Christian Delu
Christian Delu
Le nom de cette région évoque immédiatement de grasses prairies avec du bétail et des pommiers en fleur. La campagne normande est un modèle d'équilibre, entre cultures, bois et prairies. Toujours présente, à peu de distance, la mer a joué un grand rôle dans la vie des hommes de Normandie et le Normand du bord de mer a toujours été pêcheur et paysan. Cette géographie a imprimé sa marque sur la cuisine normande et, peut-être ici plus qu'ailleurs, les produits locaux ont dominé dans cette gastronomie. Les produits de l'élevage, lait, beurre, fromages et surtout crème qui ont une très grande place dans les recettes. Fruits et bien évidemment les pommes dont la Normandie possède une très grande variété. Produits de la pêche côtière vendus chaque jour dès le retour du port, produits de la pêche au rocher : coquillages, crabes, crevettes, moules qui font l'ordinaire des Normands. Enfin, la richesse des prairies normandes donne un magnifique bétail et des volailles à l'origine de recettes célèbres : andouille, tripes, canard rouennais. Comme dans toute la France, la cuisine normande se fait plus légère aujourd'hui, mais elle n'en perd pas pour autant son charme. Christian Délu, auteur de La Cuisine des Français, se souvient de ses ancêtres normands et nous présente ses recettes.
In the tranquil realm of "Rest," John Sullivan Dwight invites us on a profound journey of introspection and renewal. This literary masterpiece, penned in the 19th century, transcends time to offer solace and guidance in our modern world. Dwight's eloquent prose explores the transformative power of rest, revealing its essential role in fostering creativity, restoring balance, and nurturing the soul. Through a tapestry of personal anecdotes, philosophical insights, and poetic musings, "Rest" invites us to embrace the restorative embrace of stillness and rediscover the true meaning of well-being.
Le feu couve toujours sous la cendre des cheveux gris ; le désir c'est la vie. « D'un geste sec du genou, j'écarte ses jambes, assez pour lui entrouvrir les fesses, sans briser son équilibre. Il titube légèrement, laisse échapper un cri de surprise. Il est à moi maintenant, entièrement, totalement. Ma main gauche enserre son cou sans douceur, il ne faut pas qu'il bouge. Je suis prête, tout autant que lui, je peux commencer. Je lève le bras bien haut, dans un geste ample et souple, les lanières de cuir s'abattent... » Dans ce dernier volet de la carrière d'une dominatrice, Véronique Pollet redonne vigueur au dicton « tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir » pour ranimer le désir élimé au crépuscule d'une existence. Un texte littéraire d'une grande beauté d'évocation.
Où l'on découvre que Le Vol du Bourdon peut réveiller une morte. Mais une musique qui ressuscite peut aussi conduire au point d'orgue fatal.« Dans l'immensité de la station Montparnasse, ils délaissèrent les couloirs de la ligne 4 pour le quai de la ligne 6, direction Nation. À peine installés, ils attaquèrent leur répertoire slavo-tzigane. Dès les premières mesures du Temps du muguet, Jasna ressentit une gêne, comme une impression d'être épiée. Elle releva la tête. À nouveau, l'individu au costume élimé l'observait, impassible, depuis le quai direction Étoile. Interloquée, la jeune femme sursauta et commit une fausse note. Au regard étonné de son compagnon, elle répondit d'une mimique lui désignant le quidam, puis profita d'un passage moderato pour lancer : « J'aime pas ça !... » Tension, suspense et chute, Patrick Bent pratique l'art de la nouvelle avec une maitrise parfaite.
Deux « working girls » ne supportent plus leur petit chef aux mains baladeuses... ...PASSER PLUSIEURS HEURES à deux sur un écran à finaliser des slides PowerPoint, c'est supporter les effleurements de la main pour saisir la souris, rester en apnée quand il s'approche avec ses phéromones pour mieux montrer des documents, ignorer les contacts « fortuits » de sa jambe contre la sienne, feindre de ne pas entendre ses lourds sous-entendus sur l'industrie pornographique des pays de l'Est, « une industrie comme les autres, et très lucrative » et d'ajouter sans sourciller « ici les filles sont coincées, elles ne savent pas utiliser leur cul pour faire carrière »... Pour résumer : un calvaire pour Maria. Le harcèlement sexuel est une réalité vécue par nombre de femmes (surtout) au travail. Un arsenal répressif peut dissuader les fautifs, mais... il y a des méthodes plus percutantes. Francine Marchant nous en révèle une, assez (dé)culottée.
Il est des trophées qui témoignent d'une vengeance libératrice... AU BOUT DE QUELQUES INSTANTS, j'entends sa respiration et le claquement de ses sandales sur le sol carrelé. Il s'arrête devant « notre » cabine, jette des regards à gauche et à droite, et entre rapidement. Cela me fait rire, adossée contre le mur, les mains derrière le dos comme une collégienne. La couardise est leur point commun à tous. Il pousse le verrou et me regarde. Je lui souris. Il me dit « tu me plais ». Du rose soutenu avec du noir dedans, Eva Scardapelle nous entraîne dans une histoire plombée par un passé que l'héroïne interpelle pour s'en libérer d'une manière saignante. Bluffant !
Andy tire le portrait de Billie Holiday sur son lit d'hôpital, la légende se meurt... PLANQUEZ LA CAME de Dufty, mes collègues vous tiennent à l'oeil. Tu es mon seul ami dans cet hosto, Andy. Je peux faire quelque chose pour toi ? Fredonnez-moi Left Alone. Et elle le faisait. Avec sa voix de trahison et d'amour étranglé. Andy tournait la tête pour masquer ses larmes. Andy, arrête de pleurnicher, tu es trop sensible. J'ai fait mon temps et c'est marre. L'art de Villard, c'est qu'il nous conte des bribes de vies comme s'il se tenait derrière les portes muni d'un stylo et d'un carnet de notes. Il picore le réel imaginé plus vrai que la réalité et, en généreux, nous en donne des tranches avec la concision du genre et la vibration vitale des personnages qui font de lui l'un des plus grands nouvellistes de langue française.