Daniel Innerarity
Daniel Innerarity
Une entité extraterrestre surpuissante kidnappe Spider-Man, Gravity, Venom, Henry Pym, la Guêpe, Médusa, Kraven, Firebird et Hood pour qu'ils participent au tournoi qu'elle a organisé. Les règles de la compétition sont simples : tuer tous les participants, sans exception. Si certains refusent, d'autres ne se font pas prier et l'un des concurrents mord rapidement la poussière. Dwayne McDuffie (Damage Control) et Scott Kolins (Avengers) signent une histoire dans laquelle le chacun pour soi est roi.
La politique, qui n'est plus qu'une voix dans le concert de l'auto-organisation sociale, a désormais pour fonction, dans une société pluraliste, d'articuler les systèmes différenciés qui la composent : elle les invite à s'auto-limiter, sans oublier de s'auto-limiter elle-même. Une telle conception remet bien évidemment en cause le primat de l'État-nation qui, sans pour autant disparaître, doit cesser de se penser comme un principe d'organisation dominant, prendre sa place dans un système de régulation à niveaux multiples. Très loin de la théorie anarchiste de la destruction de l'État, comme de la théorie marxiste du dépérissement de l'État, tout aussi loin d'une théorie libertarienne de l'État minimal, Daniel Innerarity nous montre qu'il est aujourd'hui possible de dépasser l'alternative du dirigisme et du spontanéisme néo-libéral. Mais une telle transformation ne deviendra effective qu'à deux conditions renoncer définitivement à l'opposition de la gauche et de la droite, telle qu'elle a été formulée jusqu'à présent, et inventer une social-démocratie anti-étatique capable de recueillir à sa manière le meilleur de l'héritage libéral. Voici un livre qui, en alliant technicité philosophique, grande clarté et élégance de l'écriture, s'attache à redonner un sens à la politique à une époque où les discours sur l'impuissance de celle-ci ne manquent pas.
L'être humain est le seul animal conscient de l'existence du futur. Les humains s'inquiètent et attendent, parce qu'ils savent que le futur existe, qu'il peut être meilleur, ou pire, et que cela dépend dans une certaine mesure d'eux. Ils le savent mais ne savent pas pour autant ce qu'il faut faire de ce savoir parce que penser au futur trouble la tranquillité du présent. Bien s'entendre avec son futur n'est pas chose facile. Nous craignons trop, ou nous espérons contre toute évidence ; nous ne parvenons pas à l'anticiper ou à le configurer comme nous pourrions le faire. Il en va de même pour les sociétés. Elles aussi doivent développer cette capacité de percevoir au-delà du moment présent, et elles le font aussi avec plus ou moins de bonheur. Mais elles doivent inclure toujours davantage le futur dans leurs calculs. Pourtant, les tentatives de dessiner le futur sont aujourd'hui bien rares. Le futur a de mauvais avocats et souffre d'une faiblesse chronique. Qui sont les ennemis du futur ? Ils semblent faire partie de ses plus fervents partisans, mais sont ceux qui procèdent à sa banalisation, qui promeuvent une accélération improductive, insensible aux coûts de la modernisation. S'il en est ainsi, il nous faut donc reformuler l'antagonisme qui, depuis 'époque moderne, a été pensé exclusivement dans le schéma opposant la gauche et la droite. Cet ouvrage défend une politique de 'espérance à un moment où la confiance dans le caractère configurable du futur s'est affaiblie. Il entend contribuer à la tâche principale de la politique démocratique qui consiste à établir une médiation convaincante entre l'héritage du passé, les priorités du présent et les défis du futur.
Daniel Innerarity relie la notion de démocratie à la connaissance de deux façons. Dans un premier temps, en avançant que les problématiques résolues par la science concernent tous les citoyens. Dans un second temps, en expliquant que les problèmes fondamentaux rencontrés par toute démocratie (comme la crise économique) ne sont pas liés à un manque de volonté politique, mais plutôt à un échec cognitif, qui doit se résoudre à la fois par une meilleure connaissance des réalités à travers lesquelles le politique agit, et par un usage fin des outils de gouvernance. La connaissance doit être au service de l'homme pour permettre d'améliorer le vivre ensemble et in fine, le fonctionnement démocratique. Cet ouvrage est la traduction de l'ouvrage du philosophe Daniel Innerarity, La Democracia del conocimiento. Por una sociedad inteligente (Paidos, 2011, également traduit en anglais et en allemand.)