Claude Luezior
Claude Luezior
Claude Luezior fomente dans ce recueil une révolte des mots, à scander oralement et dans les nuances. Clamer ces mots parce que la langue est avant tout sentinelle de la parole.
Cet opuscule atypique rassemble des harangues qui rebroussent le poil au bien-penser (Lettre à Politicien ou au Grand Barbare), pouvant prendre la forme d'une ordonnance hilarante (Lettre à ma Contractuelle préférée) ou d'un réquisitoire vitriolé (Lettre à Assureur)... Jamais (trop) méchant, toujours tendre mais acidulé, souvent poétique (le gros mot est lâché), ce pamphlétaire triture la langue et décortique l'humain avec compassion.
Le docteur Fabienne suspecte très vite une maladie fatale chez son patient : Larry, l'ingénieur qui rêve de ponts entre les gens, se révolte contre l'évidence, irait jusqu'au bout du monde pour un élixir, un geste magique, un peu d'amour. Regards multiples, souvent contradictoires et friables, au fond de soi, au fond des autres. Être en vérité et surtout être vrai.
Après le succès de son roman Monastères, Claude Luezior nous offre une série de témoignages émouvants. Imprégné de son expérience de médecin, il nous dépeint, dans des textes courts et percutants, ce qui fait l'essence même de l'homme. Dépouillés de tous les artifices par l'épreuve de la maladie, ses personnages nous apparaissent dans leur faiblesse, leur détresse, leur vérité. L'auteur les regarde d'un oeil tendre et émerveillé, « comme une mère qui voit son fils marcher pour la première fois : elle sait qu'il va tomber, mais se relever pour marcher encore ». Ils ont un sourire qui nous fait vivre.
Le petit prince des collines n'est plus. Est-ce un meurtre ou un mal étrange qui l'a emporté dans l'au-delà ? Quel est le lourd secret que les Belois gardent enfoui au plus profond d'eux-mêmes ? Et Marcelou, est-il ce grand-père si respectable, ce notable au-dessus de tout soupçon ou bien un séducteur de petites filles ?
Nous sommes entourés de multiples mains : câlines, charnelles, parfois énigmatiques. Luezior zappe de l'une à l'autre en une série de fables du même souffle qu'Impatiences ou que son roman Monastères. Les mains du bambin qui apprennent patiemment la moelle des aliments sont attendrissantes ; celles du chirurgien auquel on prête son corps en héritage deviennent redoutables. Chez le dentiste, la carie n'a aucune chance devant les doigts velus... Et puis il y a ce conte du génie génétique et le témoignage du grand brûlé dont les doigts enfin cicatrisés se liguent pour acheter une barre de chocolat. Textes brefs, collants de bonheur.
Un quai de gare, des billets oubliés, et l’Orient-Express de l’imaginaire qui s’éveille. Chemin de rêves vous invite à ralentir le temps, à redécouvrir la poésie du quotidien et la noblesse des contemplations.
Le rêve pour seul rivage : dans la houle de ses mots, le poète aimante le reflet des étoiles. Danse intime où l'amour transcende les corps et s'adosse aux constellations de l'âme. Quand s'allume le désir, brûlent des hosties en une communion singulière. Claude Luezior nous convie, en une manière de célébration, à ses eaux lustrales. Liturgie à la fois passionnée et spirituelle. Ce recueil fait partie "d'une trilogie d'amour" dont les deux autres volets sont Mendiant d'utopie et Soleil levant, parus en 2009 chez L'Harmattan.
"Sentinelle de l'espérance, Claude Luezior centre son recueil autour de l'Amour. Mendiant d'utopie à la recherche du paradis perdu, rêveur d'un rêve unitaire, sa parole remonte des zones d'ombre pour colmater la fracture initiale", Nicole Hardouin. Ce recueil fait partie "d'une trilogie d'amour" dont les deux autres volets sont Prêtresse et Soleil levant, parus en 2009 chez l'Harmattan.
"Claude Luezior souligne l'invisible par le miracle du verbe. Il nous met en état d'apesanteur. Ses textes apportent une lumière intérieure, se situent en transparence. Frissons d'émotion à l'orée de la femme et du sacré". Michel Bénard, Lauréat de l'Académie française. Ce recueil fait partie "d'une trilogie d'amour" dont les deux autres volets sont Prêtresse et Mendiant d'utopie, parus en 2009 chez l'Harmattan.
"Jusqu'où l'ampoule incandescente pardonne-t-elle au papillon son vol incertain ?/ L'aile se brûle, parce qu'elle ombrage un instant de lumière." "La poésie est à la prose ce que la Haute Couture est au prêt-à-porter." Les trouvailles de Claude Luezior "nous charment et nous font rêver, bien au-delà du simple sens des mots".