Chloé Gaboriaux
Chloé Gaboriaux
Les années 1870 voient, en France, l'invention du service public au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Les républicains au pouvoir assignent à l'État de nouvelles missions - éducatives, culturelles, sociales - qui visent à répondre aux besoins inédits d'une société confrontée à l'industrialisation mais aussi à ancrer la République dans un pays où l'Église catholique maintient son influence à travers ses activités scolaires et charitables. La République consacre ainsi la prétention de l'État à incarner et mettre en oeuvre l'intérêt général. Chloé Gaboriaux est maîtresse de conférence (HDR) en science politique à Sciences Po Lyon. Elle dirige la revue Mots. Les langages du politique.
Roger, Romane's brother, has been transferred to an Algapower lab in Brazil. Shortly afterwards, his sister, still working for Intelligence, arrives in Rio. Her new mission: to get in touch with her brother and convince him to inform the authorities on the company and its mysterious Mermaid Project. The stakes have changed for the Pennac siblings, though: among the documents retrieved during the New York mission, their names appear on a list of potential test subjects...
L'histoire sociale des idées politiques correspond à un authentique projet de rénovation disciplinaire : ancrer l'histoire des idées politiques dans les sciences sociales. Cependant, ce projet doit encore devenir un programme articulé, entre la sociologie des intellectuels, la généalogie foucaldienne, la sémantique historique, l'analyse du discours et des langages politiques... Sans prétendre livrer la formule magique de son unité méthodologique, cette série de contributions et d'entretiens donne à voir la pluralité et le dynamisme de l'histoire sociale des idées politiques. Elle offre non seulement un panorama international, mais aussi de nombreuses pistes méthodologiques et empiriques, que ce soit sur la notion cardinale de « contexte », le rapport de Quentin Skinner à la sociologie, le laboratoire démocratique, ou l'histoire des idées en milieu populaire. Fruit d'un important effort collectif, cet ouvrage transdisciplinaire est le premier du genre sur un domaine en pleine expansion.
A travers la chronique tendre et hilarante des habitués des comptoirs, Benni évoque l'Italie d'hier, d'aujourd'hui et de demain.
Entre les républicains et les populations rurales, peu enclines à endosser le rôle qu'ils avaient écrit pour elles, les relations ont d'abord été difficiles. Comment les républicains pouvaient-ils admettre que la majorité du peuple français préférât l'Empire à la République ? Face à l'inconcevable, il leur a pourtant fallu amender leurs conceptions et infléchir leurs positions ; en somme se rallier à la paysannerie pour pouvoir enfin la rallier à la République. Plutôt que de concrétiser un idéal resté inchangé depuis 1848, le régime instauré dans les années 1870-1880 émergea donc lentement des disputes provoquées par les renoncements et les compromis. Ce livre montre que les républicains ont interprété leurs échecs électoraux en des termes qui rappellent étrangement la façon dont sont aujourd'hui présentées les difficultés du modèle républicain français. L'enjeu portait alors sur l'électorat rural, largement majoritaire, que le suffrage universel masculin de 1848 avait fait maître du destin politique de la France et qui s'était depuis constamment prononcé dans les urnes contre le projet républicain, suscitant des débats dont les effets se font encore sentir de nos jours. C'est ce long travail, souvent conflictuel, de reformulation et de réinvention de la République qui est analysé ici dans cet ouvrage novateur.