Claude Serfati
Claude Serfati
C'est un ouvrage magistral que signe ici Claude Serfati, fruit de plus de 25 ans de recherche, conguguant l'ensemble des facteurs économiques, politiques, technologiques, diplomatiques et militaires qui convergent vers les affrontements de demain. À l'heure où la rivalité économique entre les États-Unis et la Chine menace de dériver en affrontement armé, où l'intelligence artificielle est mise au service d'un perfectionnement inouï des techniques militaires, et où l'accès aux ressources naturelles, en particulier à l'eau, suscite des tensions croissantes entre États, l'humanité se trouve à un moment de bascule. Les guerres sont déjà là. Pour conjurer leur généralisation planétaire, il importe d'en saisir les racines.
Dans un monde brisé où errent les âmes perdues, les survivants dissimulent de monstrueux secrets... Désavoué par les hautes instances des Rabatteurs depuis sa mission difficile sur l'île, Calame est de nouveau mis à l'épreuve : il est contraint de prendre sous son aile un petit nouveau. Mais Ancile n'est pas vraiment un inconnu. Calame et lui partagent un lourd passé. Comment Calame gèrera-t-il ces retrouvailles forcées, dans la tourmente d'une mission périlleuse qui leur révélera le véritable destin des âmes perdues ? Pris au piège de secrets qui le dépassent, il va s'apercevoir qu'il ne peut compter que sur une seule personne... Petrichor. Une fois encore, ils devront faire équipe et surmonter leurs différences, seuls face au reste du monde. Petrichor avance dans le noir, avec la nonchalance d'un somnambule. Alors que je m'apprête à m'enfuir du poste de garde quand Petrichor sort du champ, je me fige. À l'autre bout de ce couloir, là d'où il est venu, oscille une autre silhouette. Si celle-ci dépasse presque les deux mètres, elle me marque par sa maigreur et par son regard. Immobile, elle garde rivés sur Pietro des yeux blancs, luminescents, qui brillent dans l'obscurité relative de l'écran. Quand elle se met en marche, je crains qu'elle ne s'effondre à tout instant. Ce corps dégingandé et efflanqué se balance, comme des herbes courbées par le vent. Quelque chose dans sa démarche me choque, jusqu'à ce que l'anomalie me saute aux yeux : ses genoux se tordent dans le mauvais sens. Ce phasme au masque humain évolue d'un pas désordonné, tremblant. Il s'avance avant de reculer de plusieurs mètres, sans vraie maîtrise sur cette carcasse décharnée. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui suit Petrichor, mais je ne compte pas le laisser le rattraper.