freud. Des auteurs comme Reich, Janet, Sartre, mais surtout Politzer, sont revisités dans la perspective d'une telle réfutation. Leur évaluation correcte échappe à Onfray qui prétendrait les annexer à son propos, alors qu'ils viennent plutôt à l'appui de la psychanalyse.
Les vues très discutées de Michel Onfray sur la psychanalyse s'inscrivent dans le cadre d'une crise globale de la société française : le désengagement critique d'une production intellectuelle médiocre et limitée à des sujets de vie banale, la crise généralisée d'une école publique primaire, secondaire et supérieure mise en concurrence concertée avec un secteur privé conquérant, enfin l'aliénation privative progressive du patrimoine national. La psychanalyse doit réfléchir sur ses problèmes tant externes qu'internes.
Ce second tome aborde deux grandes questions d'actualité touchant au destin de la psychanalyse. La première concerne la compatibilité entre psychanalyse et neurosciences : l'une et l'autre s'occuperaient d'aspect à la fois différents mais complémentaires dans le vaste champ de la vie mentale. La seconde touche aux procédures anglophones actuelles très discutables de l'évaluation de l'activité scientifique dans le champ des sciences humaines, où elles favorisent une production de masse superficielle et conformiste.
Ce premier tome présente un résumé général de l'ensemble des propositions développées par l'auteur depuis le début de ses travaux. L'auteur envisage la gravité de la maladie universitaire, puis la spécificité de la crise sociale et politique française, avant de proposer des recherches historiques sur les antécédents de la psychanalyse, de la psychologie, des neurosciences, mais aussi de la tradition culturelle européenne, ce fond de l'humanisme gréco-judéo-chrétien récemment mis en cause par les attaques de Michel Onfray.
La parution du libre de Michel Onfray Le crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne, en avril 2010, a été la source d'une grande abondance de débats qui se sont cristallisés presque immédiatement. Dans ce troisième volume, Emile Jalley analyse : l'attitude des praticiens et des usagers de la psychanalyse, psychopathologie psychanalytique, positions des philosophes, du milieu littéraire, de la science historique, des sciences sociales, questions politiques de l'antisémitisme et de la pensée extrémiste, réactions de l'étranger.
La parution du livre de Michel Onfray Le crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne en avril 2010 a été la source d'une grande abondance de débats qui se sont cristallisés presque immédiatement, d'abord sous forme de deux livres : celui d'Elisabeth Roudinesco Mais pourquoi tant de haine ?, et celui d'Emile Jalley Anti-Onfray 1. Le débat général a produit environ 200 articles sur le Web, d'une grande qualité de contenu et dans une grande variété de champs, et dans le présent volume.
Emile Jalley est né en 1935 d'un milieu de paysannerie franc-comtoise du XVIIe siècle, au lieu même où la famille de Rouget de Lisle avait attaché son nom. Il a connu l'invasion allemande et la débâcle de 1939 dans le Nord de la France. Puis, avec les bergers de la campagne jurassienne, il a pris part à la fameuse "guerre des boutons". Aujourd'hui professeur émérite de psychologie clinique et d'épistémologie à l'Université de Paris XIII-Villetaneuse, il nous raconte son histoire.
Emile Jalley poursuit sa tâche de longue haleine d'une critique générale de la psychologie scientifique et des neurosciences contemporaines menée en vue d'une défense argumentée de l'importance de la psychanalyse dans les sciences humaines et la culture françaises et européennes. Cette confrontation avec le phénomène Onfray poursuit cette question en l'élargissant vers l'analyse d'une configuration de crise plus vaste et multiforme : opposition d'une contreuniversité à l'université officielle, débat sur le statut de la psychanalyse au sein des sciences humaines et des autres sciences, conflit social et politique larvé entre une tendance populiste et un bastion élitiste.
Pour tenter de répondre à cette question, les psychothérapies et le projet scientifique qui les soutient ont été pris comme paradigmes. Quelles idéologies, quelle conception de l'homme accompagnent-elles ? Comment situer et distinguer la psychanalyse des psychothérapies ? Que signifie l'opposition entre neurosciences et psychanalyse ? Quel usage peut être fait de l'imagerie médicale ? Y a-t-il des passerelles possibles entre neurosciences et psychanalyse ?
La Bible serait le livre le plus lu et le plus traduit au monde. La Bible et son histoire intéressent les théologiens, mais tout autant les historiens, les croyants aussi bien que les incroyants. Cependant, dans le champ de l'histoire, très peu d'historiens de la philosophie se sont intéressés à ce que leur discipline ait pu commencer à Jérusalem, peut-être 500 ans avant de se poursuivre à Athènes, puis à Rome, enfin à Paris, Oxford, Bologne, Francfort, et encore bien après à Koenigsberg, Iena, Berlin. En réalité, la Bible a aussi été la source originelle, pour l'ensemble de la philosophie occidentale, de ses objets (le moi, le monde et Dieu), ainsi que de toute la procédure de la pensée paradoxale et dialectique.
Que Lacan ait critiqué la dérive psychologique de la psychanalyse ne l'a pas empêché de tirer au préalable le meilleur parti de ce que lui offrait de plus consistant la psychologie française, en l'occurrence l'oeuvre de Wallon. Henri Wallon a occupé une position de relais entre Lacan d'une part, Freud et Hegel d'autre part. Chacun avec son accent personnel, Lacan comme Wallon, a lu Freud avec Hegel. Le stade du miroir est maintenant lié au nom de Jacques Lacan. Or, montre Jalley, en reconnaissant que l'expérience du miroir a une fonction de connaissance, il n'innove pas mais s'inscrit dans l'histoire de la pensée occidentale.