Confluences méditerranée
Confluences méditerranée
La corruption institutionnalisée durant les trente années qui ont succédé à la Guerre du Liban est devenue une "culture". La guerre a débouché sur l'accord de Taëf en 1989, qui régit les institutions actuelles du pays et érige le confessionnalisme politique en norme, ce que rejette aujourd'hui une partie de la population libanaise réclamant un Etat laïc. Quarante-cinq ans après le début des hostilités armées en 1975 et trente ans après leur fin en 1990, cet ouvrage offre une lumière nouvelle sur un conflit dont le besoin d'analyses renouvelées est dicté par l'urgence du présent.
L'année 2022 marquait le vingtième anniversaire de l'entrée en vigueur du Statut de Rome. Pourtant si le développement de la justice pénale internationale constituait sans aucun doute une évolution majeure du droit international, répondant à l'aspiration de voir juger les auteurs des crimes les plus graves, les dernières années ont été particulièrement critiques à son endroit. La guerre russo-ukrainienne semble opérer un point de bascule. Peut-on espérer un renouveau généralisé des engagements internationaux envers la justice pénale internationale ? Ce regain d'intérêt peut-il avoir un effet d'entrainement sur les enquêtes portant sur le Proche et Moyen-Orient ? Est-il porté par les États de manière générale ou sélective, comment éviter le deux poids deux mesures ? Finalement, les juges ne seraient-ils pas ceux qui sauveraient actuellement l'honneur de cette justice pénale internationale ?
Loin d'être figées, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie sont des sociétés marquées par une profonde vitalité sociale, culturelle et intellectuelle, des aspirations à la liberté et à la justice sociale constantes, en dépit des nombreuses vicissitudes et incertitudes politico-économiques qui les affectent. Cet ouvrage ne cherche pas à embrasser l'ensemble des dynamiques à l'oeuvre dans ces trois pays majeurs du Maghreb, mais essaie, plus modestement, de mettre au jour les jeux de pouvoir, civils, politiques, sécuritaires et économiques, qui s'y donnent à voir, en en soulignant le caractère relationnel et ambivalent.
Les textes proposés dans ce dossier ne prétendent pas fournir un tableau exhaustif des dynamiques de ou autour de l'islam de France, mais simplement apporter des éléments d'analyse au travail de la raison. Au sommaire notamment : La porte étroite : les musulmans dans la République ; Leaders musulmans et fabrication d'un "islam civil" ; Le salafisme en France ; Féminisme-s islamiques-s ; La transversalité politique de l'islamophobie, ...
Au sommaire de ce numéro : Tunisie : les lendemains d'une révolution ; Les défis de la Libye ; Crise et déradicalisation : les rebelles syriens d'Ahrar al-Sham ; premier anniversaire du "califat" : état et perspectives de l'"Etat islamique" ; Une terreur sacrée ? La violence à l'heure des crises du Moyen-Orient ; Attentas de janvier 2015 : le séisme et ses répliques ; Israël : le prix d'une "victoire" ; L'Iran et les Etats-Unis après l'accord sur le nucléaire ; Migrants sans frontières ; La crise grecque. Un poignard dans le dos de l'Europe.
Du Maroc à la Turquie, en passant par l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, la Grèce, l'Italie, le Liban ou la Jordanie, le renouvellement des formes de protestation, plus ou moins directement liées au travail, est désormais un constat transméditerranéen. En lien avec ces mutations du travail, les contributions à ce dossier évoquent toutes la diversité des formes de résistance et de luttes, les reconfigurations syndicales, la relation entre luttes sociales et luttes démocratiques au travers d'études de cas tels que l'entreprise Technoverre à Tunis, les enseignants marocains, les ouvriers de l'industrie textile en Jordanie, les travailleurs des ONG caritatives syriennes au Liban.
En voulant institutionnaliser son déploiement à travers le monde et en Méditerranée, la Chine de cherche pas seulement à renforcer son dispositif commercial, mais à donner une nouvelle dimension à sa présence. Au sommaire de ce numéro, entre autres : Les nouvelles routes de la soie en Méditerranée ; Marseille : bientôt un comptoir chinois ? ; Les relations de la Chine avec les pays du Maghreb : la place prépondérante de l'Algérie ; Les Balkans et la Chine : les intermittences d'une longue histoire.
Ce nouveau numéro de la revue Confluences Méditerranée consacré aux rapports entre République et islam comporte entre autres sujet : Penser le fait islamique en France en périodes troublées ; De quoi le gouvernement de l'islam en France est-il le nom ? ; Entre répression et et prévention, retour sur l'antiterrorisme en France ; La laïcité, nouvel étendard de l'intégration ? ; La construction des prières de rue comme problème public ; Le drapeau ou le djihad ! Regard comparé sur les logiques d'engagement militaire et djihadiste.
C'est dans un contexte international de refonte du Moyen Orient qu'est intervenu l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, le 14 février 2005, ayant donné lieu à un mouvement populaire profond. Mouvement qui remet en cause un certain nombre de données de la politique au Liban mais qui dépend aussi d'enjeux géostratégiques qui le dépassent. S'il est indéniable que le départ de l'occupant syrien a ouvert une nouvelle page, on peut se demander si le pays est libéré de toute tutelle et s'il a la capacité de transformer l'essai pour construire positivement son avenir.
Stigmatisées et réprimées comme "nomades" ou comme immigrants et ressortissants de pays tiers, les populations romani connaissent des situations de privation de droits fondamentaux dans l'ensemble des pays européens. Le pourtour méditerranéen est une entrée pertinente d'exploration et d'analyse des problématiques contemporaines soulevées par les situations d'immigration ou d'intégration plus ancienne de ces populations minoritaires.
20 ans après la fin de la guerre civile, 10 ans après le départ de l'armée syrienne, le Liban est confronté depuis 4 ans au drame syrien. Au sommaire notamment de ce numéro : Travailleurs étrangers, réfugiés syriens et marché du travail ; Economie des guerres civiles: la Syrie et le Liban transformés ; Crise du logement et fin du contrôle des loyers à Beyrouth ; Clientélisme et contestation : l'exemple de la mobilisation des travailleurs de Spinneys au Liban...
Ce numéro entend poser la question des relations difficiles entre femmes, féminisme et islamisme. La partie Dossier apporte un éclairage nouveau sur les derniers changements enregistrés dans les différentes sociétés (le code de la famille algérien, l'affaire du voile, les femmes et le Hamas en Palestine), et la partie Documents reprend des articles toujours d'actualité (Islamisme et droits de la femme, et des exemples dans divers pays : Iran, Tunisie, Palestine, Turquie, Algérie).
Au sommaire : Tunisie : arrêt sur la transition ; La transition tunisienne : de Charybde en Sylla. D'une expression de la révolution conservatrice à l'autre ; Le système de Kaïs Saïed : un projet populiste autoritaire porté avec le concours des élites ; Les désillusions du « constitutionnalisme » post-coup d'État ; Le paysage politique post-25 juillet : acteurs et dynamiques ; Le nouveau souverainisme tunisien face au grand jeu des puissances en Méditerranée ; Discours sur l'immigration subsaharienne en Tunisie : le grand malentendu ! ; Externalisation des frontières européennes et politiques migratoires tunisiennes : une psychologie des impacts socio-politiques ; Racisme, blanchité et État-nation : La construction de l'altérité des Noirs tunisiens ; Le système de santé en Tunisie : une crise qui perdure ; Société civile et droits des femmes : du féminisme d'État au féminisme autonome ; Le président « propre » : métaphores politiques de déchets et de propreté.
Dix ans après le début des mouvements dans le monde arabe, ce nouveau numéro de Confluences Méditerranée propose un décryptage avec au sommaire, notamment : Géopolitique comparée des révolutions et des contre-révolutions arabes ; Syrie : révolution, barbarie et occupations ; La quadrature du cercle libyenne : révolution avortée ou reportée ? ; Le système de pouvoir en Algérie, son origine et ses évolutions ; Caresser ou mordre la main de l'étranger : le jeu international des acteurs égyptiens en situation révolutionnaire ; Ambitions émiriennes sur la région : avancer ses pions en contournant les récifs des révolutions.
Ce numéro est consacré à la thématique de l'avenir du Moyen-Orient sous l'angle des Etats-nations, des communautés et des minorités. Il contient entre autres les sujets suivants : L'Empire ottoman : retour sur la gestion politique d'un espace pluriel ; Etats et communautés en Iran hier et aujourd'hui ; Les alaouites dans l'histoire du Proche-Orient moderne ; Irak, épicentre de l'affrontement entre sunnites et chiites ; Les Yézidis, entre reconnaissance de l'identité et émigration ; Syrie : la confessionalisation politique n'est pas une fatalité ; Gérer le multi-communautarisme au Liban, .....
Un des paradoxes majeurs du terrorisme réside dans l'écart abyssal existant entre les logiques de ses modalités d'action, toujours à peu près les mêmes à travers le temps et l'espace, et ses racines sociologiques multiples et changeantes selon les séquences historiques dans lesquelles il fait irruption. Ce dossier aborde le sujet sous de multiples aspects : La France et ses "siècles de plomb" ; La définition du "terrorisme" ; Aux racines du djihadisme ; Le terrorisme avant et après l'Etat islamique ; Les armes du Hezbollah ; Les Kurdes de Daech ; Grèce : un retour factuel sur un terrorisme méconnu.
Ce numéro revient sur la crise des frontières d'État amorcée avec la vague de contestation populaire arabe en 2011 et la multiplication des conflits qui a suivi, à l'origine d'un processus de dislocation territoriale et d'une déstabilisation généralisée. Le parti pris n'est pas d'aborder la frontière sous l'angle de ses pratiques, de son contrôle ou de sa gestion sécuritaire, mais d'examiner les modes actuels d'administration territoriale, les représentations qui les sous-tendent et les processus de remodelage à l'oeuvre sur le court et le long terme.
25 ans après la sortie de son premier numéro, la revue Confluences Méditerranée, fête son 100è numéro, consacré au bilan de cette période. Si au début de cette ère nombre de commentateurs et politologues purent imaginer l'avenir en des termes favorables, et si beaucoup de citoyens pouvaient se réjouir d'entrevoir la guérison des fractures du monde, l'espoir né de quelques promesses semble avoir malheureusement laissé la place à l'amertume. En particulier en Méditerranée et au Moyen-Orient où la violence politique, loin d'avoir disparu, a gagné en intensité tandis que les arènes du conflit n'ont jamais été aussi nombreuses.
Ce numéro vise à décrypter l'évolution de la position de Riyad après l'accord de Vienne sur le nucléaire, les enjeux dans les relations bilatérales irano-saoudiennes et leurs conséquences pour la stabilité régionale. Ces enjeux sont multiples : politiques, économiques, sociaux, religieux, culturels. Les contributions réunissent des historiens, des sociologues, des géographes, des politistes mais aussi des journalistes et d'anciens diplomates.
Ce numéro, le premier de la revue Confluences Méditerranée destiné à l'Irak, vise à faire une certaine lumière sur un pays qui n'a jamais réussi à s'inventer par lui-même après avoir été inventé par d'autres. Au sommaire notamment : Le mandat britannique en Irak (1920-1932), péché originel de la division ? ; The role of political parties in the process of national integration in Iraq ; Le nouvel État irakien de 2003 et le piège du communautarisme ; Le quotidien des yézidis du Sinjar : une histoire politique ; Les relations turco-irakiennes : de l'inconstance au ménage à trois ; L'enjeu des énergies renouvelables pour l'avenir de l'Irak.
Depuis le début de la décennie 2010, la Turquie connaît une accélération des dynamiques de centralisation autoritaires du système politique, et une personnifiaction progressive du pouvoir en la personne d'Erdogan. Au sommaire, entre autres, de ce numéro : La Turquie post-coup d'Etat : une présidentialisation autoritaire ; La déconstitutionnalisation de la Turquie ; Enfermer l'opposition : reconfigurations et continuités de la politique carcérale turque avant et après 2016 ; Présidents avant-gardes : les maires comme patrons des villes turques.
Les rapports entre les journalistes et le pouvoir en Turquie sont peu étudiés par les sciences sociales. Cet ouvrage tente de définir et d'expliciter l'espace professionnel occupé par les journalistes spécialisés en politique, en plaçant la focale sur la figure de l'éditorialiste et du chroniqueur. En croisant plusieurs traditions analytiques (sociologie des groupes sociaux, sociologie politique, sociologie des médias), l'auteure apporte un éclairage sociohistorique inédit sur les recompositions successives du journalisme politique depuis le coup d'Etat militaire de 1980.