Dominique Charpin
Dominique Charpin
Découvrez le métier fascinant de ceux qui déchiffrent les plus anciennes archives de l’humanité : les assyriologues.
Unlike works inherited from Greek or Roman Antiquity, writings from Mesopotamian civilization all come from excavations. Assyriologists work with clay tablets engraved with cuneiform characters. They piece together fragments of texts and organize them chronologically and geographically to gradually construct not only a political but also a social, economic and cultural history of Mesopotamia. The task is immense, and requires a multidisciplinary approach combining archaeology, epigraphy, philology, and history.
2050, un avenir proche, bousculé par des innovations qui façonnent déjà notre présent : IA, reconnaissance faciale, réseaux sociaux, modification génétique, changements climatiques ou nouvelles politiques spatiales... 14 auteurs dépeignent avec acuité un avenir possible pour l'Humanité. Dans la suite de nos recueils d'histoires courtes, et le temps d'une pause dans le genre polar, Philéas affirme la même volonté éditoriale dans le secteur de la SF et de l'anticipation : « 2050 » propose à une sélection exceptionnelle d'auteurs de donner leur la vision d'un futur tangible, à la manière dont « Black Mirror » a déjà su le faire en audiovisuel ou, dans un autre temps, la série « SOS Bonheur » de Jean Van Hamme publiée dans le journal Spirou en... 1984. Un avenir proche, mais bousculé par des innovations qui façonnent déjà notre présent et dont nous n'anticipons que mal les mutations qu'elles pourront entrainer à court ou moyen terme : IA, reconnaissance faciale, réseaux sociaux, modification génétique, changements climatiques ou nouvelles politiques spatiales... Les sujets anxiogènes ne manquent pas, mais laissent aussi place à des visions plus légères, parfois décalées. Jean-Christophe Chauzy, Philippe Gauckler, Christian De Metter, Jean-Michel Ponzio, Mig, Jean-Baptiste Hostache, Stéphane Perger, Olivier Martin, Malo Kerfriden, Thibaud de Rochebrune pour le dessin, avec les renforts ponctuels de Guillaume Dorison, Aurélien Ducoudray et Laurent Galandon à l'écriture dépeignent tour à tour leur vision de cet avenir, entrecoupés des textes visionnaires d'Anaïs Bon. Il n'y a pas à douter qu'avec un tel générique, « 2050 » fera date !
Depuis le milieu du XIXe siècle, on désigne par le terme « assyriologie » une science qui étudie les civilisations du Proche-Orient des trois millénaires avant l'ère chrétienne. Ses pionniers ont déchiffré les écritures cunéiformes et réussi à traduire des textes notés dans diverses langues, en premier lieu l'akkadien et le sumérien. L'argile, en raison de ses qualités de résistance, est le support privilégié de ces écrits. Grâce aux fouilles qui se poursuivent et au travail dans les réserves des musées, les assyriologues étudient aujourd'hui un corpus d'un demi-million de textes. Le professeur Dominique Charpin revient sur leur travail, dont la méthode a beaucoup évolué avec la révolution numérique. Il décrit l'organisation de l'enseignement et de la recherche, soulignant les spécificités françaises dans un contexte désormais mondialisé. Il se livre à un bilan des acquis récents et démontre que, si l'assyriologie a un passé, elle a aussi de l'avenir !
Vers 3200 avant notre ère, l'histoire de l'humanité connut un tournant radical, l'écriture fut inventée à Sumer. Pendant plus de 3000 ans, la civilisation mésopotamienne fit un usage intensif du cunéiforme dont témoignent les centaines de tablettes d'argile découvertes à ce jour, qui renseignent sur toute la société, des rois aux esclaves. La connaissance de l'écriture était le fait des élites, qui gardaient à domicile leurs « papiers de famille » . Les bibliothèques conservaient le savoir de l'époque et fournissaient les instruments de référence nécessaires aux différents spécialistes de la religion, devins, exorcistes, chantres. L'auteur explique, dans un style clair et précis, ces différents usages. Des photos enrichissent cette histoire de l'écriture cunéiforme.
Imitations, copies et faux dans les domaines pharaonique et de l'Orient ancien - actes du colloque Collège de France-Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 14-15 janvier 2016, édités par Hanane Gaber, Nicolas Grimal et Olivier Perdu. « De la simple allusion à la reproduction mercantile, en passant par l'imitation, la citation, l'évocation, la transposition, tous les modes de référence possibles, la distinction du faux de la copie, de l'oeuvre originale de celle qu'elle inspire est parfois si ténue qu'il semble difficile de la cerner. Il nous a paru utile de poursuivre la réflexion sur le faux, l'imitation et les copies, dont plusieurs enquêtes ont, jusque récemment encore, exploré les pistes dans le domaine égyptologique. Qu'il s'agisse de littérature ou d'art, les Égyptiens eux-mêmes ont très tôt utilisé la référence à la tradition comme indicateur de légitimité politique. Après la « révolution » amarnienne, ou dans les périodes troublées, la reproduction des modèles classiques fleurit, tout comme fleuriront plus tard, à l'époque hellénistique et romaine, les copies praxitéliennes. Les oeuvres qui procèdent de cette volonté archaïsante témoignent d'un sursaut pour tenter de retrouver la grandeur perdue de l'Égypte. L'Égypte n'a pas le monopole de cette utilisation de l'art. Les souverains mésopotamiens n'étaient pas en reste, entre imitation d'un document plus ancien ou narration d'un événement fictif. La question se pose aussi pour le domaine phénicien ou pour la civilisation d'Ougarit, oscillant parfois entre copie, imitation et falsification. Nous touchons là à la limite entre manipulation idéologique et falsification. Le faux en écriture, lui, est destiné à tromper. Le faux délibéré serait finalement, la seule oeuvre qui se laisse facilement appréhender : destiné à tromper, il transforme la vérité. Encore faudrait-il distinguer l'intention de la tromperie. » Pour la version ePub, nous recommandons un iPad sous système iOS 10.3.3 minimum ou un ordinateur récent disposant d'un écran de 15 pouces ou plus. Pour les autres types de lecteurs, nous préconnisons la version Acrobat (PDF). Nous ne recommandons pas la version Mobipocket - ePub : ISBN 978-2-918157-27-4 - PDF interactif : ISBN 978-2-918157-26-7.