Chloé Thibaud
Chloé Thibaud
De Hildegarde de Bingen à Beyoncé, en passant par Bessie Smith et Angèle, Ni muses ni groupies retrace l’histoire méconnue des femmes qui ont fait de la musique un outil d’émancipation.
Tout le monde sait pourquoi les femmes ont peur des hommes. Mais pourquoi les hommes auraient-ils peur des femmes ? Depuis plus d'un siècle, la pop culture regorge de figures féminines présentées comme dangereuses : petites filles inquiétantes dans les couloirs d'un hôtel, adolescentes aux pouvoirs destructeurs, vieilles femmes monstrueuses, séductrices manipulatrices ou épouses castratrices... Ces récits ont construit l'idée que les femmes sont des menaces à contenir, à punir, voire à éliminer. Après Désirer la violence, où elle analysait la romantisation des hommes violents, Chloé Thibaud s'attaque à un phénomène miroir : la diabolisation de toutes les femmes. De Shining à Carrie, en passant par Blanche-Neige, Desperate Housewives ou Lolita malgré moi, cet essai met au jour la fabrique culturelle de la peur des femmes, jusqu'alors théorisée majoritairement... par des hommes. À l'heure où les discours antiféministes occupent une place croissante dans l'espace médiatique, l'autrice passe au crible les archétypes qui nourrissent encore la misogynie contemporaine. Et si la peur des femmes était avant tout une stratégie politique ? Que gagnent les hommes à les faire passer pour des sorcières, des hystériques ou des « ex folles » ? Derrière chaque fille d'horreur ne se cacherait-il pas l'angoisse masculine de voir les femmes échapper au contrôle patriarcal ?
Qui n'a jamais jubilé devant la vengeance sanglante de Breatrix Kiddo dans Kill Bill ? Fondu devant la rencontre d'Allie et Noah dans N'oublie jamais ? Ri aux éclats devant Friends ? Chanté à tue-tête devant Grease ? À travers l'archétype du bad boy, les scénarios balisés des comédies romantiques, la profusion de baisers « volés », et même les dessins animés de notre enfance, ce livre nous plonge dans les eaux troubles de la pop culture pour révéler comment la fiction influence insidieusement nos comportements et nos relations amoureuses. En analysant les rouages de la narration, l'autrice démystifie nos fascinations et idées reçues, et met à nu les dynamiques toxiques qui s'étalent sur nos écrans. Comment les films et les séries parviennent-ils à nous faire apprécier des comportements douteux, voire illégaux, y compris dans la vie réelle ? Comment nous inculquent-ils qu'il est normal d'aimer avoir mal ou qu'on nous fasse du mal ? Comment nous apprennent-ils à désirer la violence ? Un essai percutant, émaillé d'exemples précis et ponctué d'analyses de spécialistes (historiennes, scénaristes, linguiste, psychanalyste, sexologue...), qui invite à une réflexion profonde et audacieuse sur les violences sexistes et sexuelles qui se cachent sous le vernis de nos divertissements préférés. Chloé Thibaud est journaliste indépendante, spécialiste des sujets culture et société. Désirer la violence est son cinquième livre.
« Nous pêchons, nous scorons, nous perdons, nous rejouons et espérons à chaque nouvelle rencontre qu'elle nous mènera au gros lot. »Et si nos vies amoureuses ressemblaient à une pêche aux canards ? Des « canetons » de l'école primaire à sa dernière relation avec le « parfait canard », en passant par « le canarcissique » et « l'oiseau migrateur », Chloé Thibaud dresse le portrait des hommes qui ont joué un rôle dans la (dé)construction de sa vie sentimentale et sexuelle.Menteur des applis, futur papa infidèle ou manipulateur violent, la psychanalyste Liliane Holstein décrypte ces profils afin d'identifier des schémas malsains et d'éviter ces situations... canardesques !