Chantal Delsol
Chantal Delsol
Une compilation de tous les conseils pratiques de Scott Kelby pour photographier comme un pro ! Vous êtes photographe amateur, vous avez fait l'acquisition d'un boîtier de marque et pourtant vous êtes déçu par les photos que vous prenez ? Découvrez dans cet ouvrage plus de 200 trucs et astuces pour améliorer votre pratique photographique et réussir vos clichés à coup sûr. Le photographe américain Scott Kelby vous propose ici un best of de ses cinq ouvrages au succès international consacrés à la photo numérique ; qu'il s'agisse de matériel, de réglages du boîtier, de conseils de prise de vue (pour la photo de studio, de portrait, de paysage, de sport, de mariage, d'objets , etc.) ou encore de retouche, tous les grands thèmes de la photographie sont passés en revue. Pas de théorie, uniquement de la pratique ! Une formule rapide et efficace avec 220 rubriques illustrées apportant des conseils concrets et directement applicables.
Le scoutisme est né au XXe siècle sous l'influence de Baden-Powell. Le succès de ce mouvement de jeunesse fut immédiat. Mouvement confessionnel pour l'essentiel, il comporte une branche catholique, une branche protestante, une branche israélite, une branche musulmane, outre la branche laïque. « Copyright Electre »
Stratégie, valorisation, intégration : maîtrisez toutes les étapes clés des fusions-acquisitions avec ce guide pratique et opérationnel.
Démocratie. Le mot court sur toutes les bouches, se jette au visage de l'adversaire à l'occasion des débats les plus insignifiants. L'exigence démocratique s'est enlisée et perdue dans les jeux politiciens, l'indifférence des paresses citoyennes, l'hostilité de ceux qui souhaitent sa disparition. Si le mot est vidé de son sens, la chose peut-elle encore survivre ? Les deux philosophes Chantal Delsol et Myriam Revault d'Allonnes, tout en affirmant leurs profondes divergences sur ce thème d'actualité qui divise notre société, parviennent à dialoguer avec clarté et respect, selon les principes de notre collection « Disputatio ».
Démocratie. Le mot court sur toutes les bouches, se jette au visage de l'adversaire à l'occasion des débats les plus insignifiants. L'exigence démocratique s'est enlisée et perdue dans les jeux politiciens, l'indifférence des paresses citoyennes, l'hostilité de ceux qui souhaitent sa disparition. Si le mot est vidé de son sens, la chose peut-elle encore survivre ? Les deux philosophes Chantal Delsol et Myriam Revault d'Allonnes, tout en affirmant leurs profondes divergences sur ce thème d'actualité qui divise notre société, parviennent à dialoguer avec clarté et respect, selon les principes de notre collection « Disputatio ».
Un corps mutilé sur un bateau Un plongeur disparu en haute mer Une enquête vertigineuse Le long des côtes bretonnes Lorsque le commandant Alex Dumas apprend qu'un corps de femme a été retrouvé sur un chalutier, il pense immédiatement à sa source, Nolwenn. Elle devait lui livrer des informations concernant un nouveau réseau de drogue implanté près de Saint-Brieuc. Rongé par la culpabilité de n'avoir pas su la protéger, Alex Dumas est plus que jamais résolu à mener l'enquête. Mais il en est aussitôt dessaisi. Le même jour, il reçoit un appel : Romain, son compagnon de plongée, l'informe qu'un ami commun, Marco, a disparu en mer. Là encore, Alex Dumas est empêché par sa hiérarchie, sans explication. Ces deux affaires sont-elles liées ? Et si oui, pourquoi est-il tenu à l'écart ? Entre désir de vengeance et quête de vérité, Alex Dumas décide d'ignorer les ordres et de poursuivre ses recherches en dépit du danger. Menacé de toutes parts, il se rend compte que l'ennemi n'est peut-être pas celui qu'il croyait. Face aux tentatives d'intimidation, il n'a qu'un mot d'ordre : rester le chasseur. Après plusieurs biographies et romans historiques, Denis Lépée se lance avec brio dans la littérature noire avec Les Engloutis (Éditions de l'Observatoire, 2018). Rester le chasseur est son deuxième polar.
Le massif des Écrins, au coeur des Alpes. Des sommets à 4 000 mètres. Un univers rude et escarpé, une nature hostile, exigeante, redoutable. Au coeur de la vallée, une amitié profonde s'est nouée, année après année, entre un « natif », Chris, qui rêvait depuis son enfance d'être guide de montagne, et Lorenzo, un jeune vacancier italien venant de Rome, devenu écrivain. Un jour, ce dernier disparaît sans explication. Personne ne semble l'avoir vu et, même si Lorenzo connaît bien la montagne et ses dangers, Chris craint qu'il ne lui soit arrivé quelque chose. Inquiet pour son ami, le guide se lance à sa recherche. Alors qu'il arpente avec une anxiété croissante les cols, les sommets et les glaciers, il se remémore trente ans d'aventures et de souvenirs communs. Une célébration magistrale de la montagne et de l'amitié. Philosophe, professeur émérite des universités et membre de l'Institut (Académie des Sciences morales et politiques), Chantal Delsol a publié une trentaine d'ouvrages, dont quatre romans.
Ni revue périodique, ni mook occasionnel, et encore moins hasardeux ouvrage collectif, Odysseus propose, chaque année, un tour du monde des idées promises à être décisives dans l'avenir. Chantal Delsol, accompagnée de Joanna Nowicki, sollicitent à cette fin les meilleurs théoriciens et analystes du monde intellectuel et politique tel qu'il va sur les cinq continents. Ce sont eux, en tant que créateurs, acteurs, observateurs qui, sur place et à partir de leurs études, enquêtes, expériences et engagements, décryptent pour nous les doctrines philosophiques, les mouvements idéologiques et les courants sociaux qui, émergeant aujourd'hui, occuperont la scène planétaire demain. Articles, tribunes, entretiens, débats croisés, le tout richement illustré : à l'image d'Ulysse compilant son album de voyage lors du périple le ramenant à son port natal, une indispensable vue prospective et plurielle pour éclairer le moment charnière et bascule de l'histoire que nous vivons.
Au milieu du bonheur d'une grossesse tombe l'annonce d'une maladie grave, incurable. Que faire face à ce diagnostic d'une extrême brutalité ? Comment regarder et vivre les décisions à prendre quand le corps médical préconise une interruption médicale ? Et si la grossesse est menée à terme, quel sens y a-t-il à donner la vie pour voir son enfant mourir ? Aumônier catholique d'un hôpital pédiatrique, Nicolas Delafon a accompagné ces situations inextricables, il s'est mis à l'écoute des angoisses et des questionnements des femmes enceintes, des parents et de l'entourage, le plus souvent chrétiens. Avec une grande humanité, il propose ici un approfondissement à partir de la médecine et de la philosophie. Un guide d'accompagnement essentiel.
L'enfant exprime et traduit l'humanité davantage que l'adulte, parce qu'il se trouve à la source.Il n'a pas eu encore le temps ni les moyens de corriger, d'altérer, de dissimuler. Il reçoit le choc de la condition humaine pour ainsi dire de plein fouet, sans pouvoir encore comprendre ni répondre. Dans son incomplétude même, l'enfant dépeint la vérité humaine, à commencer par ce sentiment d'abandon appelant sans cesse le sens, la raison et l'espoir.L'enfant désigne notre destin. Il raconte une déréliction vécue, mais altière parce que constamment portée par l'amour. Il raconte en même temps, dans les tribulations de son grandissement, l'aventure la plus risquée et la moins vaine qu'il nous soit donné de connaître et à ce titre, parce que à la fois tellement exposée et tellement décisive, l'entreprise qui a le plus besoin d'un ancrage et d'un enracinement.C. D.Philosophe, membre de l'Institut, Chantal Delsol poursuit une oeuvre majeure à la croisée de la philosophie et du politique. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages dont, aux Éditions du Cerf, L'Âge du renoncement (2011), Les Pierres d'angle (2014), Le Nouvel âge des pères (2015) et La Haine du monde (2016).
C'est la culture chrétienne, née de l'Évangile, qui a reconnu la femme.C'est le monde occidental, né du christianisme, qui en a retardé l'épanouissement.S'emparant de cette contradiction, Chantal Delsol et Martin Steffens entrent en dialogue. Lisant l'histoire, ils interrogent l'avènement de l'égalité des sexes, la persistance du machisme, l'apparition du féminisme. Scrutant le présent, ils questionnent l'asservissement répété des femmes et les défis que leur libération adresse aux hommes : en face des femmes é
Après la Seconde Guerre mondiale et la chute du mur de Berlin, nous avons cru à la victoire définitive de notre vision du monde, caractérisée par l'individualisme libéral, le cosmopolitisme et la démocratie des droits de l'homme. Mais depuis le tournant du siècle, plusieurs cultures mondiales s'opposent clairement et fermement aux principes occidentaux considérés jusque-là comme universels. La démocratie est décriée ou dégradée, et l'autocratie nommément défendue, en Chine et à Singapour, dans certains pays musulmans, en Russie. En outre, apparaissent au sein même de l'Occident des gouvernements dits populistes ou illibéraux, opposés au libéralisme et à l'individualisme postmodernes. Ce débat conflictuel déployé tant sur le plan occidental que sur le plan mondial traduit un nouvel assaut de la vision du monde traditionnelle, holiste, face à la vision progressiste et individualiste.Des deux côtés fleurissent les excès. En Occident, l'humanisme classique transformé en humanitarisme. En face, des cultures parfois devenues des idéologisations de leurs traditions. C'est un énième épisode, mondialisé, de la discorde entre les modernes et les anti-modernes : ce qu'on a appelé au xxe siècle la « guerre des dieux ».Professeur émérite des universités en Philosophie, membre de l'Institut (Académie des Sciences morales et politiques), et chroniqueur au Figaro. Chantal Delsol est l'auteur d'ouvrages de philosophie, d'essais et de romans, traduits en une vingtaine de langues.
Ce sont cent intellectuels de France et des quatre coins du monde que Chantal Delsol et Giulio De Ligio ont réunis ici pour une enquête sans précédent sur l'état planétaire de la démocratie.À l'heure des isolationnismes, des autocraties et des populismes, qu'en est-il de la théorie et de la pratique de ce qui semblait hier encore le bien politique absolu, et le premier critère progressiste de l'ère moderne ?Embrassant de Washington à Beijing, de Dublin à Bucarest, sans oublier Bruxelles et Paris, mais aussi l'Amérique du Sud détaillant les concepts et les idéologies décrivant les institutions et les pouvoirs, cette somme, savante, libre et engagée, répond à cette question cruciale.Face à la tentation illibérale, un véritable ouvrage collectif de débat et un appel à la raison des peuples.Avec les contributions de : Daniel Andler, Martin Andler, Luis Barrón, Stéphane Bauzon, Daniel A. Bell, Jean Birnbaum, Mathieu Bock-Côté, Maté Botos, Bernard Bourdin, Ionel Buse, Giuseppe Busiello, Gerardo Caetano, Alessandro Campi, Monique Canto-Sperber, Gerard Casey, Marek Cichocki, Jean-Marc Coicaud, Vincent Coussedière, Olivier Dard, Marcin Darmas, Giulio De Ligio, Olivier Delacrétaz, Gil Delannoi, Chantal Delsol, Gaëlle Demelemestre, Mark Dooley, Alessandro Ferrara, Sylvain Fort, Domingo Gonzalez, Philippe d'Iribarne, Julius Krein, Blandine Kriegel, Stephen Launay, Carole Leal Curiel, Jean-Thomas Lesueur, Frédéric Louzeau, Jean-François Mattei, Jean-François Mayer, Olivier Meuwly, Sergiu Miscoiu, Jerónimo Molina, Horst Mller, Thierry de Montbrial, Dalmacio Negro Pavón, Damiano Palano, Gladden Pappin, Richard H. Pildes, Cristian Pîrvulescu, Grégor Puppinck, Michaël Rabier, Jenny Raflik, Myriam Revault d'Allonnes, Olivier Rey, Jacques Sapir, Stefano Semplici, Georges-Henri Soutou, Wolfgang Streeck, Antony Todorov, David Uzal, Adrian Vermeule, Jorge Verstrynge, Stéphane Vibert, Michel Wieviorka, Melissa S. Williams, Yves Charles Zarka.
À l'heure où le modèle fédéraliste, les institutions de l'Union européenne et les compétences de Bruxelles sont contestés, voici l'étude décisive sur la subsidiarité à travers les âges. Car, si la notion apparaît comme telle au XIXe siècle, la pensée qui la fonde remonte aux origines de la culture européenne. Relisant les grands textes qui lui donnent sens, d'Aristote à Thomas d'Aquin, d'Althusius à Hegel, de Proudhon à Hayek, c'est une vue en coupe de l'histoire de la philosophie politique qu'offre ici Chantal Delsol. Passant au crible les courants qui ont défini mais aussi récupéré ou déformé la subsidiarité, ce maître-ouvrage accomplit ainsi une critique lucide et salutaire de l'idéologie contemporaine.Philosophe, membre de l'Institut, Chantal Delsol poursuit une oeuvre majeure à la croisée de la philosophie et du politique. Elle a publié entre autres, aux Éditions du Cerf, L'âge du renoncement (2011), Les pierres d'angle (2014) et, en collaboration avec Martin Steffens, Le nouvel âge des pères (2015).
Ni revue périodique, ni mook occasionnel, et encore moins hasardeux ouvrage collectif, Odysseus propose, chaque année, un tour du monde des idées promises à être décisives dans l'avenir. Chantal Delsol, accompagnée de Joanna Nowicki, sollicitent à cette fin les meilleurs théoriciens et analystes du monde intellectuel et politique tel qu'il va sur les cinq continents. Ce sont eux, en tant que créateurs, acteurs, observateurs qui, sur place et à partir de leurs études, enquêtes, expériences et engagements, décryptent pour nous les doctrines philosophiques, les mouvements idéologiques et les courants sociaux qui, émergeant aujourd'hui, occuperont la scène planétaire demain. Articles, tribunes, entretiens, débats croisés, le tout richement illustré : à l'image d'Ulysse compilant son album de voyage lors du périple le ramenant à son port natal, une indispensable vue prospective et plurielle pour éclairer le moment charnière et bascule de l'histoire que nous vivons.
Parce qu'elle ne saurait marcher sur un seul pied, l'Europe a besoin de recueillir les interprétations diverses et les compréhensions multiples de ses principes et de ses projets. Or, témoins et acteurs des bouleversements majeurs du xxe siècle, résistants au nazisme, dissidents du communisme, victimes de l'emprise totalitaire et promoteurs de la transition démocratique, les penseurs d'Europe centrale n'en demeurent pas moins les grands oubliés du débat contemporain des idées.Pourtant, ces penseurs de l'Est n'ont cessé de vivre avec les penseurs de l'Ouest. Ils ont édifié à partir de leur particularité et de leur expérience une autre conception du monde et de l'histoire, de l'homme et de la cité. Et, en vertu de cet autre humanisme, apte à nourrir l'esprit européen, ils ont beaucoup à nous dire sur notre destin commun.Cette encyclopédie des intellectuels de l'autre Europe qui réunit 150 spécialistes veut contribuer à rétablir les ponts rompus par la méconnaissance pour en finir avec les préjugés réciproques et réinstaurer un indispensable dialogue.Un monument décisif pour aujourd'hui et pour demain.Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques, fondatrice de l'Institut Hannah Arendt, Chantal Delsol est l'auteur d'une oeuvre marquante en philosophie.Professeur à l'université de Cergy-Pontoise et à Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, Joanna Nowicki collabore à la revue Hermès.Toutes deux ont réuni 150 spécialistes pour établir cette entreprise encyclopédique.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le XXe siècle a été dévasté par la démiurgie des totalitarismes qui, espérant transfigurer le monde, n'ont abouti qu'à le défigurer. Mais il serait faux de croire que ces illusions totalitaires nous ont quittés. Car nous avons rejeté avec force le totalitarisme comme terreur, mais tout en poursuivant les tentatives de transfiguration du monde.Au point de l'histoire où nous en sommes, le débat et le combat opposent ceux qui veulent encore remplacer ce monde, et ceux qui veulent le défendre et le protéger. La conviction de Chantal Delsol est qu'une partie de l'Occident postmoderne, sous le signe d'un certain esprit révolutionnaire, au sens de radicale utopie, mène une croisade contre la réalité du monde au nom de l'émancipation totale. La philosophe définira ainsi le projet de la modernité tardive : une démiurgie émancipatrice dans le sillon des Lumières françaises de 1793 et du communisme, oeuvrant sans la terreur et par la dérision, toujours barbare mais promue par le désir individuel et non plus par la volonté des instances publiques. Un essai cinglant et sans compromission par l'une des meilleures philosophes de notre époque.Philosophe, membre de l'Institut, Chantal Delsol poursuit une oeuvre majeure à la croisée de la philosophie et du politique. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages dont, aux Éditions du Cerf, L'Âge du renoncement (2011), Les Pierres d'angle (2014) et Le Nouvel âge des pères (2015).
En renonçant à assumer son identité, l'Europe enchaîne les paradoxes. Le premier est celui d'une culture universelle qui - Hugo, Valéry ou Camus en témoignent -, n'a pas posé de problème aux créateurs qui s'en réclamaient. Le deuxième paradoxe est celui du refus de donner un contenu à l'idée d'Europe : parler de son identité serait une illusion rétrospective ou le masque d'un colonialisme culturel plus pernicieux que celui du passé. Le troisième paradoxe tient à ce que cette critique de l'Europe utilise ses propres outils intellectuels pour mettre en doute son existence. Mais en suivant la forme de ses récits, de ses connaissances et de ses oeuvres, il est possible de donner un sens à la quête de l'identité européenne.Si l'Europe n'ose plus se réclamer de sa culture en abdiquant son origine et son destin, elle se dissoudra sans voir qu'elle se prive tout simplement de sa présence au monde.
Le « populisme » évoque un courant d'opinion fondé sur l'enracinement (la patrie, la famille) et jugeant que l'émancipation (mondialisation, ouverture) est allée trop loin. Si le « populisme » est d'abord une injure, c'est que ce courant d'opinion est aujourd'hui frappé d'ostracisme.Cet ouvrage a pour but de montrer sur quoi repose cet ostracisme, ses fondements et ses arguments. Et les liens entre le peuple et l'enracinement, entre les élites et l'émancipation.Il est normal qu'une démocratie lutte en permanence contre la démagogie, qui représente depuis l'origine sa tentation, son fléau mortifère. Mais une démocratie qui invente le concept de populisme, autrement dit, qui lutte par le crachat et l'insulte contre des opinions contraires, montre qu'elle manque à sa vocation de liberté. Le populisme est le sobriquet par lequel les démocraties perverties dissimulent vertueusement leur mépris pour le pluralisme.Chantal Delsol, professeur des universités, membre de l'Institut, auteur d'ouvrages de philosophie, d'essais et de romans, traduits en quinze langues, directeur de collection aux éditions du Cerf, éditorialiste au Figaro et à Valeurs Actuelles.
À quoi tenons-nous ? Quelles sont nos « pierres d'angle », ces principes auxquels nous sommes attachés presque à notre insu ? La dignité humaine, la conscience personnelle, le projet d'amélioration du monde, la quête de la vérité : certains voudraient nous faire croire que ces pierres d'angle sont nées par génération spontanée. Et pourtant elles ne peuvent se déployer que dans un terreau préparé. C'est bien de l'héritage judéo-chrétien qu'elles proviennent, de ce monde de la personne, de l'espérance, de l'universel auquel nous appartenons. Ainsi, la fin actuelle de la chrétienté, si elle traduit le terme d'une puissance, ne signifie aucunement la fin du christianisme, lequel représente toujours l'inspirateur principal de ceux-là mêmes qui cherchent à le broyer. On ne se défait pas de soi.
Ce texte propose une réflexion sur les déboires de l'Education nationale et sur les causes de son actuelle évolution. L'importance de l'égalité et comment, par un paradoxe des conséquences, l'idéal d'égalité produit l'inégalité et le mise au ban des études techniques. L'illettrisme, et l'échec scolaire en général, devrait nous interroger bien au-delà de nos préjugés. C'est un fait qui, plus de cent ans après Jules Ferry, met en cause notre système en profondeur. Pourquoi l'Education nationale fonctionne-t-elle si mal, en dépit de bataillons d'enseignants fervents ? Parce que la France vit d'un faux égalitarisme - qui produit les inégalités au marché noir -, parce que la planification ne mène nulle part, parce que nous croyons sottement que seuls les intellectuels sont intelligents, parce que le corporatisme qui a remplacé les idéologies n'a rien amélioré.La détresse du petit Pierre qui ne sait pas lire devrait sonner l'hallali de toutes nos idées reçues. Et nous engager dans la voie d'un libéralisme ordonné, de l'autonomie véritable des établissements, de l'université sélective et payante. Un plaidoyer pour le réalisme.Chantal Delsol, professeur des universités en philosophie et membre de l'Institut, est l'auteur d'ouvrages de philosophie, d'essais et de romans.