Cristian Fulas
Cristian Fulas
Bucarest, 2025. Quand Miron, Premier ministre roumain, est sur le point d’être incarcéré, son homme de confiance Victor doit choisir : trahir ou sauver celui qui l’a fait millionnaire.
Dans une vallée perdue des Carpates, Iochka, quasi centenaire, fabrique du charbon de bois et rumine ses souvenirs.
Par une journée froide de novembre, quelques personnes sont réunies dans une petite chapelle pour mettre en terre une parente. Le pope frigorifié se hâte de chanter l'office, les fossoyeurs s'enivrent et les invités silencieux se perdent dans leurs pensées. En une unique phrase, Cristian Fulas, l'une des figures majeures de la littérature contemporaine roumaine, fait le pari de sonder les âmes dans ce moment de recueillement. Se dévoilent alors la culpabilité d'avoir délaissé la défunte dans ses dernières années de maladie, les rancoeurs familiales, l'angoisse existentielle qui saisit devant un corps inanimé, mais aussi l'amour que l'on n'a pas su dire. Prouesse stylistique et esthétique, La forme du silence transcrit les tempêtes intérieures et ordinaires, le vertige d'un temps d'arrêt face à l'humaine condition.